Publié le 26/07/2019

#Transport #Grèce

Les aéroports les plus dangereux au monde

Dans la vie, il y a deux types de personnes. Celles qui n'ont pas peur et celles qui angoissent à l'idée de prendre l'avion. Si vous faites partie de la deuxième catégorie, cet article ne risque pas de vous aider à relativiser puisque nous allons vous présenter les aéroports les plus dangereux au monde. Ceux que les passagers et parfois même, les pilotes, appréhendent. Attachez votre ceinture, on s'envole !

Grèce : aéroport Alexandros Papadiamantis

Situé sur l'île de Skiathos, en Grèce, l'aéroport international Alexandros Papadiamantis a la particularité de posséder une piste à seulement quelques mètres de la plage. Ce positionnement oblige les avions à raser les touristes qui viennent précisément pour assister au spectacle aérien. Certaines compagnies aériennes exigent que leurs pilotes subissent une formation supplémentaire avant de se poser sur l'aéroport et que tous les atterrissages se fassent par les mains du commandant de bord lui-même. Vous verrez que ce n'est pas le seul dans ce cas. - © Markus Mainka (www.marek-photo.de)/123RF

Népal : aéroport de Lukla

Situé non loin du mont Everest, l'aéroport de Lukla est fréquenté essentiellement par les personnes souhaitant réaliser l'ascension de la célèbre montagne. Sa position géographique, entre deux montagnes, rend le décollage et l'atterrissage assez périlleux. De plus, l'aéroport n'est pas des plus modernes puisqu'il arrive parfois qu'il n'y ait pas d'électricité. D'un côté de la piste, un mur naturel, formé par la montagne fait obstacle, tandis que de l'autre côté, on aperçoit une vallée profonde de 600 mètres. - © gagarin/123RF

Honduras : aéroport international Toncontin

Similaire à la topographie de l'aéroport de Lukla, celui du Honduras se trouve en pleine montagne. Afin d'arriver face à la piste, déjà très étroite, les pilotes sont obligés de faire un sacré virage pour se mettre en position. De plus, les conditions météorologiques ne sont pas toujours clémentes. Les rafales de vent sont assez fréquentes. - © franciscojguz/123RF

Bhoutan : aéroport de Paro

D'après l'émission Atterrissage imminet, diffusée sur France 5, seuls 26 pilotes dans le monde sont certifiés pour atterrir dans cet aéroport. Encore une fois, situé en montagne, l'aéroport international de Paro se trouve dans les montagnes, à 5 486 mètres d'altitude. Impossible d'atterrir grâce à la procédure automatique. Le guidage au sol de cet aéroport est volontairement obsolète pour obliger les pilotes à entamer une manoeuvre manuelle. - © Fritz Hiersche/123RF

Pays-Bas caribéens : aéroport de Saba

La photo parle d'elle-même. Si le décollage est raté, l'avion risque de finir à l'eau. L'aéroport de Saba est connu pour avoir l'une des pistes les plus courtes au monde. Mesurant 400 mètres de long, elle ne laisse pas le droit à une seconde chance. Ceux qui ne sont pas motivés à prendre l'avion pour se rendre sur l'île peuvent toujours se rabattre sur le ferry, qui part de Saint-Martin. - © mountainpz/123RF

France : altiport de Courchevel

Si les aéroports en altitude s'avèrent impressionnants, rajoutons une condition climatique supplémentaire pour corser encore plus les choses. L'altiport de Courchevel se trouve en montagne, possède une piste longue de seulement 515 mètres avec une pente descendante de 18,5 % et en plus de ça, la neige recouvre souvent les abords de la piste. - © Paul Vinten/123RF

Nouvelle-Zélande : Aéroport international de Wellington

Sur terre comme dans les airs, le vent souffle extrêmement fort en Nouvelle-Zélande. Les conditions météorologiques rendent l'atterrissage assez périlleux. De plus, la piste, d'une seule voie semble se jeter tout droit dans la mer. La précision est de mise pour les pilotes. - ©Elizabeth Coughlan 2014/123rf

Saint-Martin : aéroport international Princess Juliana

Cette image n'est pas s'en rappeler le premier aéroport cité dans cet article. L'aéroport de Saint-Martin est mondialement connu pour sa piste d'atterrissage qui jouxte la magnifique plage de Maho, où les touristes aiment se prélasser, mais surtout, photographier les avions qui atterrissent sur l'île. - © Vale_T/123RF

Nouvelle-Zélande : aéroport de Gisborne

Cette fois-ci, pas de montagne, pas de condition climatiques particulière, mais une construction assez particulière. On retourne en Nouvelle-Zélande, direction l'aéroport de Gisborne, qui a la particularité de posséder une piste coupée par une voie de chemin de fer. Les pilotes doivent donc jongler avec les horaires de passage des trains pour décoller et atterrir en toute sécurité. - © Capture écran Google Maps

