Publié le 28/07/2017 (Modifié le 13/03/2020)

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France : les 10 plus beaux sites qui font notre fierté !

Cet été, la France sera l'une des destinations phares des vacances. De l'ouest au sud, pas un centimètre carré de plage ne sera exploré par les touristes avides de soleil et de bord de mer. La rédaction d'Easyvoyage n'en a pas pour autant oublié vos pauses culturelles en famille entre deux séances de bronzette ou de baignade. Elle vous propose ainsi une sélection des dix plus beaux sites nationaux classés par l'UNESCO qui font la renommée de l'Hexagone à travers le monde. Pont du Gard, Mont Saint Michel, rives de la Seine, Palais des Papes ou château de Chambord, ce petit tour de France vous permettra de découvrir des lieux tout aussi exceptionnels qu'animés au plein coeur de l'été.

Le pont du Gard

C'est entre 40 et 60 après J.C. que ce chef-d'œuvre du génie civil romain a été construit pour supporter la canalisation qui allait conduire les eaux de sources de l'Eure au château d'eau (Castellum) à Nîmes. Aux second et troisième siècles de notre ère, cet aqueduc a même permis à la ville de Nîmes d'élever au rang d'art de vivre les plaisirs de l'eau en alimentant ses magnifiques et grandioses thermes.
Si l'aqueduc en lui-même relève déjà de la prouesse technique son pont-aqueduc, le Pont du Gard, reste le chantier le plus important de l'ensemble de l'ouvrage. Selon les spécialistes, sa construction aurait exigé le travail d'un millier d'hommes pendant trois à cinq ans. Il faut dire que ses proportions sont démesurées. Haut de quarante-neuf mètres, cet élément majeur de l'aqueduc est constitué de trois niveaux d'arches, le premier niveau comptant six arches, le second onze et le troisième quarante-sept, dont l'ouverture peut atteindre jusqu'à 24,52 mètres pour la plus grande. Bien qu'étant un modèle de technique et de savoir-faire, l'édifice fut à partir du IVe siècle délaissé, laissant place à la végétation qui au fur et à mesure réduisit fortement le débit. Au VIe siècle l'ouvrage était finalement totalement abandonné. Il fallut attendre le 18e siècle pour qu'un pont routier, soit construit. En 1985, il intègre la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO et est le monument antique le plus visité de France avec 1 million de visiteurs par an. - © Elenathewise / 123RF

L'arlèsienne entre roman et romaine

Vieille de plus de 2500 ans, Arles par sa situation sur la Méditerranée entre l'Italie et l'Espagne a rapidement eu un rôle stratégique dans l'empire romain au point qu'elle fut baptisée la " Petite Rome des Gaules " sous le règne de l'empereur Constantin. Et l'on peut dire que la capitale de la Camargue n'a pas usurpé son surnom puisque c'est la ville qui compte le plus de bâtiments romains après Rome. Parmi les réalisations monumentales qui sortirent de terre à cette époque de grande prospérité, l'amphithéâtre construit vers 80 après Jésus-Christ est le monument le plus important de l'ancienne colonie romaine. Il est directement inspiré du Colisée de Rome. Tout comme son ainée, ce temple du jeu fut le théâtre des célèbres affrontements de gladiateurs et resta en fonction jusqu'à la fin de l'Empire Romain. L'ensemble, d'une longueur totale de 136 mètres comprend tout un système d'évacuation composé de plusieurs couloirs d'accès, une scène centrale elliptique entourée de gradins (pouvant contenir jusqu'à 25000 personnes) et des arcades sur deux niveaux. Autre temps, autres moeurs, de nos jours les combats de gladiateurs qui y sont présentés ne sont heureusement plus que des reconstitutions à but pédagogiques et l'amphithéâtre est devenu un lieu où se déroulent de nombreux spectacles, des corridas, des courses camarguaises et des spectacles musicaux. - © Meinzahn / 123RF

Quand Vauban défendait la France

Cinquante années de travail au service du royaume, entre 1653 et 1703, ont permis à Sébastien Le Prestre, Marquis de Vauban, de réaliser une oeuvre qui révèle, comme le cite Saint Simon " le plus savant homme dans l'art des sièges et de la fortification et le plus habile à ménager la vie des hommes ".
En effet, ce génie de la défense militaire a à peine 34 ans lorsqu'il supervise l'ensemble des ouvrages de protection du royaume et marque de son sceau l'architecture militaire de manière universelle, et ce jusqu'au 19e siècle.
Lorsqu'il prend ses fonctions auprès de Louis XIV, Vauban se trouve en présence d'une architecture militaire, qui, datant du Moyen-âge, est devenue obsolète suite aux améliorations apportées à l'artillerie. Loin de faire table rase de ce patrimoine défensif, Vauban ré-utilise ce matériel existant, le modifie, et s'appuie sur les spécificités de chaque site, avec le talent qu'on lui connait.
En 50 ans, plus de 150 places fortes sont, ainsi, soit construites, soit rénovées par Vauban afin d'établir le premier système entier et rationnel des frontières françaises, maritimes et terrestres. C'est à partir de ce lègue impressionnant que 14 sites ont été sélectionnés de manière scientifique, en 2005, afin d'être inscrits au patrimoine mondial de l'humanité. Sur cette liste de 14 sites, le comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO en a sélectionné 12. - © Erix2005 / 123RF

