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Peut-on parler d'une invasion de goélands à Paris ?
Publié le 18/08/2019 77 partages

SociétéFrance

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Réputée pour sa grande population de pigeons et moineaux, la ville de Paris semble maintenant envahie par les goélands. Sur les toits, aux alentours de la Seine, ces oiseaux aux cris stridents se font trop entendre et commencent sérieusement à agacer les habitants.

 

 
© ekaterinapokrovsky/123rf

Depuis une trentaine d'année, les goélands ont quitté les belles côtes de France pour se réfugier à Paris. Loin du littoral qui est leur habitat naturel, ils se sont imposés dans la ville et installés sur les bords de Seine pour y vivre. Pire encore ! Nombreux d'entre eux ont confectionné leur nid sur les toits, preuve qu'ils ne comptent pas partir de sitôt.

Arrivés dans les années 90, ces oiseaux de la famille des laridés commencent à se reproduire au cœur même de Paris. Selon Jean-Philippe Siblet, la ville héberge environ 50 couples reproducteurs, un nombre qui a le mérite de ne pas vraiment augmenter depuis quelques années. Toutefois, ces 100 adultes ont environ 3 oisillons chaque année. Ce qui accroit vite la population de ces volatiles. Pour cet expert, on ne peut néanmoins pas parler d'invasion : « il y a une augmentation indéniable de leur nombre depuis quinze-vingt ans mais [?] cela reste dans des proportions tout à fait raisonnables ».

Il n'empêche que les Parisiens ne supportent plus le « rire » et les déjections de ces volatiles. « C'est infernal ! C'est une catastrophe de les entendre brailler, de les entendre pleurer » déclare l'un d'eux. « Au printemps, on entendait les moineaux le matin ; c'était le signe du réveil, c'était tout à fait agréable. Et maintenant, ce sont ces cris rauques [?] qui nous embêtent ! » déplore une autre.

Mais pourquoi les goélands sont venus se réfugier à Paris ? Ils n'étaient pas mieux près de la mer ? Bien sûr que si ! Seulement l'homme a perturbé l'écosystème ce qui a entraîné une raréfaction de la nourriture sur le littoral. C'est un petit l'histoire de l'arroseur arrosé, non ? Omnivores, les oiseaux se sont tout naturellement tournés vers la capitale où les déchets abondent. Sans compter qu'ici, ils n'ont pas tellement de prédateurs si ce n'est quelques chats qui s'aventurent parfois sur les toits.

« Je ne crois pas qu'on puisse assister à une explosion du nombre de goélands conclut l'ornithologue. Et quand bien même leur nombre augmenterait, « il faut raison garder ». Effectivement, si l'on y réfléchit bien, cela ne sera jamais pire qu'à Marseille où la municipalité a autorisé à euthanasier certains de ces volatiles du fait de leurs nuisances.