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Les bonnes raisons de passer un séjour à Abu Dhabi
Publié le 22/03/2015

SociétéEmirats arabes unis

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Certains rêvent d'un autre monde... D'autres ne s'arrêtent pas à leurs rêves et mettent tout en œuvre pour les réaliser. Il y a quarante ans, c'était un petit village de pêcheurs, de poissons et de perles. Aujourd'hui, les contrastes de cette ville moderne, en font une cité unique.

150 km séparent Dubaï d'Abu Dhabi. Une heure et demie en voiture, sur cette voie rapide si rectiligne, si soporifique, si continue, si monotone. Une fois les dernières tours de Dubaï dépassées, c'est un sentiment de vide qui s'installe, de territoire infini... Désert à perte de vue et routes goudronnées, parfaitement neuves. Des gens vivent-ils ici ? Au-delà de cette route, de ce désert ?

Le paysage défile derrière la vitre relevée de la Mercedes qui m'emmène vers l'hôtel où je loge. Akim, le chauffeur, préfère travailler de nuit à cause de l'éternel trafic de Dubaï. On pourrait croire que la conduite est plus agréable à la fraîche, mais non... Nous sommes début juin, il est 2 h du matin et la température n'est pas descendue, ou si peu... Il fait 35°C et l'air est chaud, suffocant.

Découverte

Découverte
© DR

Ce n'est pas la saison touristique, les hôtels sont vides ou presque. A partir de la fin de l'automne, les clients commenceront à occuper ces établissements, plus luxueux les uns que les autres. Abu Dhabi semble prendre le pli de Dubaï de ce point de vue-là, mais offre une perspective que l'on a du mal à trouver à Dubaï. Les hôtels sont ici plus espacés, la mer mise davantage en valeur, on aperçoit avec plaisir, lorsqu'on se penche un peu, une ligne d'horizon. Pour combien de temps ? Là est la question... Ces tours, hôtels, restaurants, centres commerciaux se construisent à une vitesse étourdissante, inéluctable. La modernité prend progressivement le dessus sur l'environnement.

Luxe

Luxe
© EASYVOYAGE

Accueillie à bras ouverts par Christian Dangel, le gérant de l'hôtel Al Raha Beach, dès le petit déjeuner, il me fait visiter son établissement. « Al Raha », c'est « le calme», et autant dire qu'il porte bien son nom. Quelques craintes cependant lorsque l'on jette un œil non loin de là et que l'on aperçoit l'imposant centre commercial. L'hôtel, lui, est magnifique, la décoration a été étudiée dans les moindres détails. Les chambres sont immenses et la nourriture excellente. Christian me désigne les îles qui entourent le site. Toutes ces îles privées seront progressivement utilisées pour le développement touristique d'Abu Dhabi. Au programme : sports nautiques, balades à cheval ou à dos de chameau... Après Lima, Cancun et Zurich, Abu Dhabi s'est imposée à Christian Dangel comme une opportunité et est vite devenue une évidence. « J'ai été impressionné par la capacité de l'hôtellerie ici. Il n'existe pas d'autres pays où il est possible d'autant développer un produit. Abu Dhabi propose un tourisme de vacances, de repos, de soleil ». Les projets ne manquent pas. D'ici quelques années, 50 nouveaux hôtels devraient ouvrir et s'ajouter aux existants. L'émirat d'Abu Dhabi est le plus riche des Emirats Arabes Unis. En ce sens, construire plus, plus grand, plus vite, plus luxueux et imposant n'est pas un problème. Le seul frein à cette machine infernale ne peut être que le manque de main-d'œuvre... Et pourtant, ils sont nombreux à traverser mers et continents pour atteindre cet eldorado artificiel, mais prometteur.

Rencontre

Rencontre
© EASYVOYAGE

Zia a 29 ans. Il est Pakistanais et vit à Abu Dhabi depuis 3 ans. Chaque mois, son travail de chauffeur lui permet d'envoyer au Pakistan suffisamment d'argent pour faire vivre sa famille. « Là-bas, je n'y arrivais pas. J'ai deux enfants et les petits boulots n'étaient pas suffisants pour nourrir tout le monde. Alors j'ai décidé de venir ici. Je connaissais quelqu'un qui était venu et ça avait l'air de marcher pour lui », m'explique-t-il, les yeux rivés sur l'horizon. La vue est belle d'ici. La corniche d'Abu Dhabi s'étend sur des kilomètres. D'un côté cette barrière de tours, de l'autre l'eau limpide et les îles ; entre les deux, une quatre-voies. Nous sommes seuls à profiter du spectacle, il fait trop chaud. Zia me dit qu'il est heureux et fier de son choix, qu'il retourne quand il peut chez les siens, en vacances, mais il ne peut se payer le voyage qu'une fois par an. Il espère un jour gagner assez d'argent pour que femme et enfants le rejoignent. Pour l'instant, ses 1 500 dirhams (environ 450 €) mensuels ne suffisent pas. La loi veut que pour faire venir sa famille, un expatrié gagne 4 000 Dhs minimum. Les expatriés constituent la majorité de la population émiratie, soit plus de 80 %. On vient ici pour travailler et gagner de l'argent, la plupart parle d'un passage, d'une expérience, d'une transition...

