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Le château de Chenonceau France
Par Constance Balland Constance Balland Rédactrice en chef Google Twitter Fiche Profil

Découvrez Le château de Chenonceau

Aussi célèbre pour la beauté de son architecture Renaissance que pour sa situation au-dessus du Cher, le château de Chenonceau est à l'image de ses différents propriétaires, tous des femmes, paisible et doux, élégant et robuste.
Sa visite commence par le vestibule, qui est l'un des plus beaux exemples de la sculpture décorative de la Renaissance française. Il est couvert d'une série de voûtes d'ogives dont les clefs, décalées les unes par rapport aux autres forment une ligne brisée.
La chapelle, préservée lors de la Révolution par madame Dupin qui eût l'idée d'en faire une réserve à bois, abrite un bas-relief en marbre du 16e siècle représentant une Vierge à l'enfant. On trouve ensuite en se dirigeant dans la chambre de Diane, une peinture d'Henri Sauvage qui est un portrait de Catherine de Médicis, des tapisseries flamandes du 16e siècle et une Vierge à l'enfant attribuée à Murillo.
Le cabinet de travail de Catherine de Médicis, appelé aussi le cabinet vert, dont le plafond date du 16e siècle, contient une Tapisserie d'Aubenarde et des peintures comme « Xilène ivre » par Jordaens ou « Samson déchirant le lion » par Golsieus.
La galerie, longue de 60 mètres et large de 6 mètres, est percée de 18 fenêtres qui ouvrent sur le Cher. Son sol carrelé de tuffeau et d'ardoise et son plafond à solives apparentes en font une magnifique salle de bal. Elle fut inaugurée en 1577 lors d'une réception donnée en l'honneur du roi Henri III.
Toujours au rez-de-chaussée se trouve la chambre de François Ier avec « Les Trois Grâces » de Van Loo et « Diane de Poitiers » par le Primatice. On peut voir, sur la cheminée Renaissance la devise de Thomas Bohier : « S'il vient à point me souviendra », ainsi qu'un très joli meuble italien du 15e siècle avec incrustation de nacre et d'ivoire.
Le salon renferme quelques portraits, notamment un Louis XIV, attribué à Rigaud, à l'impressionnant cadre en bois sculpté, un de Madame Dupin, de Samuel Bernard (père de madame Dupin) par Mignard et une toile représentant « Jésus et Saint Jean enfants » par Rubens.
On trouve au premier étage le vestibule Catherine Briçonnet, pavé de petits carreaux en terre cuite avec un plafond à solives apparentes et des murs recouverts de tapisseries d'Audenarde du 17e siècle.
Dans la chambre de Catherine de Médicis se trouve un très joli bahut à deux corps et des tapisseries du 16e siècle.
La tapisserie des Flandres, du 16e siècle, que l'on peut voir dans la chambre de Gabrielle d'Estrées, présente le même aspect qu'elle avait à l'époque ; elle illustre le triomphe de la guerre. La chambre des cinq reines est intéressante surtout pour le mobilier qu'elle renferme : un coffre de voyage en cuir de Cordoue, des crédences, un lit à baldaquin et des tapisseries des Flandres du 16e siècle.
La chambre de César de Vendôme est dotée à peu prés du même mobilier (lit à baldaquin, tapisseries et cheminées).
Le vestibule du deuxième étage fut restauré au 19e siècle par l'architecte Roguet, disciple de Viollet le Duc. Passé ce vestibule, on arrive dans la chambre de Louise de Lorraine. Celle-ci, très différente des autres, s'ouvre sur un décor de deuil. Le plafond à caissons est orné d'emblèmes de douleur, de couronnes d'épines, de palmes et de cordelières, qui se détachent en blanc sur un fond noir.
Ce plafond est le seul élément qui échappa aux grandes restaurations du 19e siècle, c'est à partir de ce dernier que la chambre a été reconstituée.
A noter aussi la présence d'un musée de cire, où sont retracés les moments forts communs à l'histoire du château et à l'histoire de France.

