Publié le 25/04/2020

#Conseils #Italie

Après le confinement, Venise va mettre un terme au tourisme de masse

Fortement touchée par le coronavirus, la ville touristique de Venise, en Italie, a décidé d'arrêter le tourisme de masse après le confinement. Un moyen de donner une autre image à cette ville surpeuplée pour le futur.

 

© Mihai Zaharia / 123RF

Il y a quelques semaines, les habitants de Venise découvraient une ville métamorphosée : l'eau des canaux est redevenue claire et les poissons sont revenus occuper les fonds marins. Ces changements, observés par l'absence de touristes et de pollution, posent la question sur "l'après confinement" de cette ville généralement surpeuplée.

Une ville métamorphosée pendant le confinement

En confinement depuis le 9 mars, Venise n'a pas vu un seul touriste depuis 50 jours. La ville est à arrêt, les voyageurs qui surpeuplaient la ville et les immenses paquebots qui accostaient dans les ports ne font plus partie du décor Vénitien. "On est passé d'un extrême à l'autre", "Ici, il y a quelques mois, on ne pouvait même pas se croiser. Maintenant, c'est désert.", explique Matteo Secchi, de l'association Venessia.

Un modèle économique repensé

Venise ne sera plus la ville touristique que l'on connaissait. Pour le maire de la ville, l'après confinement se dessine sous un tout nouveau modèle économique, en mettant un terme au tourisme de masse pour passer à une économie plus douce. Bien qu'il n'ait pas donné plus de détails, cette nouvelle mesure pourrait être mise en place par un quota maximum de visiteurs quotidiens. " Je crois que l'histoire de ces grands bateaux dans Venise vient de se terminer avec l'épidémie. Cela n'aura plus de sens de les accepter encore ", a déclaré Matteo Secchi.

Un tourisme de masse

En 2018, la belle ville touristique avait accueilli 30 millions de personnes, le tourisme étant le poumon économique de Venise. Depuis 2019, une "taxe de débarquement" a été imposée pour les touristes allant de 2,5 euros à 10 euros en haute saison.
Cette nouvelle politique envisagée donnera une tout autre image de Venise et sera l'occasion d'aller vers un "tourisme intelligent" et de "sortir des circuits frénétiques d'autrefois", selon Simone Venturini, maire adjoint de la ville.

Autre article proposé par l'auteur