• Wallis-et-Futuna
    © iStockphoto.com / Mvaligursky
1      
  • Comparer votre :
  • Vols
  • Hôtels
  • Vol + Hôtel
  • Locations
  • Voiture
  • Séjours
  • Destination

Voyage à Wallis et Futuna loin du tourisme de masse

Par Cindy Neves Cindy Neves Chef de rubrique Fiche Profil
Wallis-et-Futuna : deux îles principales, une Collectivité d'Outre-Mer, un archipel du Pacifique Sud entre les Fidji et les Samoa. Comment se fait-il que les offres de voyages n'abondent pas sur cette destination ? C'est qu'il faut encore plusieurs jours pour y aller (même en avion) et que sur place, on préfère les petites pensions aux grands resorts.

Avant de partir

Située à plus de 15 000 kilomètres de Paris, Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer française, perdue au milieu de l'océan Pacifique, encore préservée du tourisme de masse. Composé de deux archipels, les îles Wallis et les îles de Horn, comprenant trois îles principales qui sont Wallis, Futuna et Alofi, ces archipel se trouvent dans l'océan Pacifique entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. Le chef-lieu est Mata-Utu. Ces îles ont d'abord été un territoire d'outre-mer à partir de 1961, avant de devenir une collectivité en 2003.

Les deux îles principales de Wallis (aussi appelée Uvéa) et de Futuna sont distantes de quelque 230 kilomètres et sont toutes d'origine volcaniques. Elles ont été découvertes par Samuel Wallis, explorateur britannique au XVIIIème siècle, avant de passer sous domination française au XIXème siècle.

Wallis est située à 230 kilomètres de Futuna. Il s'agit de la plus grande et de la plus peuplée des îles de la collectivité avec 80 kilomètres carrés et environ 9000 habitants. Ancien volcan érodé par le temps l'île est ceinte d'un impressionnant lagon, ouvert en un seul endroit, ce qui le rend difficile d'accès. On trouve également des d'îlots coralliens qui feront le bonheur des amateurs de plongée. D'aucuns diront que les paysages les plus impressionnants se trouvent à Futuna, qui forme avec sa voisine Alofi l'archipel des îles Horn et présente des reliefs plus élevés que Wallis. Toutefois le second archipel est difficile d'accès, aussi bien par avion que par bateau. L'isolement de cette collectivité a contribué à la préserver du tourisme de masse. Les hôtels et les resorts sont rares et les infrastructures touristiques y sont peu développées. Il existe toutefois des possibilités d'hébergement et des activités à pratiquer telles que la plongée, la voile ou encore la location d'ULM.

La particularité de la collectivité réside dans sa hiérarchie traditionnelle. En effet, les trois îles sont dirigées par un roi, lui-même assisté des ministres, des chefs de districts et des chefs de villages. L'autorité de la France, quant à elle, est assurée par un préfet un député ainsi qu'un sénateur. L'entité Wallis et Futuna a été créée de toute pièce par les Français. En effet ces deux ensembles bien distincts forment deux entités, différentes tant sur le plan géographique que sur le plan historique. Du fait de leur pauvreté, et des difficultés économiques, les îles font face au dépeuplement. En dix ans, c'est plus de 2700 habitants qui ont migré, principalement vers la Nouvelle Calédonie.

Les sites naturels de Wallis et Futuna ne manquent pas : Ilots, lagons, lacs de cratère... Tout est là pour ravir les sens et il y a quantité de promenades à faire dans des endroits tels que Talietumu, le Mont Puké, la grotte de Loka ou encore le lac de cratère Lalolalo. Sont à visiter également les forts et les sépultures tongiens à Wallis. Une croisière en pirogue sur le Lagon vous laissera un souvenir inoubliable. On peut également citer pêle-mêle les falaises de Lano, le Fort de Teesi, la baie d'Utuleve, les fonds marins, Talietumu, la cathédrale de Mata Utu, l'église du Sacré-Cœur, ou encore le carmel de Wallis.

Conseils de la rédaction

Wallis ne possède pas de plages dignes de ce nom, mais les îles du lagon tombent à point pour combler ce manque. Nukuhione et Nukuhifala sont les plus visitées, car ce sont les plus proches de Mata-Utu. Mais cela vaut la peine d'aller jusqu'à Faioa, au large de la pointe Sud de Wallis. Cette île, inhabitée comme les deux autres, possède de splendides plages de sable blanc. Si vous voulez faire du snorkelling, n'oubliez pas d'emporter votre équipement, car vous trouverez difficilement du matériel sur place.

Wallis et Futuna étant un territoire Français, il n'est normalement pas nécessaire d'avoir de passeport pour s'y rendre. Attention toutefois, en cas d'escale aux Etats-Unis, de suivre les formalités associées à cette étape. Le décalage horaire est de + 11 h en hiver et + 10 h en été.

