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Transsibérien : pourquoi il fascine autant les voyageurs du monde entier ?
Publié le 04/01/2021

NatureRussie

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Le Transsibérien est un réseau ferroviaire bien connu des voyageurs. En plus de cent ans d'existence, il est devenu mythique. Il relie la Russie d'ouest en est. Selon les itinéraires, il traverse trois pays pour arriver en Chine et devient ainsi le Transmongolien. Il inspire autant qu'il fascine, mais pour quelles raisons ?

© Jaturun Phuengphuttharak / 123RF

Qu'est-ce que le Transsibérien ?

Le Transsibérien est le plus grand réseau ferroviaire du monde, long de 9289 kilomètres, il relie Moscou à Vladivostok, ville russe proche de la frontière chinoise en passant par la Sibérie. Mais attention au "jetlag", le Transsibérien traverse 7 fuseaux horaires !

Quand la construction a débuté en 1891, le réseau avait pour nom "la grande route sibérienne". Il existe souvent une confusion entre le nom du réseau ferroviaire et celui des trains, en réalité chaque train (il y en a une douzaine au total) a un nom différent, seule la ligne ferroviaire s'appelle Transsibérien. À sa mise en service, en 1916, cette route ferroviaire permettait alors de faire ce voyage en trois semaines ! Désormais, les trains ont été modernisés, le voyage de Moscou au terminus s'effectue en sept jours. Plus de 900 gares sont desservies.

Les voyageurs bifurquent aussi le plus souvent sur le Transmongolien, ligne ferrée qui traverse trois pays, la Russie, la Mongolie et la Chine. Ce réseau ferroviaire unique est source de grande richesse culturelle et promet aux voyageurs d'être surpris par une multitude de paysages, des montagnes de l'Altaï au désert de Gobi en passant par le Lac Baïkal.

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L'expérience fascinante du slow tourisme pour les voyageurs

De nombreuses personnes ont pour projet de voyager sur le Transsibérien. Certains en rêvent et préparent leurs itinéraires bien à l'avance. L'organisation est d'ailleurs à ne pas prendre à la légère. N'oubliez pas de faire vos demandes de visas, si vous souhaitez visiter les trois pays. Pour le Transmongolien, par exemple, il est conseillé de réserver ses billets plusieurs semaines à l'avance. Une fascination que les Russes eux-mêmes ne comprennent pas forcément. Rester enfermé dans un train pendant plusieurs jours n'est pas au goût de tous ! Mais voyager lentement est un des critères des voyageurs. Les trains allant à une vitesse de 60 km/h, c'est une vie au ralenti qui se déroule durant plusieurs jours et qui permet d'apprécier les petits plaisirs de la vie, des paysages au quotidien à bord du train.

Le Transsibérien traverse 7 fuseaux horaires, il faut donc compter 7 heures de décalage horaire entre Moscou et Vladivostok. Le voyage peut s'annoncer éprouvant, mais c'est une réelle expérience. Les journées peuvent alors durer 23 ou 25 heures selon le sens du voyage.

Un confort modéré

À bord du train, plusieurs classes sont disponibles, toutes ont un confort différent pour passer plusieurs jours sur les rails. Tout dépend du budget et du "mood" dans lequel vous êtes. Dans tous les cas, rien à voir avec l'Orient-Express, ici, le luxe n'est pas un critère de sélection. La 3ème classe, moins chère, est la plus adoptée et l'ambiance dans les wagons y est souvent conviviale !

Dans certains trains, c'est aussi un voyage culinaire qui prend forme. Plusieurs plats sont proposés et si vous traversez les trois pays, vous dégusterez la cuisine de chacun d'eux. Les wagons-restaurants étant changés en Chine, en Mongolie et en Russie. C'est aussi un moment de convivialité lors duquel les voyageurs se rencontrent et peuvent manger ensemble sur des tables de quatre. Le soir venu, selon la classe choisie, les wagons se présentent comme des dortoirs aux nombreux couchages.

