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Voyage au Turkménistan pour observer un paysage lunaire

Par Nicolas Pelé Nicolas Pelé Chef de rubrique Google Twitter Fiche Profil

Riche d'une histoire de 5 000 ans et ancien membre de l'Union Soviétique, le Turkménistan possède de beaux témoignages de ce que fut un jour la route de la soie. Le désert recouvre une grande partie de ce pays méconnu des voyageurs, mais quelques reliefs montagneux et oasis distinguent le paysage près des frontières. C'est aussi le pays d'origine des mythiques chevaux Akhal Teke.

Avant de partir

Les trois quarts du territoire sont recouverts par le désert, donnant aux terres des airs de paysages lunaires. Le Canyon de Yangykala et ses magnifiques roches colorées, à l'ouest du pays, est un lieu idéal pour le camping. A l'est du pays sur la frontière avec l'Ouzbékistan, s'étend la réserve naturelle de Kougitang. La spéléologie peut se pratiquer dans les grottes de la région (Karlyuk). Au sud la chaîne de Kopet Dag établit la frontière avec l'Iran. Le désert du Karakoum qui occupe le centre du pays est le plus chaud d'Asie centrale. Varans gris, fennecs, hiboux, cobras, vipères, scorpions et écureuils du désert peuplent ces terres arides. Le Turkménistan est aussi le pays des dromadaires et du célèbre akhal-téké, un magnifique cheval à la robe dorée, rapide et endurant. Beaucoup de visiteurs se rendent au Turkménistan dans le but de monter ces fiers chevaux. Pour la pratique de l'équitation, veillez à choisir des haras ou les chevaux sont bien soignés.

On trouve notamment dans le Karakoum l'une des curiosités sur pays, le cratère de Darvaza, surnommé la porte de l'enfer. Il est possible de s'y rendre en 4x4 depuis le canyon de Yangykala. Ce trou de 70 mètres de diamètre a été créé suite à un accident de forage en 1971 : les géologues décident à l'époque de mettre le feu au gaz pour éviter les risques d'explosion, mais ne se doutent pas que le cratère serait toujours en combustion plusieurs décennies après. Le lieu est particulièrement impressionnant de nuit.

Kunya-Urgench dans le nord est l'ancienne capitale de la région du Khorezm à l'époque de l'empire achéménide. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le site se visite pour ses extraordinaires réalisations architecturales, certaines datant du XIème siècle : les ruines d'une mosquée, d'un caravansérail, ou encore de forteresses. Près de Mary les larges ruines de Merv, ancienne grande cité de la route de la soie, sont les vestiges les mieux conservés de ce type de construction. Non loin de là se trouve le site de fouilles archéologiques de Gonur-depe.

La capitale Achgabat près de la frontière iranienne est une ville tout à fait étonnante. Des parcs, palais et monuments de marbre blanc jalonnent la cité, et de nombreuses statues du dirigeant participent au culte de la personnalité instauré par son prédécesseur. Le régime dictatorial turkmène est en effet l'un des plus autocratiques au monde. La grande ville blanche a aussi beaucoup de musées intéressants, mais plutôt onéreux : le Musée des Beaux-Arts, du Tapis, ou le Musée National. Le Bazar de Tolkuchka est l'une des seules manifestations traditionnelles persistantes de la capitale.

Quasiment tous les habitants parlent le turkmène ou le russe. Les traditions culturelles diffèrent de celles des pays voisins, ce qui s'explique par le fait que les ancêtres du peuple turkmène étaient nomades. Les morceaux de musique et chants folkloriques correspondent à différentes périodes de la vie et aux événements les plus marquants. Des conteurs jouant de la doutar (instrument à deux cordes) transmettent des récits au fil des générations.

Conseils de la rédaction

Les périodes conseillées pour se rendre au Turkménistan se situent entre avril et juin, et de septembre à début novembre. Les précipitations sont alors les moins élevées, et les températures les plus clémentes.

Ne manquez pas de vous rendre au bazar de Tolkuchka, aux abords du désert de Karakoum, derrière le canal près d'Achgabat. Ce bazar insolite grouille de vie, surtout le dimanche. Il reste le meilleur endroit du pays pour dégoter des souvenirs, comme un beau tapis turkmène ou bien un telpek original, ce chapeau traditionnel en laine de mouton. Vous pourrez errer dans le centre-ville d'Achkhabad, entièrement dédié à la gloire du président turkmène et découvrir l'architecture générale des nouveaux édifices, vouant un culte de la personnalité au président. Enfin, ne manquez pas de traverser le désert de Karakoum, d'est en ouest, par l'unique route principale d'un pays aux trois-quarts désertiques.

Un visa est nécessaire pour vous rendre dans le pays. Ce visa ne s'obtient que sur la présentation d'une lettre d'invitation, dont l'obtention peut facilement durer plusieurs semaines. Cette invitation doit provenir du Service d'Etat des Migrations, sur votre demande, celle de votre agence de voyage, de votre entreprise.