Saint Michel ou l'art de faire d'un trou, un mont

© Igor Plotnikov / 123RF

Du haut de cette cathédrale, 800 ans vous contemplent

La cathédrale Notre Dame de Reims: Débutée en 1211, ce n'est qu'à la première moitié du 15e siècle que la cathédrale Notre Dame de Reims fut achevée avec l'édification des deux tours. Mais il faut dire que le résultat en valait l'attente. Entre autres chefs-d'œuvre de son architecture remarquable, on distingue les portails surmontés de gâbles représentant différentes scènes de la Bible.
La cathédrale de Reims se distingue des autres grandes cathédrales (Chartres, Soissons et Amiens) par son plan différent, longueur de la nef qui n'est pas la même et vaisseau du transept constitué de bas-côtés doubles sur trois travées du choeur. Détruit en 1779, sur la demande d'un chapitre qui ne supportait plus d'y voir jouer les enfants pendant ses offices, le labyrinthe de marbre noir, qui était incrusté dans le dallage des troisième et quatrième travées de la nef, avait été créé pour glorifier le travail des architectes. Avant sa destruction, les fidèles le parcouraient à genoux en signe de pénitence. Les silhouettes des quatre architectes (Jean d'Orbais, Jean Le loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons) y étaient représentées aux angles et pouvaient être identifiées grâce à des légendes de plomb. Après de nombreuses discussions, il a été décidé de ne pas faire renaître ce labyrinthe de manière permanente. Le parti pris est de proposer une reconstitution réversible grâce à une projection lumineuse au sol apparaissant à la demande du public. - © Boris Stroujko / 123RF

Carcassonne, ville historique et fortifiée

Riche de plus de 2000 ans d'histoire, Carcassonne a vu passé les romains, les wisigoths, les sarrasins et les croisés qui ont, chacun à leur tour, laissé leur empreinte sur la cité. C'est vers le IIIe siècle après Jésus Christ que son histoire commence réellement, lorsque les romains firent du lieu d'habitation gaulois une ville dotée de remparts. Sa position stratégique, et surtout géographique, décida très tôt du destin de la cité carcassonnaise dont l'aspect défensif se renforça dès le 12e siècle avec l'édification du château par les vicomtes de Trencavel. Devenue l'une des places fortes du pouvoir royal, Carcassonne fut dotée de nouvelles fortifications lui permettant de contrôler la frontière entre la France et l'Espagne. C'est à cette période que furent créées la ville haute et la ville basse sur la rive gauche de l'Aude, et dont le plan en damier est encore visible de nos jours. Sous l'impulsion des Carcassonnais et du service des Monuments Historiques, la restauration de la cité fut confiée à Eugène Viollet-le-Duc qui rendit à la cité son faste d'antan et lui permit ainsi d'être classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Même si la ville entière est un exemple d'architecture défensive médiévale, quelques structures particulières méritent que l'on s'y attarde un peu plus longtemps comme le musée lapidaire, la Basilique Saint Nazaire ainsi que les Portes Narbonnaises et la Tour du Tréseau. - © Apgestoso / 123RF

Avignon, le Palais des Papes fait son festival

Le face à face avec le rocher des Doms, sur lequel règne un ensemble architectural impressionnant (composé du pont saint Bénazet, des remparts, du petit palais, de la cathédrale des Doms et des murailles avec leurs quatre immenses tours) qui surplombe la Cité et le Rhône, est extraordinaire. L'UNESCO l'a d'ailleurs classé au patrimoine mondial de l'humanité. Tout commence en 1316 lorsque Jean XXII élu pape, reprend son ancien palais épiscopal et le réaménage. L'ancienne église paroissiale, Saint Etienne, est alors transformée en chapelle pontificale et une salle d'audience, au sud du palais, est construite. Benoît XII, qui succède à Jean XXII modifie de manière importante le site et fait ériger une grande tour fortifiée au sud de l'ancien palais épiscopal. A la même période, une grande chapelle à deux niveaux, les ailes des appartements privés et la tour de l'Etude sont bâties avant les lieux de la vie officielle, Consistoire et Tinel, puis logements de familiers, appartements des hôtes, qui virent le passage des rois de France et d'empereurs. Ayant vocation à la fois de résidence, de lieu de culte, de forteresse et de cité administrative, le palais devait refléter le faste, l'éclat et le prestige de sa fonction administrative et de son locataire, le pape. L'intérieur du monument fut presque entièrement décoré par Matteo Giovannetti sous l'impulsion de Clément VI. L'ensemble du palais recèle de nombreux trésors, tant architecturaux que picturaux. - © Zechal / 123RF

