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Montréal : la traditionnelle promenade en calèche va être interdite
Publié le 14/05/2019

PolitiqueCanada

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On peut dire que la ville de Montréal est très à cheval sur le principe du bien-être animal. Finie la maltraitance des chevaux, la fameuse promenade en calèche, une attraction touristique majeure dans la ville, ne sera plus d'actualité en 2020.

 

 
© Tinarayna

Valérie Plante, maire de Montréal vient de l'annoncer : d'ici quelques mois, l'une des activités phares de la métropole québécoise sera définitivement interdite. En cause, le mauvais traitement des animaux, ayant fait l'objet de nombreuses plaintes. D'ailleurs, tous les prétextes semblent bons pour dénoncer la souffrance infligée aux équidés. Dernier exemple en date donné par un défenseur de la cause animale : le décès d'un cheval durant l'automne dernier. Des accusations parfois malhonnêtes qui ont le don d'exaspérer les 35 cochers encore en activité.

Il faut savoir que l'industrie de la calèche est une grande tradition au Canada et dans la ville de Montréal. Cela fait des siècles que la place Jacques-Cartier, le parvis de la basilique ou encore le parc du Mont-Royal sont foulés par les sabots toniques et bruyants des chevaux. Le métier de cocher, véritable institution, se mérite. Il faut débourser plus de 500 dollars canadiens (365 euros environ) pour bénéficier du permis de véhicule hippomobile et pour celui de conducteur. Autre atout à prendre en compte, la rentabilité de la profession.

 

 
© Adrian Wojcik/123RF

Très prisées des touristes, les promenades en calèche permettent aux cochers de faire du chiffre. Luc Desparois, alias " le Roi des calèches ", et très connu dans le secteur, gagne en moyenne 85 dollars (56 euros) par personne pour un tour de 60 minutes. Si cette activité permet à certains de vivre, elle est une passion pour la plupart. C'est là que réside le véritable problème. Même si la municipalité propose une compensation financière et souhaite les accompagner vers un nouvel emploi, les cochers résistent et restent totalement réfractaires à cette démarche restrictive : " Nos animaux, ce ne sont pas des voitures qu'on envoie à la casse. Vous n'imaginez pas le sourire qu'ils procurent aux touristes. Cela appartient au patrimoine. Montréal sans calèche, vous imaginez ? "

Quant aux touristes, que pensent-ils de la promenade en calèche ? Si elles ont le don d'enchanter les petits comme les grands, elles constituent aussi un moyen de transport écologique pour visiter Montréal. Mais l'argument semble ne pas convaincre les autorités. Effectivement, la Ville envisage d'ores et déjà les calèches électriques. Nettement moins charmant.