Egypte : un trésor englouti vient d'être découvert au large d'Alexandrie !

De tous temps, des chercheurs de trésors écument les mers pour retrouver de précieuses cargaisons de galions coulés ou bien de riches cités englouties, comme la mythique Atlantide. Si c'est un rêve d'enfant, les nouvelles technologies en ont fait une activité réservée aux professionnels.

L'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marine met la barre très haut en terme de moyens et d'organisation, et une double découverte remarquable vient d'être faite au large de la cité millénaire d'Alexandrie, en Egypte : un temple d'Amon, divinité de l'Egypte Antique, mais aussi un sanctuaire dédié à la déesse grecque Aphrodite, engloutis au fond de la mer. Plus des trésors inestimables datant eux aussi de 2 à 4 siècles avant notre ère.

Egypte

✈️ Envolez-vous pour Le Caire

Comparez les prix et réservez votre billet d'avion pour Le Caire !
A partir de
174 € / AR
Trouver mon vol

Une découverte remarquable

C'était là, à moins de 7 kilomètres des côtes égyptiennes, au large du port d'Alexandrie, carrément au fond de la mer. Il fallait penser aller chercher là-bas. Et bien pas vraiment, car dès 1996, l'IEASM (l'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marine) établit une cartographie la plus précise possible de la zone où de tels vestiges pouvaient se trouver. Pour cela, les équipes de l'Institut ont croisé les données issues de récits antiques grecs et latins qui décrivent les cités disparues de Canope et de Thônis-Héracléion avec une analyse géophysique de la baie d'Aboukir, adjacente à Alexandrie, qui a permis de déterminer le zonage du territoire englouti.

© Bouillon de Culture

C'est ainsi qu'ont été découverts récemment par les archéologues sous-marins d'une mission égypto-française, dans le périmètre de ce qu'on sait être la fameuse cité antique de Thônis-Héracléion, à la limite de ce qui fut jadis le delta du Nil, ces vestiges si convoités. En plus des constructions bien conservées : des reliques et bijoux en or et en argent, un pilier Djed (symbole d'un arbre en fleurs) en lapis-lazuli mais aussi des flacons en albâtre dans le temple d'Amon et des céramiques dans le temple d'Aphrodite. Et puis aussi des armes, ce qui n'est pas si courant.

Thônis (Héracléion en grec) n'est plus un mythe

Le saviez-vous ? Dans l'Egypte Antique, le delta du Nil n'était pas où il est aujourd'hui. Il s'avançait bien plus au nord, et les cités de Canope et de Thônis-Héracléion s'y tenaient, au nord d'Alexandrie et de son fameux phare lui aussi disparu. Mais plus de 100 km2 de cette partie du delta ont été engloutis par les eaux, à l'occasion de plusieurs raz-de-marée successifs, au début de notre ère. Ces découvertes sont relativement récentes, elles datent des années 2000.

Les travaux de l'IEASM ont alors pu mettre à jour, dans les profondeurs de la Méditerranée, la cité de Thônis-Héracléion décrite par le grec Hérodote, historien et géographe, dont on pouvait quand même douter de l'existence : on se demandait bien où une cité de cette importance - le plus grand port d'Egypte de l'époque - pouvait bien se cacher. C'était sans compter avec les tremblements de terre et leurs raz-de-marée qui submergèrent pour l'éternité des littoraux entiers.

Ainsi les plongeurs ont pu découvrir entre 6 et 10 m de profondeur un mur d'enceinte de 150 m de long ceinturant le temple d’Amon d’Héracléion, le nom grec du Thônis égyptien, puis toute une cité. Son identité put être confirmée par une plaque en or en dédicace au roi Ptolémée III, ce qui permit de lever toute ambiguïté sur le lieu. D'autres découvertes suivirent parmi lesquelles de nombreuses petites ancres votives en bronze, des pièces d'or, des pierres précieuses, des reliques religieuses, des statues, des stèles gravées. Et bien-sûr aussi tous les vestiges d'une cité engloutie par les eaux, comme des canaux reliant Thônis à Canope et, pour les navires, des bassins de mouillage communiquant avec le Nil.

Des temples grecs en Egypte Antique

Ces découvertes sont donc remarquables à plus d'un titre. Car elles montrent le mariage apaisé des civilisations grecque et égyptienne de l'époque puisque le sanctuaire d'Aphrodite, déesse grecque de l'Amour, fut naturellement accueilli dans la cité antique de Thônis, le nom égyptien d’Héracléion. On sait aussi que les objets précieux découverts dans le temple d'Amon, le dieu égyptien, étaient tous grecs, ce qui pourrait prouver une sorte d'alliance sous forme d'échange entre les deux civilisations.

Par ailleurs, une stèle de granit découverte également sur le site, promulgue sous l'autorité du pharaon Nectanébo Ier, 400 ans avant notre ère, la taxation des Grecs sur les richesses qu'ils pourraient exporter chez eux depuis le delta.

Windsor Palace Luxury Heritage Hotel Alexandrie - Egypte
Booking.com

Windsor Palace Luxury Heritage Hotel

Hôtel de luxe avec toit-terrasse face à la méditerranée
8.7 Superbe
A partir de
72 € / nuit
Réserver
par Pascal ANTOINE | Rédacteur
Rédacteur, journaliste et photographe depuis 25 ans, ses articles ont été publiés dans la presse magazine (Voyager Magazine, Partir, Gala, 4x4 Mag, etc.). Sa focale : toujours aborder une destination par ce qu’elle a de plus captivant, sa culture.
Besoin d'aide ? Consultez le guide
Egypte
Egypte
Dernières actus
Que sont les turbulences en air clair, ce phénomène qui a touché le vol de Singapore Airlines ?
France
Il n’y a pas qu’en Bretagne que l’on peut voir des menhirs ! Voici les régions où en trouver (il y en a peut-être près de chez vous)
La Laponie à petit prix ? Ryanair prévoit l’ouverture d’une liaison pour cet hiver vers le pays du Père Noël
Toutes les actualités
Top pays