SON HISTOIRE:
L'histoire de Chenonceau débute en 1203. A cette date, le fief est entre les mains de la famille Marques, elle le conservera jusqu'au 15e siècle. Celle du château commence, elle, réellement en 1411 quand le manoir féodal est rasé sur ordre royal en punition d'actes de rébellion menés par Jean Marque.
Malgré cet incident, Jean II Marques obtient l'autorisation, en 1432, de Louis d'Amboise et de Charles VII de reconstruire un château fort et un moulin fortifié en lieu et place du manoir. Jusqu'en 1513, le château reste la propriété de la famille Marques mais le 8 février de la même année, profitant des problèmes financiers de Pierre Marques, fils de Jean, le Tourangeau, Thomas Bohier, acquiert Chenonceau.
Celui-ci, en 1515, fait raser l'ancienne construction, ne conservant que le donjon, et entreprend de bâtir le troisième château de Chenonceau. A cette fin, les piliers du moulin sont gardés et servent de fondation au nouvel édifice qui se trouve en pleine rivière.
Thomas Bohier combattant en Italie, c'est sa femme, Catherine Briçonnet, qui supervise les travaux. Et, en 1517, le château, même s'il conserve une certaine sévérité toute militaire, voit son ornementation extérieure s'inspirer de la mode du temps (ajout d'une élégance peu commune à l'esthétique gothique).
En 1521-1522, la chapelle est consacrée par un parent, le cardinal Bohier et, une fois terminé, le château attire les plus grandes fortunes du royaume (François Ier y viendra par deux fois), ce qui assoit l'autorité de Catherine, tout en assouvissant son goût pour la vie de cour.
A la mort de son père, en 1524, et de sa mère, en 1526, Antoine Bohier doit céder le château à François Ier, en paiement de dettes contractées par Thomas, et c'est le connétable de Montmorency qui entre en sa possession.
L'histoire mouvementée du château reprend ensuite en 1547 avec Henri II qui, succédant à son père, offre Chenonceau à Diane de Poitiers (de 20 ans son aînée). Mais le château étant une possession du royaume, Diane devra attendre 1555 pour en devenir la légitime propriétaire. Dirigeant le château d'une main de fer, elle n'attend cependant pas cette date pour le faire fleurir : le roi s'y déplace avec sa suite, de nombreux artistes viennent et nombre de bals, courses de bague ou chasses à courre y sont organisés.
En 1555, avec l'assurance de pouvoir garder le château, elle reprend l'idée de l'édifice qui enjambe le Cher. Mais voilà, en 1559, Henri II, mortellement blessé par Montgoméry (capitaine de la garde écossaise) au cour d'une joute, laisse sa veuve Catherine de Médicis à la tête du royaume. Celle-ci s'empresse alors de réclamer la restitution du château de Chenonceau à sa rival Diane. Le château n'étant plus la propriété de la couronne, Catherine est obligée de l'échanger, à grand renfort de menaces, contre le château de Chaumont.
Chenonceau est une nouvelle fois entre les mains d'une femme et laquelle ! Devenant demeure royale, de somptueuses fêtes y sont organisées (en 1560, elles accueilleront même François II et Marie Stuart).
Les années qui suivent sont marquées par des transformations du jardin (selon un dessin d'un jardin délectable de Bernard Palissy), une volonté de grands travaux (cour d'honneur, élargissement de la terrasse à l'est, mise en ?uvre des galeries du pont?) et, en 1577, par l'inauguration de la grande galerie.
L'inauguration de cette galerie, aux arches enjambant le Cher, est l'occasion d'une fête en l'honneur d'Henri III, fils de Catherine et nouveau roi, qui restera comme le point d'orgue des riches heures de Chenonceau.
Le 5 janvier 1589, Catherine de Médicis décède, léguant son château à Louise de Lorraine, la femme de son fils. Ce dernier, assassiné la même année, laisse Louise, accablée de chagrin, qui sombre peu à peu dans la mélancolie devenant la « reine blanche » et faisant de Chenonceau un lieu de recueillement et de solitude. Après le faste, le château sombre dans le silence.
A la mort de Louise, en 1601, le château, qu'elle avait quitté, est légué à sa nièce, Françoise de Lorraine et à son futur époux, César de Vendôme, fils de d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. En 1624, ils en deviennent propriétaires et c'est Françoise qui s'occupe de sa gestion. Cependant, le château ne retrouvera pas son faste d'antan, ni avec elle, ni au cours du 17e siècle avec ses héritiers. Le 14 juillet 1650, Louis XIV se rend à Chenonceau, ce sera le dernier roi de l'ancien régime à le faire.
Près d'un siècle plus tard, en 1720, le duc de Bourbon acquiert le château mais le mobilier est peu à peu dispersé, notamment au profit de Versailles. Le duc de Bourbon ne sera propriétaire qu'une dizaine d'année. En 1733, il le revend à un fermier général, Claude Dupin dont la femme, Louise, éprise de culture et de théâtre, s'emploie à redonner vie au château. Il accueillera alors Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Buffon, Montesquieu et Rousseau (qui sera le précepteur du fils de Louise). En 1864, le château change une nouvelle fois de propriétaire, les héritiers Dupin le vendent au chimiste Théophile Pelouze. Quand celui-ci décède en 1867, sa femme entreprend de grands travaux jusqu'en 1878, confiant à l'architecte Roguet le soin de rendre au château son aspect présumé du début du 16e siècle.
A l'aube de la première guerre mondiale, en 1913, Henri Menier (petit fils du fondateur de la chocolaterie du même nom) se porte acquéreur de l'édifice qui est aménagé en hôpital temporaire entre 1914 et 1918.
Après la grande crue du Cher de 1940, qui ravage le jardin de Diane, c'est la seconde guerre mondiale qui arrive et la situation privilégiée de Chenonceau est mise à profit (la porte sud de la galerie donne accès sur la zone libre et l'entrée du château en zone occupée).
A partir de 1950 Hubert Menier et sa femme veulent redonner à Chenonceau tout son éclat et confient à Bernard Voisin, un jeune agronome, la conservation du château.
Son enthousiasme et son amour du site viennent à bout des nombreuses dégradations subies par l'édifice, et permettent l'ouverture de ce monument au public.
Chenonceau est, avec Versailles, le château le plus visité de France.

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Le château de Chenonceau en images

Le château de Chenonceau , France
Le château de Chenonceau © GRAPHICOBSESSION
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