Bien que Degas soit comme van Gogh, un de ces peintres connus, cette œuvre cumule les originalités et n’est que très peu analysée, citée ou mise en avant. Ce monochrome de 1879 à la forme singulière d’éventail est inspiré de l’art japonais des laques, un art très fin réalisé à partir d’éléments métalliques. Ici la peinture se compose de poudre d’argent et de gouache à l’étain. Les contours dorés ne sont en fait pas du tout de l’or mais du laiton. L’autre composante intéressante du tableau est cette représentation de la danse, une obsession d’Edgar que l’on retrouve dans la majorité de ses tableaux et plus particulièrement des danseuses. L’oeuvre nous interroge alors sur les origines de cette monomanie quant au corps féminin dansant : absinthe ou femme nue nous vous laisserons juger sur place.