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Les espèces que l'on pensait disparues mais qui jouaient à cache cache
Publié le 30/08/2018 802 partages

InsoliteFrance

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Selon l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) en 2015 : 23250 espèces de plantes et d'animaux étaient menacées d'extinction. Un chiffre sans doute sous-estimé puisque moins de 3 % des 1.9 millions d'espèces ont été évalués pour la Liste Rouge UICN. Bien qu'il soit quasiment impossible de recenser chaque espèce animale sur la planète, le nombre d'animaux qui disparaissent de la surface de la terre devrait suffire à effrayer l'être humain. Avec la future disparition des tigres et des éléphants c'est toute une génération qui a commencé à réagir, en espérant que cela ne soit pas trop tard. Parfois, la nature se décide pourtant à être meilleure que l'Homme en ramenant à la vie des espèces que l'on croyait disparue. En voici quelques unes.

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  • Le Tigre de Tasmanie (Thylacine)
    Le Tigre de Tasmanie (Thylacine)

    Certainement le plus connu de la liste, le mythe du tigre de Tasmanie dure depuis des décennies. Ce marsupial carnivore au pelage rayé est considéré comme éteint depuis 1936, le dernier spécimen ayant été abattu (légalement) par un fermier en 1930. Entre déforestation et chasse légale, l'animal n'avait pas survécu à la raréfaction de ses proies. L'histoire du tigre de Tasmanie fut relancée en 2013 lorsque des traces significatives de l'animal auraient été découvertes en Australie. C'est donc dans la péninsule de Cap York, au Nord des terres australes que les scientifiques de l'université James Cook de Townsville se sont lancés dans une recherche pour retrouver toute trace du marsupial. Les avis sont partagés mais les récents témoignages d'un campeur et d'un employé de parc national permettent de rassurer les plus sceptiques.

  • Le Quagga
    Le Quagga

    Le Quagga est la démonstration que science et nature peuvent s'accorder pour ressusciter l'un des plus bel animal d'Afrique. Physiquement, le Quagga est extrèmement proche du zèbre avec qui il partage le même code génétique, à la différence que le premier semble avoir perdu une partie de ses rayures. Pour l'apercevoir il vous suffit de vous rendre à deux heures du Cap. À travers la savane apparaîssent ces animaux de légende rayés noir et blanc du museau au ventre et brun clair uni au niveau du postérieur. Cette sous-espèce de zèbre avait pourtant disparu au XIXe siècle à cause des braconniers coloniaux. Le dernier Quagga en captivité s'était éteint en 1883 au zoo d'Amsterdam. Si les scientifiques refusent le terme de clonage, ils sont parvenus à recréer cette espèce en faisant se reproduire des zèbres des plaines moins rayés que les autres, pour concentrer les gènes "sans rayures". C'est finalement la cinquième génération qui a donné satisfaction puisqu'elle est en tout point semblable au quagga.

  • Fossil de coelacanthe
    Fossil de coelacanthe

    Véritable légende vivante, le Coelacanthe a fait les belles heures de la pop culture avec notamment le pokémon du nom de Relicanth qui portait hommage à ce poisson ancestral. Alors qu'on le pensait disparu depuis l'époque des dinosaures, c'est en 1938 qu'un spécimen a été découvert près des côtes sud-africaines. Fascinant de par sa composition, le coelacanthe est un mélange entre un poisson et un tétrapode. Les scientifiques estiment pourtant sa population à seulement 500 individus. Pas si mal pour un dinosaure ! Malheureusement, leur population est estimée à seulement 500 individus.

  • Le perroquet bleu ( Ararinha Azul)
    Le perroquet bleu ( Ararinha Azul)

    Rendu célèbre dans le dessin animé Rio, le Ararinha Azul, que les spécialistes croyaient disparu, a fait de nouveau battre ses ailes dans l'État de Bahia, au Nord-est du Brésil. Reconnu par des paysans engagés dans un projet de réintroduction et grâce à son cri spécifique, le perroquet bleu a été filmé posé sur une branche et en train de voler. Sa forme semblait excellente. Malgré tout, les scientifiques restent prudent puisqu'il pourrait s'agir d'un perroquet relaché par son maître craintif des repercussions. Alors qu'il avait disparu de son habitat, un couple de perroquets bleus avait été importé d'Allemagne afin de relancer l'espèce. La phase de réintroduction commencera lorsque le chiffre de 150 Ararinha Azul aura été atteinte à travers le monde. Disparu de son habitat, un couple de ces petits perroquets bleus d'Allemagne était arrivé en 2012 au Brésil dans le but de relancer l'espèce. Fin 2014, l'Institut brésilien Chico Mendes avait même annoncé la naissance de deux spécimens, une première depuis 14 ans. «Lorsque l'espèce comptera au moins 150 spécimens dans le monde, la phase de réintroduction dans la nature commencera», a précisé le directeur de Save Brasil.

  • Le Saola
    Le Saola

    À la frontière entre le Laos et le Vietnam, un Saola a pu être photographié grâce à un piège photo automatique. Lorsque les zoologues ont mis la main sur les images, ils n'en sont pas revenus. Cela faisait 20 ans qu'aucun Saola n'avait pu être observé vivant. Représentant le Saint-Graal pour tous les passionnés d'animaux d'Asie, cette antilope est le plus grand mammifère jamais découvert depuis plus de 50 ans. Il ressemble à une petite vache dotée de deux cornes de près de 50 centimètres (chez les mâles) courbées vers l'échine. La découverte de ce mammifère, observé pour la première fois en 1992, donne beaucoup d'espoir pour la reconstruction de l'espèce.

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La seule question qui mérite d'être posée est la suivante : que faisons-nous pour notre planète ? Pour les animaux qui y vivaient avant et qui disparaissent par nos actions ? La réponse est complexe mais la nature nous permet de nous rendre compte de la chance que nous avons en faisant revenir à la vie des espèces que nous croyions disparues. Au total, c'est plus d'une centaine d'espèces qui furent redécouvertes bien que considérées comme éteintes. Certains animaux disparaissent pendant des millions d'années avant de réapparaître, à l'image du coelacanthe. Si des initiatives en faveur de l'environnement se multiplient à travers le monde,nous sommes dans les derniers délais pour faire subsister cette part de magie que nous apporte le règne animal.