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Près d'un quart de la population mondiale menacée par une pénurie d'eau
Publié le 20/08/2019 568 partages

EnvironnementQatar

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Et si le monde se dirigeait vers une crise alimentaire sans précédent ? C'est l'hypothèse que révèle un rapport publié par le World Resources Institute (WRI - Institut des ressources mondiales) le 6 août dernier, et qui alarme sur une probable pénurie d'eau à venir dans de nombreux pays du monde.

 

 
© andreykuzmin/123RF

 

Qatar, Israël, Liban, Iran ... La liste dressée par le World Resources Institute constate que les ressources en eau disponible sont à un niveau dangereusement faible dans une majeure partie du monde. Une situation de "stress hydrique" (c'est-à-dire lorsqu'une ressource est insuffisante pour répondre aux différentes activités humaines et aux besoins de l'environnement.) "très grave" selon l'institut qui affirme que plusieurs pays sont proches du "jour zéro", durant lequel plus aucune eau ne sortira du robinet.

Pour publier son rapport, l'institut s'est basé sur la disponibilité en eau dans les pays concernés. Une disponibilité inférieure à 1700 mètres cubes par an et par personne conduit à une situation de stress hydrique. Dans ce cas de figure, près d'un quart de la population mondiale pourrait être concernée à court et moyen terme par une pénurie d'eau.

Les pays arabes fortement touchés

Le rapport pointe également du doigt la situation alarmante dans les pays arabes ou près de trois-quarts des habitants vivent en dessous du seuil de pénurie d'eau. Dans la majorité des cas, la consommation d'eau est monopolisée par plusieurs secteurs de production "l'agriculture, l'industrie, et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne" explique l'institut.

Plus préoccupant encore, la moitié des habitants des pays arabes vivraient avec moins de 500 mètres cubes. Un seuil extrême observable en Égypte ou en Libye notamment. "La pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflits, de migrations, et d'instabilité financière", alerte Andrew Steer, directeur du World Resources Institute qui met également en avant les risques à venir en Europe, particulièrement en Espagne ou au Portugal, de plus en plus souvent touchés par des périodes de canicule.

En 2015, l'Organisation des Nations unies (ONU) avait déjà alerté dans son rapport annuel qu'au rythme actuel "le monde devrait faire face à un déficit hydrique global de 40 %" dès 2030.