Sicile : pourquoi l'éruption de l'Etna intrigue les scientifiques ?
Publié le 17/01/2019 Modifié le 30/01/2019

EnvironnementItalie

Twitter Facebook 4762 partages

Le volcan le plus actif d'Europe est entré en éruption il ya quelques jours, comme chaque deux ans en moyenne. Cette éruption particulière regroupe des caractères inédits qui inquiètent notamment les spécialistes et les locaux.

 

Situé à proximité de la ville de Catane et de Taormina,l'Etna,vieux de 300 000 ans s'est réveillée fin 2018. Culminant à plus de 3 300 mètres d'altitude, ses caractéristiques géologiques en font une montagne unique, de par sa taille comme de par la récurrence de ses éruptions, soit tous les deux ans. Le plus haut volcan d'Europe est entré en éruption le 24 décembre 2018.

Crachant de la lave et du cendre depuis son sommet comme depuis son flan, le volcan a eu un séisme de magnitude 4,8, ce qui a engendré 30 blessés légers et provocant l'évacuation de 600 habitants.
« Des gens offrent l'hospitalité à ceux qui dorment dans leur voiture », confie Giusi, du restaurant Le 5 Botti, à Santa Venerina. Dans son établissement, les dégâts du tremblement de terre se sont limités à des verres et des bouteilles de vin cassés. « On a peur, mais on est habitués. »

Plus fort que d'habitude

Plus fort que d'habitude
© Salvatore Virz / 123RF

Selon les scientifiques et experts sur place, il faut se méfier des prochains tremblements de terre car il est impossible de les prévoir. Cependant le séisme de 4,8 sur l'échelle de Richter, d'une intensité modeste mais supérieure aux autres, a intrigué les scientifiques. Comment l'expliquer ? L'Etna se situe sur un réseau de failles terrestres. En entrant en éruption, il aurait fait bouger l'une d'elles. Au niveau historique, les derniers tremblements qui ont fait des dégâts remontent à 1979 lorsque le volcan avait surpris quelques touristes au sommet. Au XVIIe siècle, ses coulées de lave avaient atteint la ville de Catane.
Peut-on prévoir son prochain grand réveil ? « Non, on peut annoncer une éruption, explique Jacques-Marie Bardintzeff. Mais jamais son intensité. » En attendant, les passionnés de volcan et les randonneurs aguerris devront renoncer, pendant au moins quelques semaines, à atteindre son sommet.