Comment vraiment mesurer notre besoin en repos ?
On le comprend, il serait nécessaire de prendre en compte l’efficacité de la récupération obtenue, notamment sur la durée.
En 2010, deux chercheuses du Département de Psychologie de l’Université de Constance (Allemagne), Jana Kühnel et Sabine Sonnetag obtiennent des conclusions différentes de leur consœur néerlandaise, à travers une étude menée auprès de 131 enseignants, publiée dans le Journal of Organizational Behaviour. Elles ont démontré qu’après leurs vacances, l’engagement au travail des enseignants a augmenté de manière significative et leur épuisement a diminué. Ici, ces bénéfices disparaissent au bout d’un mois, sauf si des loisirs ont été pris dans cet intervalle, ce qui rallongerait leur durée.
En réalité, plus les vacances sont longues et plus les effets sont persistants. Dans leur étude (cf. 3.2), Jessica de Bloom, avec Sabine A. E. Geurts et Michiel A. J. Kompier du Department of Work and Organizational Psychology, de la Radboud University montrent que le niveau de santé mentale pendant et peu après les vacances n’était pas corrélé à la durée des vacances, alors que la 4ème semaine après la reprise était, elle, clairement corrélée à leur durée. La durée de la récupération dépend bien de la durée du congé. Mais pour cela, il faut atteindre 23 jours, en moyenne.
Mais peut-on faire mieux en prenant plus ?