French bee : on a testé le premier vol Paris-Tahiti en low cost
Publié le 29/05/2018 Modifié le 30/05/2018

TransportPolynésie

Twitter Facebook 1 partage

Nous avons testé le premier Paris-Papeete de la compagnie aérienne low cost French bee, via San Francisco. Au total, une vingtaine d'heures de vol et une escale un tantinet compliquée.

Vendredi 11 mai 2018, 16h. Arrivée à Paris-Orly, terminal sud. Une pancarte à taille humaine annonce le vol inaugural Paris-Orly Tahiti, et « le luxe de voyager moins cher. » Oui, car la raison d'un tel engouement, c'est bien l'aspect low cost (ou smart cost, comme préfère l'appeler Marc Rochet, à la tête de la compagnie) de ce vol. Un vol de plus de 20h et avec une escale en Californie.

Nous prenons donc place à bord d'un A350-900 tout neuf, en Premium (configuration 2-3-2) à l'aller et en éco (configuration 3-4-2) au retour. 411 places, sièges ZIM (identiques à ceux de la Lufthansa), tablettes tactiles, et même, service de wifi à bord... Au décollage, on a le plaisir de constater que l'appareil est vraiment silencieux.

L'arrivée de l'appareil sur le tarmac

L'arrivée de l'appareil sur le tarmac
© Cindy Neves

Le premier vol French bee (Paris-San Francisco) dure dix heures. Résultat : on se précipite sur les écrans. C'est là que le premier point négatif apparaît. Le choix est assez restreint pour un vol aussi long. Heureusement que le passage au dessus du Groenland nous distrait un moment. Autrement, pour 25 euros de l'heure, on peut utiliser le wifi.

Régulièrement, le personnel de bord passe entre les rangées. Le service « à la carte » exige qu'il soit particulièrement vigilent. En effet, avec un prix cassé à ce point, tous les services sont optionnels : le bagage en soute, les snacks, les repas... Par conséquent, à bord, c'est au cas par cas. Ce qui peut d'ailleurs ralentir un peu le rythme des stewards.

7 sièges de front dans la Premium

7 sièges de front dans la Premium
© Cindy Neves

Mais le gros problème de cette liaison, c'est bien l'escale à San Francisco. Alors que chez Air France et Air Tahiti Nui, qui font escale à Los Angeles, les bagages sont directement acheminés à Papeete, la petite sœur d'Air Caraïbes exige que l'on récupère sa valise et qu'on la réenregistre, après avoir passé le contrôle des passeports et avant de repasser la douane. Marc Rochet affirme que la situation est « provisoire. » En attendant, malgré près de trois heures d'escale, c'est juste à temps que l'on saute dans le deuxième avion, direction Papeete.

De nouveau, un long trajet, dont une grande majorité se fera les hublots fermés. Ce n'est qu'à 5h du matin que l'avion se posera à Tahiti, où l'on est accueilli par des vahinés nous offrant des colliers de fleurs.

Un personnel très jeune

Un personnel très jeune
© Cindy Neves