Éruptions et tremblements de terre ont en effet façonné la géographie de Santorin. En observant la carte de l’île, on comprend tout de suite d’après la forme de Thirassia que cette dernière n’est que la continuité de Santorin : la géologie est la même, tout comme la végétation et le relief.
Le bras de mer qui sépare Riva, le port de Thirassia, et Oia sur Santorin, mesure moins de 2km : cette section, probablement effondrée par un tremblement de terre, sert aujourd’hui de porte d’entrée de la Caldeira pour les navires de passagers reliant les Cyclades et Athènes.
Ces derniers délaissent en général Thirassia, et n’y font pas escale : cette dernière, pourtant si proche de Santorin, n’a jamais connu de succès touristique ! Pire, il s’agit de la plus pauvre parmi les îles des Cyclades… l’activité principale demeure l’agriculture, avec ces parcelles de vigne, ses potagers et ses poulaillers. Sur les routes de Thirassia, on croise souvent davantage de mules que d’habitants !