Des vaccinations contre le tétanos-poliomyélite, la typhoïde, les hépatites A et B, et la diphtérie sont recommandées pour se rendre sur place. L'eau est potable à Wallis mais non potable à Futuna. Le climat des îles est tropical maritime, chaud, humide et pluvieux, avec de fortes nébulosités, et ne possède pas de saison sèche. Les variations diurnes et saisonnières sont très faibles. Les écarts maximum de températures sont généralement compris entre 22°C et 32°C et la moyenne des températures est toujours supérieure à 25,5°C. L'humidité est comprise entre 82 % et 85 %.

La pluviométrie annuelle est supérieure à 3 250 mm. Le mois d'octobre est en général le plus pluvieux et le mois d'août le plus sec. Bien qu'il y ait peu de variations au long de l'année, les habitants distinguent deux saisons : une saison " fraîche " de mai à septembre, pendant laquelle les alizés qui sont à leur apogée, et une saison chaude de novembre à avril, pendant laquelle on recueille plus de 300 mm de précipitations en moyenne par mois. Il est conseillé de partir entre les mois d'avril et fin septembre.

Attention également à vos liquidités. L'unité monétaire à Wallis et Futuna est le Franc Pacifique. Cette monnaie étant liée à l'euro, son remplacement pur et simple par la monnaie unique est envisagé.

Les plus

  • +Wallis-et-Futuna sont quasiment dépourvues de touristes.
  • +Les vestiges archéologiques de la période tonga.

Les moins

  • -La destination est particulièrement lointaine.
  • -L'hébergement est des plus réduits (4 hôtels qui totalisent 26 chambres).

Tradition

Les insulaires ont pour tradition de se réunir dans des fale fono, huttes recouvertes d'un toit de palmes, pour boire le kava. La préparation de cette décoction de racines ainsi que sa consommation obéissent à des règles particulières. Les hommes sont servis selon leur rang, et chaque membre de l'assemblée boit en silence, tandis que les autres applaudissent. Le kava a plusieurs effets : il est euphorisant comme l'alcool, mais il rend aussi sensible à la lumière, et il peut produire des hallucinations, en cas de surconsommation.

Les colliers de fleurs et de coquillages, bien connus des européens, loin d'être un simple cliché sont une réalité dans le Pacifique et donc à Wallis et Futuna. Ils sont traditionnellement fabriqués pour les grandes occasions telles que les cérémonies religieuses traditionnelles. Les musiques et les danses traditionnelles font également partie de l'héritage culturel de l'archipel. On trouve également un artisanat local avec des étoffes (appelées tapas), des sculptures de bois, des peintures et autres dessins colorées. La religion catholique accommodée à la sauce Wallisienne est également l'un des piliers de la collectivité d'Outre-Mer. A Wallis et Futuna, on célèbre la fête de Saint Pierre Chanel (premier martyr d'Océanie) le 28 avril, et la fête de Saint Joseph le 1er mai. En ces jours particuliers, les autochtones se réunissent vêtus de leurs costumes traditionnels pour se rendre ensemble à la messe et pour des célébrations festives, comportant notamment l'étonnante cérémonie des cochons.

Cuisine

La cuisine est d'inspiration française, mais on peut aussi goûter à certaines spécialités du Pacifique, comme le poisson mariné, le poulet au taro ou le porc au gingembre et à la noix de coco. La plupart des restaurants offrent une bonne carte des vins, mais on boit le plus souvent de la bière (importée de Nouvelle-Calédonie ou d'Australie).

Le four traditionnel, ou Umu en uvéen, est un outil traditionnel que l'on retrouve dans la quasi-intégralité du Pacifique. Il repose sur principe simple : la nourriture est cuite dans des feuilles de bananier, ou des palmes tressées. Il faut creuser un trou dans le sol, dans lequel on met des pierres. On installe un feu de bois ou de coque de coco par-dessus afin de chauffer les pierres. Quand le combustible est consumé, on place les aliments dans le trou, au-dessus des pierres, et l'on recouvre le tout de palmes, de feuilles de bananier, puis de terre.

Côté cuisine, le porc étant l'animal qui a les faveurs locales, se retrouve dans de nombreuses recettes. Le Bami, est un plat de fête, importé d'Indonésie. Il est généralement préparé avec des vermicelles de soja transparents tandis ou bien avec des nouilles de blé dur.la banane farcie à la wallisienne est un autre plat traditionnel local, préparé à base de banane Plantin, de lait de coco et de viande de porc. Le patrimoine culinaire des îles comprend également le poisson frit aux épices, et la douceur kumala, à base de patates douces, d'oignons et de gingembre.

Souvenir et artisanat

L'artisanat produit des tapas (étoffes en fibres d'arbre à pain), dont les motifs varient. A Wallis, ces tissus sont ornés de poissons et de coquillages, tandis qu'à Futuna, les dessins géométriques prédominent. On trouve aussi des objets de décoration en bois sculpté (notamment des écuelles à quatre pieds qui servent à la préparation du kava). Les commerces sont ouverts de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h en semaine.