© Michael Sheridan / 123RF

Transsibérien et expérience sociale

Les rencontres, c'est aussi ce qui fait la particularité du Transsibérien. Selon la durée de votre trajet, vous en ferez forcément, à bord d'un wagon, pour partager un repas ou un verre par exemple. Certains, pour vivre l'expérience Transsibérien à 100 %, choisissent même un train direct et sans arrêt, pour vivre, le temps d'une semaine, une vie de nomade en compagnie de voyageurs qui optent pour le même mode de vie éphémère. Mais c'est aussi l'expérience d'un moment unique pour se reconnecter à soi, pour lire, pour observer les gens ou les paysages époustouflants qui défilent.

Des trésors de la nature à chaque escale

Au cours du voyage, vous pourrez faire plusieurs escales pour visiter des villes, des monuments ou des lieux mythiques et ainsi reprendre un autre train plus tard. Le lac de Baïkal, plus grande réserve d'eau douce du globe, est une des escales favorites des voyageurs. Étendu sur 600 km, il s'agit aussi du lac le plus profond au monde. Situé en Sibérie, au nord de la frontière mongole, il est différent à chaque saison. L'hiver, le lac est prisé des amateurs de chiens de traîneau ou des patineurs sur glace.

© Alexey Zakirov / 123RF

En Mongolie, après avoir admiré les steppes et les paysages mêlant plaines, collines et yourtes, beaucoup de voyageurs s'arrêtent à Oulan-Bator, la capitale. L'occasion de visiter les temples bouddhistes, assister à un spectacle traditionnel mongol, arpenter les rues et manger ou boire un verre dans les nombreux bars et restaurants.

© hecke /123RF

Voyager en Transsibérien ou Transmongolien, c'est la certitude de vivre un moment unique et dépaysant fait de décors époustouflants. Et de découvrir des villages plus reculés. En Russie, Oulan-Oude est une des destinations favorites des voyageurs. À 38 km de là, en Bouriatie, se trouve le plus grand temple bouddhiste de Russie, le datsan d'Ivolga. Il s'agit d'un centre bouddhique dont l'architecture est à couper le souffle !

© saiko3p / 123RF

Moscou, Saint-Pétersbourg ou encore Pékin sont également des escales très fréquentées par les voyageurs. Mais parfois, ces grandes villes sont en inadéquation avec le moment vécu, surtout pour ceux qui voyagent seuls. Et ce qui est enrichissant sur le Transsibérien, c'est que chaque escale est une expérience différente. En Mongolie, un passage est quasi-obligatoire par le désert de Gobi, qui recouvre un tiers du pays. Dépaysement assuré !

© Matyas Rehak / 123RF

Le Transsibérien, une source d'inspiration pour les artistes

Au-delà de l'expérience que procure ce voyage, il est aussi source d'inspiration pour de nombreux artistes. Monter dans un train du Transsibérien invite à la rêverie en ouvrant les vannes de l'imaginaire.

Plusieurs artistes ont trouvé l'inspiration lors d'un voyage sur le Transsibérien. Écrivains, musiciens, poètes...
À l'instar de Blaise-Cendrars qui a écrit un poème au tout début de la mise en service du réseau ferroviaire en 1913 : "La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France". Ce poème conte l'histoire d'un jeune homme, Blaise Cendrars lui-même, qui part en voyage sur les routes du Transsibérien en compagnie d'une jeune femme, Jeanne. Celle-ci se révélera être en réalité une fille de joie.

En 2015, Thylacine, producteur de musique électronique, a décidé de se lancer le défi de trouver l'inspiration en traversant la Russie par le Transsibérien. Un pari réussi puisqu'il a donné lieu à un album qui trouva instantanément le succès et intitulé Transsiberian . Un album particulier et original puisque, lors de son voyage, le producteur a réussi à capturer des sons reflétant des moments vécus à bord du train et de ses visites. On peut y entendre le bruit des rails, du vent, des gens ou encore des chants chamaniques.

Le clip du titre Train est le miroir de la multitude de paysages qui longent le Transsibérien. Et ce projet a également donné naissance à un documentaire en plusieurs épisodes produit par France TV. Si ce n'est pas là une preuve de plus que le Transsibérien fascine...