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Jacques Chirac et le Japon, une grande histoire d'amour
Publié le 27/09/2019

SociétéJapon

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La nouvelle est tombée hier dans la journée, l'ancien président de la République française, Jacques Chirac, s'est éteint à l'âge de 86 ans. On doit à ce grand homme (1,90 mètres tout de même), le musée du quai Branly, tourné vers les arts des civilisations africaines, asiatiques, américaines et océaniennes. Mais la culture qu'il aimait le plus est sans conteste celle du Japon. Entre Chirac et ce pays, c'est l'amour fou. Mais pourquoi donc ?

 

Jacques Chirac a voyagé dans le monde entier de par sa fonction de président de la République. Mais ce n'était pas l'unique raison de ces déplacements. Il était avant tout passionné par les cultures lointaines. Et s'il y a bien un continent qui a eu sa préférence, c'est l'Asie. Et plus précisément le Japon où il se rendra à de nmbreuses reprises. Mais comment la culture et les traditions de ce pays, pourtant si éloignées du bon vivant qu'il était, ont su conquérir son cœur ?

Jacques Chirac met les pieds pour la première fois au Japon à l'âge de 21 ans, bien avant de devenir président de la France. Il ne le sait pas encore, mais ce ne sera certainement pas la dernière. Au cours de sa vie, il ira une quarantaine de fois, voire une cinquantaine. Lui-même ne sait plus exactement. En visite d'État ou à titre privée, c'est toujours un plaisir pour lui de retrouver la culture nipponne.

Un profond respect pour l'Histoire du Japon

Un profond respect pour l'Histoire du Japon
© kchung/123rf

Libération nous rappelle que c'est avant tout d'une Histoire qu'il tombe amoureux. Celle du Japon, pour laquelle il voue une fascination impressionnante, à la fois pour la dimension chevaleresque et épique qui anime les relations entre Japonais et pour la loyauté et les valeurs qui émanent des échanges humains. Cette fascination le conduit à avoir une connaissance quasi-académique de l'Histoire du Japon. Littérature ancienne et moderne, poésie, théâtre, chant... Aucune discipline ne lui échappe.

Il avoue même, en 1996, devant un amphithéâtre rempli d'étudiants japonais, à l'université de Keio : "J'ai étudié avec passion les mythes fondateurs de l'archipel et ses grandes épopées. J'ai été séduit par la virtuosité de vos potiers, par l'élégance de votre architecture, l'harmonie de vos jardins, le raffinement esthétique et la sensibilité de votre théâtre, par le rituel des lutteurs de sumo. Ainsi est née ma passion pour la Japon."

Une fascination pour les coutumes japonaises

Une fascination pour les coutumes japonaises
© aqtaro2017wx/123RF

"Élégance", "raffinement" et "harmonie" étaient les mots qu'il employait régulièrement pour qualifier la culture japonaise. De la cérémonie du thé, aux combats de sumos, en passant par la gastronomie japonaise, Chirac était incollable.

Ce qui le fascine dans tous ces domaines, c'est avant tout les rituels, souvent strictes et minutieux qui sont l'expressions de nombreuses notions religieuses ancestrales. En effet, alors que la cérémonie du thé se déroule au millimètre près, suivant un protocole très précis, les sumos se soumettent à une préparation mentale et physique rigoureuse avant n'importe quel combat. Cette dernière est souvent plus importante que le match lui-même.

Avant même qu'Internet ne soit accessible dans tous les foyers de France et de Navarre, Chirac se procurait, grâce à l'ambassade du Japon, des cassettes de sumos, nous rappelle Libération. Et après avoir eu le câble, il s'arrangeait pour ne louper aucun combat.

Un amour réciproque

Chirac aimait le Japon et le Japon le lui rendait bien. En effet, cet amour était à double sens. À de nombreuses reprises, les journaux japonais déclaraient leur affection au Président de la France. À Tokyo, Chirac devient " Chirac San ", nous précise Le Parisien. Une revue conservatrice du pays avait même déclaré qu'"Aucun Européen n'a une connaissance plus parfaite du Japon que la sienne."

Présage de cet amour inconditionnel ou simple coïncidence, un masque de théâtre japonais du XVIIIe siècle, exposé au musée Georges-Labit, à Toulouse, s'avère être la représentation parfaite de Jacques Chirac.

Dernière preuve de cette entente de longue date, ce 26 septembre 2019, date de la mort de Jacques Chirac, les Japonais ont rendu un dernier hommage à l'ancien président de la République.