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Des scientifiques publient un rapport dramatique sur le réchauffement climatique
Publié le 22/10/2018 138 partages

NatureFrance

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Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental) a publié un rapport dans la nuit du 7 au 8 octobre et, ô surprise ! Les nouvelles ne sont pas bonnes. Ce rapport décrypte la différence entre les conséquences d'une hausse des température de 1,5°C et celles d'une hausse de 2°C. Un petit demi-degré, c'est rien. Vraiment ? Le rapport semble pourtant dire le contraire.

Alarmant. Dramatique. Catastrophique. Des mots devenus banals pour décrire la situation environnementale. On ne s'étonne plus de voir des études publiées sur l'environnement, les causes et les conséquences de l'état actuel lamentable et en décrire le manque d'évolution. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, c'est un énième rapport qui a été publié sur le sujet.

Un rapport qui pourrait déjà être obsolète

Un rapport qui pourrait déjà être obsolète
© ssilver/123RF

Dans ce dernier, le Giec évoque les différences entre la situation environnementale si le réchauffement climatique est de 1,5°C et celle où celui-ci serait à 2°C. Un petit demi-degré ne semble pas changer grand-chose, à vue d'œil. Et pourtant la différence est énorme. Le Giec, dans son rapport, donne de nombreux exemples pour l'expliquer.

Si le réchauffement climatique est de 1,5°C : l'extinction des vertébrés sera de 4%, 350 millions de personnes seront touchées par des inondations et 70% des récifs coralliens mourront. Catastrophique, vous dites ? Alors imaginons si c'était de 2°C : de 4 %, on passerait à 8 % pour l'extinction des vertébrés ; ce ne sont plus 350 mais 410 millions de personnes que les inondations toucheraient ; quant aux récifs coralliens, ils disparaîtraient dans leur totalité.

Rien qu'en France, cette année a été l'une des plus chaudes jamais enregistrées. Si la WWF (Fond mondial pour la nature) appelle à un « big bang écologique pour limiter le réchauffement », les scientifiques semblent encore plus pessimistes que cette étude. Et si les 2°C dont on s'inquiète étaient déjà loin derrière ? Il semble que les derniers chiffres font état, non pas de deux, mais de trois degrés supplémentaires.