Les étrangers disposant d'un visa touristique doivent se faire enregistrer dans un délai de trois jours suivant leur arrivée auprès d'un bureau du service d'état précité. Ils rempliront un formulaire précisant leur identité et le motif de leur séjour. Ils acquitteront ensuite un droit de 10 USD et devront conserver en permanence le double de ce formulaire qu'ils présenteront, accompagné de leur passeport et de leur visa, à toute réquisition. Ils ne pourront quitter le pays qu'après avoir restitué ce document au poste frontière par lequel ils sont entrés au Turkménistan.

Dashoguz et l'ensemble des régions frontalières (avec l'Afghanistan entre autres) sont déconseillées, et ne se visitent qu'avec une autorisation particulière qui peut être obtenu avec le visa ou une fois sur le territoire.

Les plus

  • +Découvrez une jeune république méconnue, un pays longtemps isolé au sein du bloc soviétique.
  • +L'austérité de prime abord des Turkmènes laisse souvent la place à un esprit très hospitalier et sensible à la culture française.

Les moins

  • -Les infrastructures conformes au modèle occidental sont rares. Il est bon de rappeler que le pays sort de 70 ans de communisme et qu'il reste encore marqué par un modèle bureaucratique.
  • -Il n'est pas évident de voyager seul dans ce pays, comme partout dans la région, si l'on a pas l'esprit d'aventure.
  • -L'anglais n'est pas souvent parlé.
  • -Hormis quelques cités en ruines, le Turkménistan est pauvre en sites historiques et culturels.

Tradition

Selon la coutume, lorsque l'on entre dans une maison turkmène, il est de bon ton de se déchausser et de s'asseoir à même le sol.

Il y a beaucoup de jours fériés, en raison du nombre important de fêtes célébrées, certaines plutôt insolites. C'est le cas par exemple de la Journée du Cheval le dernier dimanche d'avril, avec des courses d'akhal-teke, de la fête du tapis le dernier dimanche de mai, de la fête des melons, la Journée du Bon Voisinage ou la fête de la Neutralité le 12 décembre. La fête de l'Indépendance a lieu quant à elle les 27 et 28 octobre, des défilés militaires sont alors effectués.

Le marchandage est largement pratiqué sur les marchés du pays, n'hésitez pas à faire de même.

Cuisine

Retrouvez au Turkménistan de nombreux plats communs aux autres pays d'Asie centrale. Bien que le pays soit un grand désert non cultivé, la nourriture locale propose plusieurs plats végétariens. Les diverses soupes et bouillons notamment, que l'on peut ou non servir avec de la viande.

Goûtez le plov, de la viande de mouton mélangée avec du riz et agrémentée de raisins secs, de légumes (oignons, carottes), d'épices (cumin, coriandre...). Essayez les chachliks ou kebabs, des petites brochettes de viande de mouton, de boeuf, de poulet ou de foie de volaille souvent accompagnées d'oignon cru. Essayez aussi les soupes de nouilles au mouton et aux légumes, ou les mantis que l'on trouve aussi au Kazakhstan par exemple. Ce sont de gros raviolis fourrés à la viande et au poivre noir, et cuits à la vapeur. Savourez également les samsas, qui se rapprochent des samosas indiens.

De larges galettes de pain (corek) sont vendues un peu partout dans la rue ou au marché, et accompagnent très bien les soupes et les chachliks. Rattaché à un grand nombre de superstitions, le corek est très respecté : ne jetez jamais un morceau de pain. Le dograma est l'un des plats traditionnels préparés pour les grandes occasions, il est composé de pain, de viande et d'oignons. Pour étanchez votre soif, dégustez un thé vert ou noir dans les tchaïkhana (lieux où prendre le thé). Le lait de chamelle est aussi consommé dans le désert.

Souvenir et artisanat

Dans un pays où le désert occupe plus de 80 % du territoire, les endroits pour réaliser ses achats et ramener des souvenirs sont très concentrés. Le plus insolite et le plus complet des bazars du Turkménistan reste celui de Tolkuchka, aux abords du désert, derrière le canal de Karakoum, près d'Achkhabad, à 8 km de Makhtumkuli. Allez-y le dimanche, entre 7 h et 13 h. Trouvez de la soie vendue au mètre, des foulards, des tapis (l'une des fiertés et des spécialités du pays), de grosses chaussettes et des chaussons en laine colorée, des telpeks, ces impressionnantes coiffes traditionnelles turkmènes en laine de mouton, mais aussi des chameaux, des moutons, des chiots... Les bazars d'Achkhabad, celui dit russe et celui de Tikinskii, proposent surtout des produits alimentaires, le nécessaire pour le quotidien, des cassettes de musique régionale. Autrement, le centre commercial de Univermag, face à l'hôtel Achkhabad, propose de tout. Les commerces sont ouverts, de 9 h à 1719 h.