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Publié le 22/12/2018

#Nature #Etats-Unis

Une nouvelle espèce de salamandre géante a été découverte en Floride

Mi-anguille, mi-léopard, une nouvelle espèce de salamandre géante a été découverte en Floride et en Alabama. Cet animal aquatique de 60 centimètres à la peau luisante ressemble étrangement à celui décrit par les légendes des marais des deux États américains. D'après la rumeur qui court, l'animal aurait été aussi long que le bras d'un homme adulte et sa tête était doté de deux volants. Il semblerait donc que le mythe soit une réalité.

La salamandre géante de Floride

La salamandre géante de Floride

©PIERSON HILL

Contrairement au Marsupilami et autres sirènes, la légende du monstre des marais de Floride est bien réelle. Aujourd'hui, le « monstre » possède dorénavant un nom : la sirène réticulée. D'après David Steen, écologiste de la faune au Georgia Sea Turtle Center et co-auteur d'un article décrivant l'espèce la décrit comme quasi semblable avec la légende : « Elle ressemblait vraiment à cette créature mythique. » Officieusement, les gens appellent l'animal l'anguille-léopard, bien qu'il ne s'agisse évidemment ni d'un félin ni d'une simple anguille.Les espèces dites « sirènes » font partie des plus grandes salamandres du monde avec une taille atteignant aisément les soixante centimètres. Essentiellement aquatique, les sirènes ont pourtant une différence notable avec les autres salamandres : elles ont perdu leurs membres postérieurs au cours des derniers millions d'années d'évolution et leurs branchies se trouvent à l'extérieur de leurs corps. Grâce à ces dernières, elles peuvent absorber l'oxygène dans les eaux troubles qu'elles fréquentent. Les sirènes arborent également un minuscule bec corné en lieu et place de dents.

Cette nouvelle espèce est l'une des plus grandes créatures décrites aux États-Unis sur les cent dernières années. David Steen explique d'ailleurs la complexité d'obtenir des informations sur la bête. Les scientifiques ont ainsi dû naviguer pendant cinq ans sur les étangs et voies navigables du Panhandle de Floride avant de pouvoir officiellement décrire l'espèce. L'autre difficulté réside dans le fait que ces animaux passent l'entièreté de leur vie sous la surface. Les seuls autres données sur cette espèce semblent indiquer qu'elle se nourrit exclusivement d'insectes et de mollusques. « Ce qui saute immédiatement aux yeux quand on observe cette sirène, et qui la différencie véritablement des espèces connues est son motif sombre et réticulé [semblable à un filet] », explique Steen. « Il semble également qu'elles ont une tête disproportionnée par rapport aux autres sirènes. » Steen a capturé sa première sirène réticulée dans un piège à menes, un genre de poissons à nageoires rayonnées de la famille des Menidae, près de la base aérienne d'Eglin en Floride, en 2009. C'était la première fois que cette espèce était vue par un chercheur, mis à part quelques spécimens recueillis dans les années 1970.

Lorsque Steen a tenu pour la première fois dans ses mains une sirène réticulée, il dit avoir passé un long moment dans un « silence abasourdi ».Avec l'auteur principal Sean Graham, zoologiste des vertébrés à la Sul Ross State University du Texas, il a cherché la créature par intermittence pendant ses années de doctorat à l'Université Auburn, en Alabama. À l'époque, les scientifiques n'avaient décrit que quatre espèces de sirènes, bien que certaines notes au dos des livres suggèrent qu'il en existait au moins une autre : une sirène tachetée qui ne semblait pas correspondre à une autre espèce connue.

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