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Peut-on concilier un voyage en avion et sa conscience écolo ?
Publié le 11/09/2019 5 partages

TransportFrance

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Vivre au nom de la protection de l'environnement et voyager en avion pour s'évader sont deux activités diamétralement opposées. Ou pas, voici quelques astuces pour concilier à la fois sa conscience écolo et ses émissions de CO2.

 

 
© Daniil Peshkov / 123RF

Actuellement, il n'est pas rare de rencontrer des personnes et des entreprises qui financent volontairement des projets à but de protéger l'environnement afin de réduire leurs émissions de CO2. Cependant, la méthode est critiquée. Enfin dans ce cas suivant : prendre l'avion tout en ayant une bonne conscience écolo, est-il facile de concilier ces deux projets ? Face à ce dilemme, des sociétés proposent une solution... payante, c'est le cas avec le leader du marché suisse s'appelle Myclimate.

Cette fondation à but non lucratif a vu une progression de 40% de ses recettes l'année dernière. Et ses recettes sont en progression avec près de quatre fois fois plus de clients privés en quelques mois.
De quoi s'agit-il ? Myclimate offre un service en ligne pour calculer et compenser volontairement ses émissions de CO2. Selon la fondation zurichoise, deux places sur un vol Genève-Tokyo émettent 7,5 tonnes de CO2. Ainsi en faisant l'achat de 215 francs de certificats de compensation carbone, la pollution engendrée serait annulée. Ce projet a pour but final de compenser les émissions de CO2 via des projets environnementaux à l'étranger.

Que fait-il avec cet argent ?

L'organisme offre cet argent à divers projets comme le remplacement de petites cuisinières domestiques en Afrique. Le principe est simple: l'argent récolté grâce à l'achat de certificats carbone permet d'investir dans des nouvelles cuisinières plus efficaces. En résumé, cette action représente moins d'arbres coupés, et par conséquent moins de CO2 envoyés dans l'atmosphère.
Tous les projets ne sont pas exemplaires. Selon l'une des rares études scientifiques sur cette question, réalisée par un institut allemand de recherche sur l'environnement, 85% des projets de compensation carbone ont peu d'impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les clients se retrouvent donc à donner de l'argent pour des compensations pour du vent. Parmi les projets problématiques, on peut compter la construction d'éoliennes en Turquie dans la région d'Izmir. Les champs d'éoliennes sont à perte de vue.

L'affaire des éoliennes est un sujet controversé expliquer le professeur Mehmet Efe Biresselioglu de l'Université de Izmir. "Les impôts sont presque inexistants dans ce secteur économique et l'achat du courant est garanti à un prix trois à quatre fois plus élevé que le marché". Il ajoute également que l'argent des certificats carbone ne joue presque pas de rôle dans le développement de l'éolien. "Il faut payer des consultants pour écrire les projets environnementaux, remplir la documentation. De plus, il faut payer des sommes importantes pour obtenir la certification officielle" précise-t-il.
De l'autre côté, Myclimate conteste cette analyse : "Ces projets éoliens sont certifiés Goldstandard. Ils ont été contrôlés par des sociétés indépendantes de vérification. Ces projets ont un impact."