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République dominicaine : fin du boycott des pilotes
Publié le 04/04/2014

TransportRépublique dominicaine

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Voilà enfin une bonne nouvelle dans le dossier des pilotes français emprisonnés arbitrairement en République dominicaine depuis près d'un an dans une sombre affaire de trafic de drogue. Le SNPL France ALPA suspend sa consigne de boycott des vols vers la République dominicaine, estimant que sa décision a fini par payer. En effet, le syndicat affirme que son action auprès de la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (Ifalpa) a abouti à placer la République dominicaine sous le statut de "déficience critique" en termes de sûreté. En parallèle, le travail des organisations de pilotes et des autorités françaises a permis d'obtenir des avancées significatives dans le dossier, notamment la perspective d'une audience, prévue le 25 avril prochain, au tribunal de Saint-Domingue. Lors de cette audience, la justice dominicaine s'est engagée à statuer à la fois sur une remise en liberté conditionnelle et sur le fond de l'affaire, assure le SNPL, qui espère la justice dominicaine prendra en compte ce signe d'apaisement.

Plage de Punta Cana

Plage de Punta Cana
© EASYVOYAGE

Voilà enfin une bonne nouvelle dans le dossier des pilotes français emprisonnés arbitrairement en République dominicaine depuis près d'un an dans une sombre affaire de trafic de drogue. Le SNPL France ALPA suspend sa consigne de boycott des vols vers la République dominicaine, estimant que sa décision a fini par payer. En effet, le syndicat affirme que son action auprès de la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (Ifalpa) a abouti à placer la République dominicaine sous le statut de "déficience critique" en termes de sûreté. En parallèle, le travail des organisations de pilotes et des autorités françaises a permis d'obtenir des avancées significatives dans le dossier, notamment la perspective d'une audience, prévue le 25 avril prochain, au tribunal de Saint-Domingue. Lors de cette audience, la justice dominicaine s'est engagée à statuer à la fois sur une remise en liberté conditionnelle et sur le fond de l'affaire, assure le SNPL, qui espère la justice dominicaine prendra en compte ce signe d'apaisement.

La République dominicaine sous le statut de "déficience critique" en termes de sûreté

Le SNPL avait demandé le 25 février dernier aux pilotes français de ne plus assurer les liaisons vers cette destination phare du tourisme dans les Caraïbes pour dénoncer l'emprisonnement arbitraire de Pascal Fauret et Bruno Odos. Cet appel a été suivi par de nombreux pilotes et a conduit certaines compagnies, notamment Air France, à réaménager en profondeur leur desserte en diminuant de façon importante le nombre de vols vers la République dominicaine. Pour rappel, ces deux pilotes étaient aux commandes d'un avion privé devant décoller de l'aéroport de Punta Cana le 20 mars 2013, à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis par l'agence anti-drogue dominicaine. Ce Falcon 50 appartenait au lunetier français Alain Afflelou mais avait été affrété par une société de location, SN-THS, installée en France. Le seul tort de Bruno Odos et Pascal Fauret est d'avoir été les pilotes d'un avion dans lequel ont été placés 700 kilos de cocaïne conditionnés dans 26 bagages, avec la complicité de plus de 35 personnes de l'aéroport de Punta Cana, autorités aéroportuaires et douanières comprises. Le syndicat rappelle que les pilotes d'un vol de transport public n'ont aucun pouvoir de douane ou de police qui les autoriseraient à vérifier le contenu des bagages de leurs passagers.

L'audience du 25 avril prochain sera déterminante

Les deux hommes sont enfermés dans le quartier de haute sécurité de la prison d'Higüey située à une centaine de kilomètres de Punta Cana, et le syndicat affirme qu'une impressionnante série de dysfonctionnements se sont succédées : " plusieurs juges ont successivement été désignés puis récusés pour trancher cette affaire. Plus de 12 renvois ont été prononcés et les responsables qui ont mené les arrestations ont été remplacés ". D'autres actions seront rapidement entreprises si " ces avancées significatives ne se concrétisent pas ". L'issue de l'audience du 25 avril prochain sera donc déterminante pour les pilotes emprisonnés sans charge depuis plus d'un an, mais aussi pour les touristes qui souhaitent se rendre cet hiver dans la première destination long-courrier chez les voyagistes français, desservie par les compagnies Corsair International, Air France, Air Caraïbes et XL Airways. On espère vivement que le jugement sera favorable à nos deux pilotes, d'abord pour leur liberté, ensuite pour la République dominicaine et son tourisme, et pour tous les voyageurs désireux de se rendre dans cette île paradisiaque ces prochaines semaines !