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Zoom sur Tout savoir sur le tourisme responsable

8 - Le cas épineux du transport aérien

Tout savoir sur le tourisme responsable © Copyright

Réduire le tourisme responsable à la lutte contre le réchauffement climatique c'est regarder la question par le petit bout de la lorgnette. Mais c'est bien le sujet qui fait le plus débat. Actuellement, l'activité touristique ne serait responsable que de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2. Mais cette part est croissante. Le transport aérien étant de loin le plus pointé du doigt. Les compagnies aériennes se défendent et se posent en bouc émissaires tout en faisant en mettant en avant les efforts qu'elles font. Le nombre de passager augmente mais avec les nouvelles générations d'avions, l'émission de gaz à effet de serre par kilomètre et par passager ne cesse de décroitre. Et cela grâce à des moteurs plus performants, à l'utilisation de nouveaux matériaux plus légers (c'est le cas du nouveau Dreamliner B 787 de Boeing) et à la construction d'avions de plus en plus grands comme l'A 380 d'Airbus. Les 190 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) se sont d'ailleurs engagés à un gain de rendement des moteurs de 2% par an et à plafonner la croissance de leurs émissions de CO2 en 2020.

Reste le point délicat de la compensation carbone. Elle est proposée par la quasi-totalité des compagnies aériennes et des voyagistes qui vendent des packages avec billets d'avion inclus. Nous passerons le fait que les spécialistes et les compagnies aériennes ne sont pas d'accord sur le mode de calcul des émissions aériennes, pouvant ainsi faire passer de 1 à 5 le résultat obtenu. Mais le principe de la compensation est en lui-même à questionner. Pour l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe), la compensation carbone "consiste à mesurer les émissions de gaz à effet de serre générées par une activité puis, après avoir cherché à réduire ces émissions, à financer un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone : énergie renouvelable, efficacité énergétique ou de reboisement, qui permettra de réduire, dans un autre lieu, un même volume de gaz à effet de serre". Le problème est que les projets financés sont le plus souvent situés dans les pays en voie de développement. En bref, on pollue en demandant à des personnes qui polluent déjà infiniment moins que nous de faire de nouveaux efforts. D'autant plus que les spécialistes ne sont pas d'accord sur l'efficacité de ces projets : certains considèrent que la reforestation est valable, d'autre non, la valeur d'une tonne de CO2 varie d'un organisme compensateur à l'autre... En bref rien n'est clair et ça ne marche pas. Les voyageurs ne compensent quasiment pas.

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