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Le "slow travel" façon Greta Thunberg est-il fiable ?
Publié le 11/09/2019 9 partages

EnvironnementEtats-Unis

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Tendance du moment le " slow travel " est devenu une mode pour les défenseurs de l'environnement, comme la militante suédoise,Greta. Cette dernière a récemment réalisé le challenge de traverser l'Atlantique en voilier pour rejoindre New York. Jugé comme une mode plus responsable, le " slow travel " est pourtant bien contraignant. On fait le point.

Greta Thunberg est devenue une professionnelle du " slow travel ", le voyage plus responsable. Après avoir passé 32 heures dans le train pour se rendre au sommet de Davos en janvier, la militante a ensuite traversé l'Atlantique en voilier jusqu'au port de New York, pour se rendre au sommet mondial sur le climat.

De plus en plus conscients des enjeux écologiques, de nombreuses actions se multiplient dont le " slow travel ", un dérivé de l'écotourisme. Ce moyen de transport pourrait être une nouvelle alternative qui combinerait voyage et écologie

 

 
© galoczka/123RF

Mouvement né dans les années 80, le "slow travel" s'engage à bannir les modes de transport rapides et surtout polluants, comme par exemple l'avion et la voiture. Afin de limiter l'empreinte carbone, le train, le vélo ou bien la marche sont privilégiés. Ces transports permettent aussi de découvrir autrement le territoire. Encore marginal, ce phénomène pourrait devenir une alternative écolo face au tourisme de masse, rappelons que ce dernier est producteur de plus de 8% des émissions de gaz ) effet de serre annuel en 2018, selon Le Figaro.

Le voyage alternatif en pleine croissance

Plus de 50% des Français souhaitent consommer de façon durable et responsable, selon une étude conduite par Ethicity-GreenFlex en 2016. De plus, on remarque que le Français renonce à prendre l'avion. En effet, en 2018, 900.000 Français sont partis en vacances en France plutôt qu'à l'étranger, utilisant des transports moins polluants.
Néanmoins, ce mode alternatif a ses limites dont l'obstacle principal est qu'il faut se donner du temps. Mais, pour le touriste Français, le temps c'est du luxe.

Autres facteurs de ralentissement : les transports ferroviaires perdent de la vitesse contrairement à l'avion qui se développe à vitesse grand V. Ce réseau complexe perd chaque année plusieurs gares et des connexions. De l'autre côté, les compagnies aériennes low-cost se multiplient et les tarifs ferroviaires ne suivent pas cette tendance.