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Emirats Arabes Unis : faire venir un iceberg de l'Antarctique pour bénéficier d'eau potable
Publié le 12/08/2019 135 partages

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Afin de remédier à la sécheresse et au manque d'eau potable, Les Emirats Arabes Unis ont imaginé un plan complètement farfelu : remorquer un iceberg de l'Antarctique à ses côtes. A défaut d'être ambitieux et surprenant, ce projet est-il envisageable ?

 

 
© Volodymyr Goinyk/123RF

A ce jour, les Emirats Arabes Unis, malgré leurs infrastructures démesurées et luxueuses, souffrent de la sécheresse et d'une pénurie d'eau potable. Avec ses 390 litres d'eau consommés par habitant et par jour (comparés à nos 250 litres en France), le pays puise dans les ressources de ses nappes phréatiques jusqu'à les épuiser. Préoccupé par le sujet et conscient de sa consommation trop poussée, il envisage donc toutes sortes de solutions pour bénéficier d'eau potable.

Hôtels à la pointe du luxe, gratte-ciels toujours plus grands, pistes de ski installées dans le désert, les Emirats Arabes, avec leurs infrastructures toutes plus loufoques les unes que les autres, nous ont montré qu'ils étaient capables de tout ! Dernière idée en date, et non des plus banales : celle de faire voyager un iceberg, tout droit issu de l'Antarctique. Inédit, improbable, ce projet semble pertinent dans la mesure où il aurait pour ambition de répondre à un besoin de la population, celui de boire.

 

 
© boule13/123RF

A l'origine de cette initiative, National Advisor Bureau Limited, une entreprise basée à Abu Dhabi, capitale du pays. Cette dernière a annoncé qu'elle était prête à débourser 80 millions de dollars (70 millions d'euros) pour effectuer des tests de remorquage d'icebergs jusqu'aux côtes des Emirats. Effectivement, avec ses 75 000 milliards litres d'eau, le glacier pourrait satisfaire un million d'habitants pendant cinq ans. Une solution qui remplacerait le principe de dessalement des eaux, lequel s'avère gourmand en énergie et électricité.

Si l'idée est bonne, seulement est-elle vraiment judicieuse ? De toute évidence, le défi et de taille. Si cela se concrétise, il s'agira d'une première mondiale. En plus de répondre aux besoins en eau, cela pourrait devenir une nouvelle attraction touristique pour le pays, qui se féliciterait d'attirer de nouvelles personnes, curieuses à l'idée de découvrir l'iceberg en question. Pour information, ce projet avait déjà été évoqué au XIXème siècle, lorsque des chercheurs envisageaient de faire venir des icebergs dans l'océan austral pour contrebalancer la température de la Terre. Néanmoins, ce dernier n'a jamais vu le jour car très difficile à réaliser du fait de nombreux paramètres à prendre en compte (température de l'eau, vitesse de traction, taille et poids du glacier, etc).

 

 
© Ales Utouka/123RF

Concrètement, qu'est-ce que cela implique pour les Emirats Arabes Unis ? Beaucoup de volonté et de minutie, car pour ce remorquage, il s'agirait d'une traversée de 10 000 kilomètres entre l'île Heard et la mer d'Arabie. En espérant aussi que, pendant le voyage, le glacier ne fonde pas complètement, risque à envisager? Plan surréaliste ? Patientons quelques semaines avant de rendre un verdict.