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Comment les compagnies aériennes pourraient réduire leurs émissions de CO2 ?
Publié le 03/12/2019 , Modifié le 04/12/2019

EnvironnementFrance

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Les avions sont connus pour leurs grandes consommations de carburant, ce qui contribue largement au réchauffement climatique. Alors baisser son bilan carbone du jour au lendemain ne va pas être chose facile.

 

 
© IMSS/123rf

Le slogan suédois " Flygkam" qui signifie "la honte de prendre l'avion", prend de plus en plus d'ampleur en Europe, voire dans le monde. Et pour cause, cette phrase est née en conséquence de l'émission excessive des avions en CO2. En effet, les déplacements aériens sont responsables de 2% des émissions de CO2 dans le monde, et de 5% du réchauffement climatique. Après des vagues de critiques, les compagnies aériennes ont été forcées de trouver des solutions au plus vite, sous peine de grèves ou de boycott.

Plusieurs constructeurs aéronautiques ont prévu de se lancer dans des projets d'avions entièrement électriques, comme Airbus avec le "Bird of prey". Mais le problème avec un tel appareil, c'est qu'il ne sera utilisable que pour des trajets courts, notamment régional. De plus, il ne pourra prendre que la moitié des passagers d'un vol non électrique. Les différents allers-retours ne vont donc rien changer à la pollution actuelle.

Une solution imaginée par certaines compagnies consiste à compenser le taux élevé d'émissions de CO2. C'est-à-dire ne pas toucher aux avions, mais planter plus d'arbres. Ou encore utiliser moins de plastiques dans les aéroports, et dans les avions. Des solutions décriées au plus haut point par les défenseurs de la planète, puisque cette technique ne réduit en rien les émissions des avions. C'est juste du travail en amont, un travail dit « normal » de la part des grandes enseignes.

 

 
© EASYVOYAGE/capture

Comment agir vite ?

À court terme, le mieux, serait la pratique de l'éco pilotage, avec plusieurs petits détails souvent négligés, mais qui pourrait bel et bien réduire la consommation. Les avions ont pour habitude de transporter avec eux un surplus de kérosène, diminuer cette quantité, et ne laisser que le carburant nécessaire au voyage, réduirait la consommation de l'appareil. Cette solution doit se synchroniser avec la bonne conduite du pilote.

Les pilotes de l'air peuvent eux aussi participer à cette baisse de consommation en optimisant leurs pilotages. L'avion n'a besoin que d'un moteur pour le décollage et l'atterrissage, utiliser les deux n'est donc pas nécessaire, ça permettrait de consommer moins d'énergie. Le chemin choisi est aussi une partie importante, « Au stade de la préparation du vol réalisée par un spécialiste dédié (un "dispatcher'' dans notre jargon) à l'aide de logiciels spécifiques. Ce travail permet à l'équipage de choisir une route optimisée en donnant toujours une priorité absolue à la sécurité quand, avec l'aide de logiciels spécifiques, le pilote choisit comment optimiser son trajet ». Précise Éric Prévot, commandant de bord sur Boeing 777 et porte-parole des opérations aériennes chez Air France.

Le consommateur peut aussi contribuer à la baisse d'émission de CO2 des avions. Dans un premier temps ne pas dépasser le poids autorisé pour un bagage lors d'un voyage. Même si ce n'est que quelques kilos, si tout le monde le fait, il y aura moins de consommations. Pour un trajet court, privilégiez le train voire la voiture ou le covoiturage. Pour un trajet plus long, et donc l'obligation de prendre l'avion, pour compenser, le mieux serait de se rendre à l'aéroport en transport en commun, si possible même à pied. Et n'oubliez pas, de tous les appareils les plus polluants, l'avion est loin le premier.