Malaisie : aéroport de Tioman

© Tatiana Grunina/123rf

Ecosse : aéroport international de Barra

Situé sur un île isolée au large de l'Ecosse, l'aéroport international de Barra est difficile d'accès. Ses pistes se trouvent seulement à 1,5 mètres au-dessus du niveau de la mer. Avec la marrée montante, il arrive régulièrement que la zone soit entièrement immergée. Pour visier la baie de Traigh Mhòr, ça se mérite. - © Capture écran Google Maps

Gilbraltar : aéroport international de Gibraltar

À première vue, on pourrait croire que la difficulté pour atterrir ou décoller de cet aéroport repose dans sa situation, non loin de la mer. Mais il faut plutôt regarder à droite de l'image, où l'on remarque que la piste est coupée sur toute sa largeur par un axe routier important. Comme pour les trains, la circulation est stoppée durant les manœuvres pour laisser passer les avions. Cela forme des embouteillages important sur l'axe de la route. - © ewastudio/123RF

Aéroport de Madère

À cause du relief de Madère, il est impossible de construire un aéroport avec une piste assez longue à même le sol. Il a donc fallu construire une plateforme surélevée, accrochée aux falaises abruptes de l'île pour agrandir la piste. On compte 180 colonnes qui maintiennent la piste d'atterrissage. - © Mauro Rodrigues/123RF

Brésil : aéroport de Congonhas

L'aéroport de Congonhas se trouve en plein milieu d'une zone fortement urbanisée. Pour atterrir ou pour décoller, les pilotes sont obligés de maîtriser à la perfection leur manœuvre afin de passer au-dessus des habitation et des building en toute sécurité. - © sergioshumoff/123rf

Norvège : aéroport de Longyearbyen

Retournons dans les contrées froides du globe, en Norvège. La piste de l'aéroport de Longyearbyen est construite à même la glace. Cependant, pour faciliter l'entretien, une couche d'isolation se trouve entre la piste et le sol. Comme il n'y a pas de balisage lumineux, les avions sont autorisés à atterrir qu'en plein jour. Les liaisons en hiver sont donc annulées puisque le soleil ne se lève pratiquement pas dans cette région du monde. - © Artem Alexandrovich/123rf

Inde : aérodrome Agatti

C'est sur une île longiligne qu'est construit l'aérodrome Agatti, dans le territoire de l'union de Lakshadweep en Inde. Si la vue lors est splendide pour les passagers, les pilotes doivent redoubler de vigilance pour atterrir en toute sécurité sr cette île au milieu de l'océan indien. - © Capture écran Google Maps

Japon : aéroport international de Kansai

L'aéroport international de Kansai a la particularité d'être une île artificielle construite uniquement dans le but de servir d'aéroport. C'est une véritable prouesse architecturale. Malheureusement, l'aéroport est tout de même en proie à des phénomènes naturels conséquents, comme les typhons par exemple. En 2018, une des deux pistes et certains sous-sols ont été inondés après le passage du typhon Jebi. - © www.seaonweb.com/123rf

Antilles françaises : aéroport de Saint-Barthélemy-Rémy-de-Haenen

Anciennement connu sous le nom de Saint-Jean-Gustave-III, l'aéroport de Saint-Barthélemy est un des aéroports les plus difficiles pour atterrir. Alors qu'un côté de la piste donne directement sur la mer, l'autre côté donne sur la montagne. Les deux approches sont compliquées. La signalisation de l'aéroport est d'ailleurs là pour nous rappeler que le risque zéro n'existe pas. - © zhukovsky/123RF

Le décollage et l'atterrissage ne sont jamais un très bon moment à passer en avion, mais dans certains aéroports ces manœuvres sont extrêmement difficiles.

Ceux qui n'aiment pas particulièrement prendre l'avion, risquent de se contracter en voyant les images de ces aéroports. En effet, en fonction du relief, des conditions climatiques ou encore de la zone géographique, construire un aéroport peut s'avérer compliqué.

Que ce soit à une haute altitude comme à Courchevel, en pleine mer comme à Saint-Martin ou à Madère, ou encore dans les contrés gelées de la Norvège, la meilleure façon pour faire venir les touristes reste la construction d'un aéroport et ce, même si les manœuvres s'avèrent compliquées pour les pilotes. Pour les passagers, la seule solution est d'avoir une entière confiance en l'équipage de vol. On peut d'ailleurs féliciter tous ces pilotes qui chaque jour maîtrise à la perfection ces manœuvres aériennes très techniques.

Alors serrez les dents, cramponnez-vous à votre siège, attachez votre ceinture et serrez la main de votre voisin de vol, la descente va commencer.

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