A l’origine, le peuple maasaï vivait dans le nilo-saharien, qui constitue l’actuel Soudan. Au fil des ans, ils ont migré vers le sud à la recherche de meilleures terres agricoles et de nouveaux espaces de pâturages pour leurs bêtes. Ces migrations les ont menés sur les hauts plateaux du Kenya et ils ont fini par s’installer dans les plaines de la savane du Kenya et du nord de la Tanzanie. Ils se sont rapidement adaptés à leur nouvel environnement. Ils ont réussi à poursuivre l’éthique pastorale à son paroxysme. Ils se sont concentrés sur l’élevage des bovins en raison de l’irrégularité des précipitations sur les territoires de la Tanzanie et du Kenya et ont totalement laissé pour compte la culture du céréale par exemple. En effet, le bétail fournit à lui seul du lait, du sang, du fumier utilisé en combustible, des vêtements, et de la viande. Ils ont résisté à la pression des gouvernements kényan et tanzanien pour leur faire adopter un mode de vie plus sédentaire. Mais, ils ont obtenu le droit de faire pâturer librement leurs bêtes. Notamment dans les parcs Masai Mara au Kenya et dans le Serengeti en Tanzanie.