Brassage

Brassage
© DR

Zia m'emmène ensuite dans le centre d'Abu Dhabi. Les rues sont assez vivantes. Encadrées d'immeubles modernes, les larges artères sont victimes d'un trafic incessant. Des visages de toutes les couleurs déambulent dans les rues, dont quelques-unes, plus étroites, sont commerçantes. Situés sur les grands axes de la ville, les centres commerciaux attirent les foules. La consommation semble ici faire partie intégrante de la culture. Les marchandises viennent de partout dans le monde. Que ce soit la nourriture ou les vêtements, tout vient majoritairement d'ailleurs. Les Nike sont autant vendues que les Seiko, les Canon ou les Prada et forment de luxueuses vitrines entre deux boutiques de djellabas locales. Je traîne dans les allées des magasins. Lorsque j'arrive dans le prêt-à-porter féminin, mon regard est attiré par une femme en burka, laissant glisser ses doigts sur de coquins articles de lingerie fine... Etrange contraste. Je demande à Zia, s'il peut m'emmener dans la vieille ville, mais seules quelques rues étroites aux bâtiments modernes forment ce qui y ressemble le plus. Les commerces sont petits et les articles à la vente, aussi divers que nombreux, moins chers que dans les grands espaces climatisés. Le souk, avec le bout d'identité locale qu'il représentait, a brûlé en 2004 et il sera reconstruit en un marché moderne.

Contraste

Contraste
© DR

Une population d'expatriés, venant du Pakistan, des Philippines, d'Inde, du Bangladesh, d'Oman... Qu'ils soient d'Asie, d'Europe ou du Moyen-Orient, ils vivent ensemble. Etrangers au milieu d'étrangers, ils travaillent pour et avec la population locale et forment, ensemble, une société dont l'identité d'origine est imperceptible. Que ce soit dans les innombrables centres commerciaux ou dans les rues d'Abu Dhabi, tout le monde est mélangé, constituant ainsi de singulières apparitions : djellabas, chèches, voiles, jupettes, jeans ou T-shirts moulants... autant de gens que de styles et de couleurs de peau différents. Les plages, elles aussi, donnent à voir un spectacle saisissant. Nous reprenons alors la voiture pour nous diriger au bout de la corniche vers les plages publiques. Le brassage est toujours là, mais un peu différent : si les bikinis ont remplacé les T-shirts moulants, et les djellabas des hommes sont devenues des shorts de bain ; les voiles des femmes, eux, demeurent immuables. L'eau turquoise de la longue plage de sable attire quelques baigneurs, mais elle ne les rafraîchit guère en cette saison. De cette parcelle de nature, il est difficile d'imaginer la densité qui règne dans la ville d'Abu Dhabi, dont on aperçoit d'ici les reflets aveuglants des immeubles alignés le long de la corniche.

Oxygène

Oxygène
©2010 Ira Block Photography. ALL RIGHTS RESERVED.

L'environnement semble peu respecté aux abords d'Abu Dhabi et pourtant l'Etat a une véritable volonté de le conserver et de l'enrichir. Ainsi, la ville s'est vue agrémentée par 150 à 200 millions d'arbres. Ils se trouvent le long des interminables routes ou au cœur des rues de la ville. Ils ne forment pas d'espaces verts à proprement parler, mais sont toujours visibles. Le gouvernement tient à préserver ce bout de verdure. En témoigne l'île de Sir Bani Yas. Non loin d'Abu Dhabi, en se dirigeant vers le Qatar, Cheikh Zayed, le chef de l'Etat, a choisi cette île de 400 km² comme résidence secondaire et en a fait une incroyable réserve animalière. Véritable havre de paix, les animaux circulent ici en liberté, au gré de leurs envies, fondus dans une flore luxuriante. Eux aussi sont un fameux mélange d'origines. 25 espèces d'animaux y sont surveillées, nourries, soignées et observées par plusieurs vétérinaires et plus de 1 000 employés. Lamas, gazelles, autruches, girafes, gazelles d'Afrique du Sud ou du Soudan et 86 espèces d'oiseaux se côtoient au milieu de milliers d'oliviers, de feuillus et d'épineux. Cette parcelle de paradis nécessite 45 millions de litres d'eau par jour ! Nous sommes au milieu du désert, c'est donc l'eau de mer qui est utilisée, une fois dessalée. Le pétrole est ici moins cher que l'eau et sert de source d'énergie aux procédés de dessalement.