Chambord, la Renaissance selon François Ier

De retour des guerres d'Italie, François Ier, marqué par l'architecture italienne de la Renaissance, fait construire, à partir de 1519, le château de Chambord. Son grand ennemi, Charles Quint lui-même, déclara, en 1539, y voir " l'abrégé de l'industrie humaine ". Et pour cause, il aura fallu pas moins de 1800 ouvriers et 30 ans de travail pour voir ce magnifique édifice sortir de terre. Chambord est le plus vaste château de la Loire. Sa façade mesure 128 mètres de long, il contient 440 pièces et 365 cheminées ! Il est situé au c?ur d'un parc s'étendant sur 5500 hectares dont 4500 de bois. Il n'impressionne pas seulement par ses proportions, son architecture est, elle aussi, remarquable. Le donjon qui est un bâtiment carré, est comme un château dans le château. Les salles cruciformes qu'il renferme étaient sous François Ier des espaces publics servant aux réceptions, mais avaient aussi une fonction esthétique puisqu'elles mettent en évidence l'escalier-prodige situé en leur centre. Large de huit mètres, l'escalier est le symbole de Chambord et de son modernisme. Ce chef d'?uvre de Léonard de Vinci, ami et " architecteur " officiel du roi, est une véritable prouesse technique au milieu d'autres parfois moins visibles comme les terrasses qui reproduisent, en plein ciel, la disposition des salles en croix et offrent un panorama magnifique de tout le domaine. Les clochetons, lucarnes et poivrières en font un jardin architectural à la gloire de la monarchie de droits divins. - © Jose Ignacio Soto / 123RF

Strasbourg, l'Île au style gothique

S'étendant sur un périmètre restreint entre deux bras de l'Ill, le centre historique de Strasbourg renferme un ensemble urbain qui est un parfait exemple de l'habitat domestique de la vallée du Rhin aux 15e et 16e siècles. Remarquable en tout point, cette succession de maisons à colombages abrite en son sein quelques joyaux qui sont autant de témoignages de l'histoire de l'architecture. Parmi ceux-ci, la cathédrale Notre-Dame fait bonne figure. Ce chef d'oeuvre de l'art gothique que Victor Hugo décrivait comme un " prodige du gigantesque et du délicat " ne peut se résumer à ce seul style architectural. Si le premier édifice est de style roman, les Piliers des Anges sont une parfaite évolution du roman vers le gothique et la flèche, amena le style gothique flamboyant avant que celui de la Renaissance ne fasse son apparition. Dans cet ensemble urbain remarquable, quatre autres édifices religieux se distinguent aussi par leur architecture. L'église de Saint-Thomas, vouée au culte protestant, l'église Saint-Pierre-le-Vieux serait pour certains historiens la première cathédrale chrétienne de la ville, l'église Saint Pierre-le-Jeune dotée de nombreuses chapelles et d'une magnifique voûte en ogives croisées et l'église Saint Etienne a été reconstruite en 1220 dans le style romano-gothique.
Plus tardif mais aussi spectaculaire, le Palais Rohan (1731) dans le style classique dans lequel les appartements des Cardinaux abritent aujourd'hui trois musées et est inscrit à l'UNESCO. - © Elitravo / 123RF

Paris et ses rives capitales

Saviez-vous qu'en longeant la Seine, vous parcouriez plusieurs siècles d'Histoire de Paris ? Du pont de Sully au pont d'Iéna, ce tronçon de plusieurs kilomètres qui correspond historiquement au Paris royal et aristocratique n'est presque qu'une succession de monuments et de moments forts de la capitale française. Pour preuve de l'importance et du rayonnement de cette architecture dans le monde entier, cette portion des rives de la Seine a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1991. Entre ces deux ponts, le visiteur découvre un concentré de ce qui fait Paris. Du pont Sully, c'est déjà Notre-Dame qui apparaît, immortalisée par Victor Hugo. Non loin de là, l'Île Saint Louis et le Marais sont deux ensembles architecturaux homogènes où l'on retrouve des exemples très significatifs de l'architecture parisienne des 17e et 18e siècles. Au fil des ponts et de l'eau, Paris égrène les noms présents dans la bouche de chaque touriste venu découvrir la ville lumière. Le Louvre, le Palais Royal, l'Ecole Militaire, la Monnaie, le Grand et le Petit Palais restent des mots magiques et des sites incontournables. D'autant que nombre de ceux-ci ont réellement inspiré les esprits créateurs. Dans ce paysage aussi architectural que touristique, il ne faut pas oublier le clou de cette déambulation, témoignage (avec le Palais Chaillot) de l'influence importante qu'eurent les expositions universelles aux 19e et 20e siècles, le monument payant le plus visité au monde: la Tour Eiffel. - © Valerijs Kostreckis / 123RF