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Nous ingérons 5 grammes de plastique par semaine soit l'équivalent du poids d'une carte de crédit
Publié le 19/06/2019 351 partages

SantéAustralie

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D'après un rapport commandé par le WWF, un individu moyen absorbe environ 5 grammes de plastique par semaine, soit l'équivalent du poids d'une carte de crédit. Un constat préoccupant et qui en dit long sur notre attitude vis-à-vis de l'environnement.

 

 
© ayo88/123RF

Le 11 juin est parue une étude menée par l'Université de Newcastle (Australie) et diffusée par le WWF. L'objectif : calculer la quantité de particules absorbée par l'homme chaque année pour transformer ces données en poids et cerner les risques toxicologiques qui en résulteraient. Et les résultats sont plutôt étonnants : une personne lambda ingère 2000 micro-pièces et particules de plastique par semaine, soit 5 grammes de façon hebdomadaire et 250 grammes par an. Du moins c'est ce qu'affirment les scientifiques ayant compilé une vaste série de recherches (50 au total) pour parvenir à cette triste conclusion.

Une fois cette affirmation faite, il s'agit de comprendre les raisons de cette consommation aussi surprenante qu'inquiétante. Et les éléments à l'origine de cette présence de plastique dans notre corps se trouvent tout simplement dans nos actes quotidiens : lorsque l'on boit de l'eau ou de la bière, lorsqu'on sale nos plats et lorsqu'on mange un plateau de fruits de mer par exemple. Toujours est-il que la question que l'on se pose tous est : « Comment ces particules de plastique se sont retrouvées dans les produits que l'on utilise ? ». La réponse n'est pas difficile à trouver : ce phénomène est dû à la quantité monstrueuse d'objets que l'on jette quotidiennement et lâchement dans la nature. Ces derniers, aussi variés soient-ils, se dégradent et deviennent des micro-plastiques qui se répandent absolument partout. Dans la mer, sur la terre et même au sommet des montagnes.

 

 
© Fabien MONTEIL/123RF

Face à ce désastreux constat, le WWF n'hésite pas à tirer la sonnette d'alarme. Marco Lambertini, directeur général du WWF International, en plus de souligner le problème, donne les consignes à suivre désormais : "Alors que la recherche étudie les potentiels effets négatifs du plastique sur la santé humaine, il est clair que c'est un problème mondial qui pourra être résolu seulement si l'on s'attaque aux racines de la pollution: si nous ne voulons pas de plastique dans notre organisme, il faut stopper les millions de tonnes qui continuent à échouer dans la nature chaque année". Il s'en remet ainsi aux gouvernements, aux entreprises et consommateurs du monde entier pour essayer de minimiser la catastrophe qui est en train de se produire : " Les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d'entre nous ". Pourquoi d'ailleurs ne pas envisager un traité mondial contre la pollution des océans ? Affaire à suivre.