Sport

Sport
© DR

Les immenses golfs d'Abu Dhabi, si fréquentés, forment également de belles zones de verdure à perte de vue tout en offrant un oxygène salvateur. Le développement du tourisme passe en effet par la croissance de cette activité. Ici, on compte déjà quatre golfs : 3 de 18 trous et 1 de 9. Les tarifs y sont beaucoup plus attractifs qu'à Dubaï. Qu'ils soient anglais, américains, japonais ou suisses, les touristes viennent des quatre coins du monde pour profiter de ces infrastructures bien équipées. Construit il y a 7 ans, l'Abu Dhabi Golf Club est le plus grand de tous. Il est composé de 2 parcours de 18 trous, et occupe un total de 162 ha parsemés de lacs salés. Dorien, l'assistante de direction, considère qu' « Abu Dhabi mérite d'être reconnue comme une destination golf. » Les tour-opérateurs européens commencent d'ailleurs à s'y intéresser.

Frisson

Frisson
© DR

Me voilà escortée par Pradeep et Mohammet ; ils m'emmènent faire un tour dans le désert, m'ont-ils dit. Leur société, Arabianlink tour, propose des activités aux touristes. Les excursions dans le désert en font partie. A l'entrée des pistes ensablées, Mohammet descend du 4x4 et dégonfle ses quatre pneus... Il me demande de mettre ma ceinture. Soit ! A peine revenu au volant, il change de conduite, coupe à travers dunes et fonce. Sans transition, nous voilà à la verticale sur le flanc d'une dune. Ça s'appelle le « dune bashing »... On grimpe le plus haut possible pour faire demi-tour du haut, lorsque le véhicule commence à être déséquilibré par la trop forte pente... et en un coup de volant, on se retrouve à glisser sur la dune.
Après trois quarts d'heure de turbulences, je me retrouve dans un camp dans le désert, idéalement aménagé pour la nuit. Après une balade à dos de chameau et une pause thé à la cardamome, le repas prend place à la lueur des derniers rayons du soleil. Un barbecue nous attend, au milieu des danseuses du ventre. Puis la soirée se termine face à un narguilé, assis sur les tapis colorés éclairés par des bougies.

Culture locale

Culture locale
© DR

La fauconnerie fait partie intégrante de la vie du désert. Dès l'origine, les faucons étaient utilisés pour la chasse. Ils capturaient ainsi lièvres et outardes, qui venaient agrémenter les butins récoltés. Cette pratique est toujours d'actualité mais a aujourd'hui des fins ludiques, tel un sport populaire. Le faucon est devenu plus qu'un simple rapace, un véritable animal domestique. Les deux espèces les plus représentées aux Emirats sont le faucon pèlerin et le Saker. Cheikh Zayed a instauré un « Programme d'Identification des Oiseaux des Emirats ». Les faucons sont ainsi strictement contrôlés, identifiés et liés à leur propriétaire. Chaque faucon, après la saison de la chasse, fait un détour par l'hôpital d'Abu Dhabi lui étant réservé. Très bien équipé, l'hôpital contient un bloc opératoire et des appareils de radiologie pour les soigner si besoin est. Des vétérinaires les auscultent, les nourrissent grassement et les entraînent afin de leur permettre d'être prêts à affronter leur liberté en pleine nature. On leur insère une puce sous la peau et un numéro à la patte et sur certains, un transmetteur satellite pour suivre les migrations. Alors, aptes à être remis en liberté, ils s'envolent vers de lointaines contrées, jusqu'à la saison suivante. Ce contrôle des rapaces migrateurs représente la sauvegarde du patrimoine culturel émirati.

Vie nocturne

Vie nocturne
© DR

Le soir, le centre d'Abu Dhabi n'est pas très animé, si ce n'est par le trafic des voitures. La population sort, c'est indéniable, mais où vont-ils ? Il n'y a ni bars, ni terrasses, ni pubs, ni boîtes de nuit, visibles en tout cas. Ici, on n'improvise pas au gré d'une marche nocturne, on décide d'abord où l'on va et on prend sa voiture. Ce sont les restaurants et les bars des hôtels qui sont pleins. En général, on trouve quatre ou cinq types de restaurants dans chaque structure. Les hôtels sont immenses, luxueux et la gastronomie internationale ne manque pas à l'appel. Alors chinois, italien, libanais, japonais... On trouve de tout, sauf peut-être une cuisine locale... Puis les bars cosy, les piano-bars, les clubs s'ouvrent dans les sous-sols ou les derniers étages... entre lustres clinquants, décoration épurée et carrelages de marbre. Ainsi, la gastronomie, l'architecture, l'ameublement et la musique, venus d'ailleurs, composent l'atmosphère de cette multitude d'endroits. Etudié puis créé de toute pièce, le mélange de ces innombrables cultures semble en former une troisième. Une nouvelle identité, celle d'un port de pêche devenu cité futuriste en l'espace de quarante ans.