Antarctique : 333 cétacés tués par les japonais
Publié le 13/04/2018 Modifié le 17/04/2018

EnvironnementJapon

Twitter Facebook 4066 partages

Triste nouvelle pour le monde marin, le Japon a tué 333 cétacés leur de la dernière chasse à la baleine en Antarctique. Officiellement pour une raison scientifique, cette chasse est en réalité une catastrophe pour l'écosystème océanique. Démunis, les ONG n'ont pas assez de pouvoir pour empêcher ce massacre. Le Japon, la Norvège et l'Islande sont les seuls pays au monde à pratiquer encore cette pêche, qui est pourtant prohibée depuis 1985.

Le 31 mars sont rentrés au port des baleiniers japonais avec une cargaison de 333 cétacés tout droit venu de l'océan Antarctique. La flotte nipponne composée de 5 navires avait largué les amarres en novembre 2017 dans le cadre d'une chasse à la baleine dite « scientifique ».

Au total et après 5 mois de pêche, les navires ont ramené 333 baleines au port de Shumonoseki, dans l'ouest du Japon.

Le Japon a tué 333 baleines sans opposition de la part des ONG

Le Japon a tué 333 baleines sans opposition de la part des ONG
© Paul Wolf/123F

Officiellement, les Japonais ont envoyé les baleiniers pour étudier le comportement et la biologie des mammifères marins. Cependant, la Cour internationale de Justice avait sommé le Japon en 2014 de mettre fin à ses campagnes de pêche régulières, soulignant qu'elles ne correspondaient en aucun cas aux critères scientifiques requis.

Cela n'a pas arrêté le Japon qui a estimé que la population de baleines était suffisamment importante pour faire face à des campagnes de chasse. De plus, la viande est revendue pour être consommée.

Des ONG sans moyens

Des ONG sans moyens
© Chaykovsky Igor

Sea Shepherd, l'ONG vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité, voulait se mettre en chasse de ces navires pour empêcher la mort du plus grand nombre de cétacés. Malheureusement, comme l'explique Paul Watson le fondateur, ils se retrouvent impuissants face aux moyens mis en place par le Japon.

Ces derniers ont la possibilité d'utiliser une surveillance militaire pour suivre les déplacements des navires de Sea Shepherd en temps réel. Une bien triste nouvelle pour ses défendeurs de la cause animale.