• Menu Fermer
  • Easyvoyage, comparateur de voyages et vol
    • Vol
    • Hôtels
    • Séjours
    • Clubs
    • Bons Plans
    • Guide
    • Plus
      • Idées Voyage
      • FlightDeal
      • Camping
      • Circuit
      • Voitures
      • Easy-EcoComparateur
Testé pour vous : le gouffre de Padirac... dans le noir !
Publié le 03/06/2017 , Modifié le 12/06/2017

NatureFrance

Twitter Facebook 3459 partages

Le gouffre de Padirac est le plus grand de France. Pour vous, je suis allée visiter ce magnifique site naturel. Mais attention, on descend façon Edouard-Alfred Martel, à la lanterne. Il est celui qui, le 9 juillet 1889, découvrit ce qui est aujourd'hui le premier site souterrain de France.

  • Twitter
  • Facebook
  • On entre par un grand bâtiment
    On entre par un grand bâtiment
  • On se sent tout petit
    On se sent tout petit
  • Une mini jungle dans le gouffre
    Une mini jungle dans le gouffre
  • Le chemin est long jusqu'à l'entrée
    Le chemin est long jusqu'à l'entrée
  • Munis uniquement de ces petites lanternes
    Munis uniquement de ces petites lanternes
1

Chapitre 1 : niveau de la mer

14h. Arrivée sur les lieux. Il fait beau, il fait chaud. Alors, l'idée de s'engouffrer sous terre à cet instant précis... Mouais. Mais qu'à cela ne tienne, nous sommes là pour ça !

Plus on avance, plus le trou béant de 35 mètres de diamètre et se jetant à 75 mètres de profondeur est impressionnant. Là, on ne peut pas se tromper, on est arrivé. Mais tout de même, la grande bâtisse juste à côté, faisant office d'accueil aux visiteurs est flanquée d'un grand panneau « Gouffre de Padirac », écrit en majuscules rouges. Au cas où on aurait encore un doute.

Alors non, on ne saute pas directement en parachute et non, on ne descend pas en rappel non plus. Visite façon Martel oui, mais version XXIème siècle. On va plutôt passer par le bâtiment d'accueil, dans lequel une petite boutique-souvenir fait de l'oeil aux visiteurs. Le guide nous tend les fameuses lanternes et nous prenons l'ascenseur (XXIème siècle, on vous dit), direction l'entrée du gouffre.

Pour la descente, deux options : C'est l'ascenseur à 100 %, ou fifty-fity avec les escaliers. Nous, on a voulu jouer les héros. Lanternes en main, nous descendons les marches d'un escalier style Eiffel de 208 marches. Info a retenir : au total, la visite comporte 560 marches.

Chapitre 2 : - 75 mètres

D'en bas, la vue est encore plus étonnante. C'est d'ici que le gouffre prend toute son ampleur. Une lumière moins diffuse, une atmosphère rafraîchie et un air très humide. Les parois ressemblent à des murs végétaux, quant au sol... Bref, mieux vaut être munis de baskets adhérentes ! On entend les nombreuses gouttes s'écouler en long filet et s'éclater sur le sol. Et enfin, une légère bruine continue s'ajoute à toute cette flotte. Brushing : inutile.

Lanternes allumées, on nous donne quelques informations avant d'entrer et on nous montre les petites marches qui vont nous conduire à la grotte. Les marches, irrégulières, sont trempées. Il faut y aller très doucement car, entre l'humidité et la végétation, les chances de glissade sont largement multipliées. C'est parti ! On dit bye bye à la lumière du jour et on s'engouffre de notre plein gré dans la noirceur de la grotte.

Chapitre 3 : - 103 mètres

Premier constat : les lanternes ne servent strictement à rien. L'obscurité est totale. Là, on dit chapeau Martel! Mais l'idée pour éviter la chute, c'est de rester un peu en arrière et de suivre avec grande prudence la lanterne devant, qui fait office d'éclaireur. On avance doucement, vraiment tout doucement. En tâtant le sol de la pointe des pieds, des fois qu'il y aurait un escalier.

Second constat : il fait frais. Pas plus de 13 degrés. On n'oublie pas les petites vestes, voire le manteau pour les plus frileux. La découverte du gouffre en t-shirt, on oublie.

La marche dure peut-être dix minutes. Un quart d'heure. Vingt minutes ? Impossible de savoir. La seule chose qui compte, c'est de ne pas tomber. Finalement, on finit par s'arrêter et le guide nous dit que les barques nous attendent. Mais c'est à peine si on les voit. Rectification : la seule chose qui compte, c'est d'atterrir dans les barques et non pas à côté des barques, dans une eau à 12 degrés, tout habillé.

Opération réussie. Nous posons enfin nos lanternes et nous nous laissons mener jusqu'au prochain point. Et là, ô joie ! On a le droit à quelques explications concernant la découverte du gouffre pendant la traversée et à quelques instants de silence, durant lesquels le seul bruit est celui des rames s'enfonçant tout doucement dans l'eau. Tout est paisible.

Chapitre 4 : Lumières, s'il vous plaît !

Une fois arrivés, après quelques minutes, la marche recommence. Toujours dans le noir. Dommage que l'on ne puisse pas voir ce que l'on nous explique. Mais bonne nouvelle : nous arrivons sur l'un des plus beaux spots du gouffre et les lumières ne vont pas tarder à s'allumer. Pour ma part, l'attente est longue. Je pense savoir ce qui m'attend. Les lumières s'allument.

J'étais loin du compte. C'est magnifique. Une eau turquoise et translucide dans des trous rocheux, juste en-dessous d'un plafond voûté. On dirait des thermes. On s'y baignerait. Quoique, même si c'est interdit, l'eau qui tombe en continue dans le gouffre suffit largement à être mouillé. Si ce n'est que ça ! Ce spot est appelé la Pile d'assiettes, en raison des creux formés par la roche et qui s'empilent. Le mieux, c'est que nous sommes en plein dans « la salle du grand dôme », avec une hauteur sous-plafond de 94 mètres.

Une pierre claire, jaune, éclairée par les spots, contraste avec le bleu limpide de l'eau. Le spectacle est au rendez-vous. On prend son temps, on découvre. On apprécie. Puis, on continue, on monte et on descend un énorme escalier. Et toujours le même spectacle.

Epilogue : La remontée

Le temps est déjà écoulé, il faut regagner la surface de la terre. Direction les barques pour une nouvelle traversée en sens inverse. Là, à la lumière, on voit la taille de ce qui sert de couloir à notre barque et la hauteur des parois. On aperçoit également quelques petits mollusques au fond de l'eau. C'est étrange de savoir qu'on a déjà traversé, sans même se rendre compte de ce qu'il y avait juste à côté de nous.

On remonte à 75 mètres de profondeur. On prend les escaliers, puis l'ascenseur. Oui, les héros, ça se joue une fois, pas deux. On ressort, on pose les pieds sur le bitume, totalement aveuglé par la lumière du jour. La notion du temps se perd un peu dans le gouffre. C'est vrai qu'il n'est que 16h.
A noter que le Gouffre de Padirac propose trois "soirées explorateurs" au mois de juillet (les 11, 21 et 28) durant lesquelles les visiteurs découvrent le site dans les mêmes conditions, en totale obscurité. Le reste du temps, la visite est faite à la lumière.

En bonus, une petite vidéo de l'excursion

Vous aimerez également :

- Nous avons testé tous les clubs labellisés des Canaries