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Pour la première fois au monde, l'Islande va ériger un monument en l'honneur d'un glacier disparu
Publié le 07/08/2019

EnvironnementIslande

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Suite à la disparition d'un glacier en 2014 à cause du dérèglement climatique, l'Islande a décidé de lui rendre hommage en dressant un monument à l'endroit où celui-ci se trouvait. Une belle prise de conscience qui se traduit par un acte émouvant et symbolique.

 

 
© Maxim Lupascu/123RF

Le 18 aout 2019, l'Islande inaugurera une plaque commémorative en mémoire du glacier Okjökull, le premier à disparaitre du fait du réchauffement climatique en 2014. Ce dernier qui faisait 16 kilomètres carrés en 1980 n'en faisait plus que 0,7 en 2012 et n'existait plus en 2014. Un événement tragique qui prouve à quel point la planète est dans un piteux état.

Parée d'or, cette plaque baptisée " Une lettre pour le futur " est loin d'être uniquement décorative. Ce projet initié par des chercheurs islandais et américains poursuit un tout autre but : celui de sensibiliser les populations au déclin des glaciers et plus globalement à la mauvaise santé de l'environnement. " Tous nos glaciers devraient connaître le même sort au cours des 200 prochaines années. Ce monument atteste que nous savons ce qui se passe et ce qui doit être fait. Vous seuls savez si nous l'avons fait ", voici le message puissant qui est gravé sur la pièce. Elle porte également la mention "415 ppm CO2", en référence au niveau record de concentration de dioxyde de carbone enregistré dans l'atmosphère en mai dernier.

A ce jour, il s'agit d'une grande première dans le monde. Constatant qu'effectivement nous nous trouvons dans une situation alarmante, les individus à l'origine du projet ont matérialisé une idée forte, susceptible de toucher les plus réfractaires à la cause environnementale.

Différente des campagnes publicitaires dont on a de plus en plus tendance à nous détourner, cette plaque qui marque le décès du glacier a de fortes chances d'attirer l'attention sur ce qui se perd à mesure que les richesses de la Terre se déciment. Un message qui fait encore plus sens lorsque l'on apprend que près de la moitié des sites du Patrimoine mondial pourraient perdre leurs glaciers d'ici 2100 s'il n'y a pas d'efforts de faits.