Le nombre de passagers aériens ayant un comportement répréhensible a subi une forte croissance dernièrement. La cause : l’obligation de porter le masque dans l’avion. COVID-19 oblige, de nouvelles règles se sont installées sur les vols et qui dit nouvelles règles dit aussi nouvelle désobéissance. Le nombre de voyageurs ne souhaitant pas porter le masque s’ajoute aux autres infractions commises et gonfle les chiffres. Les compagnies aériennes se voient obligées de sévir et d’invoquer la punition ultime, soit le bannissement définitif sur les vols de la compagnies en question, les incriminés se retrouvent donc sur la liste noire ou blacklist.
Lorsque vous envisagez de voyager, il est crucial de connaître les règles et les comportements appropriés au sein d'une compagnie aérienne. En effet, les voyageurs qui enfreignent certaines règles peuvent se retrouver bannis de manière temporaire ou définitive de certaines compagnies aériennes. Dans cet article, nous explorerons les comportements et les actes qui peuvent entraîner une interdiction de vol. De l'usage abusif des appareils électroniques à l'ivresse excessive en passant par les actes de violence, découvrez ce qu'il faut éviter à tout prix pour ne pas être banni d'une compagnie aérienne et s'assurer ainsi de voyages sereins et sans encombre.
Le nombre de passagers bannis en hausse
Un passager modèle arborant fièrement son masque
- © Zorro Stock Images / ShutterstockAu plus fort de la période du COVID-19 ce sont 700 passagers qui se sont vu bannis des compagnies américaines (Delta, United, American) pour avoir refusé de porter ce fameux masque. Plus récemment, la hausse ne subit pas de récession : en 2022 c’est un incident tous les 568 vols qui est recensé contre 835 vols en 2021. Cette hausse significative est une bonne occasion de rappeler quelles raisons ont les compagnies de bannir des passagers pour mauvais comportement.
Les raisons d’être sur blacklist des compagnies aériennes
Toutes les règles à ne pas transgresser sont regroupés dans un guide rédigé par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Dans celui-ci on apprend qu’il existe 4 niveaux d’infractions suivant la gravité de ces dernières.
Le premier niveau englobe tous les comportements perturbateurs à risque faible. On peut les résumer par tous les comportements grossier qui peuvent exister mais aussi le manque de respect au personnel et les violations des réglementations de sécurité et des consignes de l’équipage.
Le deuxième niveau regroupe les agressions verbales mais aussi physiques ainsi que les dégradations de l’avion.
Simplement rentrer dans le cockpit relève d'une infraction de niveau 4
- © aappp / ShutterstockLe troisième prend en compte les agressions verbales sévères comme les menaces, mais aussi les agressions physiques graves, comme le harcèlement sexuel et les intentions de blesser. Enfin, le dernier niveau relève de toute tentative d’accès au poste de pilotage, de sabotage mais aussi toutes les infractions précédemment citées dans des formes beaucoup plus graves.
Malgré tout, l’infraction la plus recensée, plus encore que le non-port du masque, reste l’usage de la cigarette électronique. L’utilisation de cette dernière compromet la sécurité de l’avion mais surtout gêne les autres passagers. Pour autant cela n’empêche pas les voyageurs d’être créatifs et de trouver des façons inédites et originales de se faire bannir.
La cigarette a été progressivement interdite dans les avions dans les années 80
- © On the road again / ShutterstockDes passagers créatifs
Le 10 août 2022, un adolescent de la compagnie Transavia a organisé une blague de très mauvais goût qui lui aura valu un bannissement de 5 ans ainsi que des poursuites en justice. Le jeune homme a partagé une photo d'un avion s'écrasant au décollage via AirDrop, l’application Apple qui permet de transférer des fichiers autour de soi. La démarche anonyme a vite poussé l’équipage à demander un responsable. Après un temps sans se dénoncer, le commandant de bord annonce qu’il ne décollera pas sans coupable. L’adolescent craque, se rend, puis se fait escorter par la police hors de l'appareil.
Une autre blague moins créative a valu à son auteur les mêmes répercussions. Durant l’été 2022 un vol easyJet a dû être escorté par un avion de chasse après qu’un blagueur dans l’avion a mis en place une fausse alerte à la bombe.