Personne ne souhaite commettre un impaire lors des salutations et rencontres, pendant son voyage. Avec les procédés qui varient d’un pays à l’autre, il est parfois malaisé de ne pas se tromper ; le risque de vexer son interlocuteur est alors important. Pour vous éviter cela, nous vous avons préparé une liste de méthodes, sélectionnées autour du monde.
Dire « bonjour » est une marque de respect autant que de cordialité, et manquer à cette formalité peut être mal vu. Mais d’un pays à l’autre, la façon de procéder change à loisir. Voici un tour du monde de ses différentes pratiques.
Nouvelle Zélande
En Nouvelle-Zélande, le « Hongi » correspond à la façon dont les habitants, et les Maoris notamment, se saluent. Et de façon plutôt poétique, d'ailleurs. Le principe : pendant que l'on sert la main de la personne que l'on rencontre, on la regarde dans les yeux, puis on s'approche d'elle jusqu'à ce que les nez et les fronts se touchent. À ce moment, il faut fermer les yeux et rester ainsi pendant quelques secondes.
Ce geste permet l’échange de ce qu’ils nomment souffle de vie ; le « ha ». Une fois cela fait, vous ne serez plus considéré comme un touriste, mais comme un membre à part entière de la communauté.
Vue des Monts Cook et d'Aoraki, Nouvelle-Zélande
- © Mumemories / ShutterstockTibet
Le Salut Tibétain est très original. Pour se dire bonjour, les habitants du pays ont l'habitude de se tirer la langue. Non, pas pour narguer ou embêter son interlocuteur. Pour prouver qu’ils ne sont pas la réincarnation du roi Lang Darma qui régna au IXe siècle et fut connu pour son immense cruauté et pour avoir la langue noire.
Une pratique que l’on doit à leur croyance en la réincarnation. À noter qu'ils joignent aussi leurs mains et les placent devant leur poitrine pour dire à celui auquel ils s'adressent qu'ils « viennent en paix ».
Shishapangma, ville de Kashgar, région autonome du Tibet, Chine
- © Dashu Xinganling / ShutterstockRussie
Lorsqu'ils se disent bonjour, les Russes ne le font pas à moitié. Ils se serrent vigoureusement la main et peuvent aussi la secouer fortement. Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent finir sur une « étreinte d'ours » lors d’une embrassade virile.
À noter que cette salutation ne peut se faire sur le palier ou le seuil de la porte. Il faut attendre d’être entré. Et surtout : la véritable seule nécessité est la vigueur mise dans la salutation.
Cathédrale Saint-Basil, Place Rouge, Moscou, Russie
- © Sergey Denisenko / ShutterstockEtats-Unis
Aux États-Unis, il est très courant de se serrer la main. Attention, cette poignée de main est ferme et se fait en se regardant droit dans les yeux, en agitant sa main de haut en bas énergiquement. Les Américains ne sont pas non plus avares en termes d'accolades. Les bons amis se font un grand « hug » et se tapent le dos, mais ils peuvent aussi le faire avec des inconnus.
Une salutation suivie d’un « Hi ! How are you doing » ou d’un « What’s up ». Si cette marque d’amitié avec tout le monde peut d’abord paraître étrange, on s’y habitue vite.
Statue de la Liberté, New-York, Etats-Unis
- © Cavan-Images / ShutterstockPays musulmans
Dans les pays musulmans, les hommes mettent très souvent la main sur le cœur en disant « Salam Aleykoum » (As-salamou alaykoum, qui signifie : « La paix soit avec vous ») pour se saluer. En réponse, il faut inverser l’ordre des mots et répondre « Aleykoum Salam ».
Burj Khalifa, Dubaï
- © Kirill Neiezhmakov / ShutterstockBotswana
On termine ce tour du monde des salutations au Botswana, où se saluer est un véritable parcours du combattant. Adresse, rapidité et coordination sont de rigueur. La poignée de main se fait en trois temps : on commence par étirer son bras droit et placer sa main gauche sur son coude droit. Puis on donne sa main à son interlocuteur. Les deux personnes entrelacent ensuite leur pouce et reviennent juste après à leur position initiale, main sur le cœur. À vous de jouer maintenant !
Sinon, vous pouvez aussi rester sur la traditionnelle poignée de main que vous pouvez accompagner d’un « dumêlang », l’équivalent de notre « bonjour ».
Gaborone, capitale du Bostwana
- © Lucian Coman / Shutterstock
