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Suite de "l'affaire du bisou" en Tunisie : la sentence est tombée
Publié le 20/10/2017

SociétéTunisie

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En Tunisie, la condamnation d'un français et d'une tunisienne pour un simple "bisou" déchaîne les passions depuis quelques semaines. Le pays tout entier s'est mobilisé pour défendre ce couple et plus généralement les avancées sociales du pays. Sur les réseaux sociaux, on peut voir des photos de baisers en signe de solidarité et même une pétition. Un député tunisien a soutenu que l'issue de cette affaire affecterait l'image du pays et le tourisme. Malgré cela, la sentence du procès en Appel, qui s'est déroulé hier, n'a pas été beaucoup plus clémente que la précédente.

Les deux accusés certifient s'être simplement enlacés, tandis que le porte parole du parquet, Sofiène Sliti, affirme : "ils n'ont pas été arrêtés pour un baiser, le couple était nu" . Si l'exactitude des faits est difficile à déterminer, les exactions des policiers sont soulignées. Violences, manquements à la procédure pénale (auditions menées avant le placement en garde à vue, en arabe, alors que le français ne parle pas cette langue), la toute-puissance policière et la surveillance des moeurs sont pointées du doigt par une polémique qui depuis, secoue la Tunisie. Les avocats de la défense -qui pour la plupart plaidaient bénévolement- avaient demandé l'acquittement. L'homme avait été condamné à quatre mois et demi de prison ferme, sa compagne trois.

Pour ce député, l'issue du procès à des conséquences sur l'image du pays et le tourisme

Des personnalités, des intellectuels ou de simples citoyens tunisiens ont lancé un "festival de bisous" et une pétition sur les réseaux sociaux, mais cette mobilisation collective n'a pas suffit à faire acquiter les accusés.

Raouf El May, un député tunisien : "Voici un bisou en public, à quel poste de police dois-je me rendre pour subir ma peine de prison ? "

Pour beaucoup, cette condamnation remet en cause les avancées sociales de la Tunisie. "L'affaire du bisou" a déchaîné les passions, mais la justice tunisienne est restée impartiale hier, lors du procès en Appel : les deux accusés ont écoppé de peines inférieures de quelques semaines à celles prononcées en première instance. Pour rappel, Nessim Ouadi, un trentenaire français de Marseille et son amie tunisienne ont été arrêtés dans la nuit du 29 au 30 septembre sur le bas côté d'une route touristique à proximité de la ville de Gammarth, pour s'être embrassés dans leur voiture. Les chefs d'accusation ? "Atteinte à la pudeur" et "outrage à agent".

En prison pour un simple bisou ?

En prison pour un simple bisou ?
© snehit/123RF