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L'avion reliant Toronto à Lisbonne a volé 21 minutes sans moteur au-dessus de l'Atlantique
Publié le 04/08/2019

TransportCanada

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Certains vols ne se passent pas du tout comme prévu. C'est le cas du vol TS 236 d'Air Transat qui, en 2001, vola au-dessus de l'Atlantique sans aucun moteur. Une situation inédite et très périlleuse. On peut saluer le professionnalise du pilote Robert Piché qui réussit un atterrissage pas des plus faciles, mais sans mettre en danger l'équipage ou les passagers. Une histoire incroyable qui fait froid dans le dos, mais qui finit bien.

 

 
© Studio Porto Sabbia/123RF

Revenons quelques années en arrière, pour vous raconter l'histoire du vol TS 236 d'Air Transat qui reliait Toronto, au Canada, à Lisbonne, au Portugal. C'était en 2001 et rien ne pouvait prédire ce qui allait se passer. En effet, une fois dans les airs, au beau milieu de l'Atlantique le message suivant est lancé " Mayday, mayday, mayday ! Nous avons perdu les deux moteurs, nous sommes en vol plané ".

Une situation dramatique qui nous est contée dans le Figaro dans une série d'articles Les Miraculés du Ciel.

C'est après plus de 5 h de vol qu'un signal lumineux s'affiche sur le tableau de bord de l'appareil indiquant que la température de l'huile baissait alors que la pression elle, montait sur le deuxième moteur. Ce signal, inconnu dans la documentation de bord est jugé par Robert Piché, le commandant de bord, comme un bug informatique.

Finalement, quelques minutes plus tard, un deuxième signal indique un " déséquilibre du carburant ". Il y a moins de kérosène dans le réservoir de droite que dans celui de gauche. La documentation à bord stipule qu'il faut rééquilibrer la substance entre les deux réservoirs. Mais même après avoir effectué cette manœuvre, la quantité de kérosène n'augmente pas dans la partie droite de l'appareil. Comment savoir si c'est une fuite ? Il fait nuit et il est impossible de regarder par un hublot pour voir si une possible traînée de kérosène s'échappe de l'avion.

Au total, ce sont 17 tonnes de carburant qui vont disparaître dans les airs. Le réacteur droit s'éteint alors à 6 h 13, suivit du gauche à 6 h 26.

L'avion pesant plusieurs centaines de tonnes se transforme en simple planeur.

Un atterrissage sous tensions

L'avion est alors à 160 kilomètres de la base militaire de Lajes, au Portugal, dans les Açores. Au courant de la situation très compliquée de l'appareil, elle est en alerte et tente de trouver une solution.

À ce moment-là, l'avion se trouve à 9 100 mètres d'altitude et chute de 600 mètres par minute. En calculant de manière minutieuse et en planant durant 15 minutes, il est possible de tenter un atterrissage à Lajes.

Après un virage périlleux à 360°, il se positionne et s'apprête à sortir le train d'atterrissage. Avec une vitesse de 370 km/h, le premier impact sur le sol est très violent. Celui-ci fera exploser la quasi-totalité des pneus de l'appareil. Mais fort heureusement, l'avion se stoppe complètement. Aucun blessé n'est à déclarer et tout descend assez rapidement.

D'où venait la fuite

Une enquête révélera plus tard que le moteur droit de l'avion avait été changé les jours précédant le vol TS 236, mais que le tuyau d'alimentation n'avait pas été remplacé. Ce dernier n'était apparemment pas adapté au nouveau moteur et ce serait endommagé durant le vol.

Plus de peur que de mal, même si l'équipage a dû avoir quelques sueurs froides.