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Un bateau réalisé à partir de déchets plastiques vogue jusqu'à Zanzibar
Publié le 22/02/2019 1786 partages

EnvironnementTanzanie

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Un bateau de neuf mètres de long, réalisé à partir de détritus plastiques et décoré avec des tongs, récupérées sur les plages et aplaties pour faire en un patchwork arc-en-ciel. Le Flipflopi est parti de l'île de Lamu et a accosté à Zanzibar. Objectif : prouver que le plastique n'a pas qu'un usage unique.

Son arrivée n'est pas passée inaperçue. Long de neuf mètres, ce dhow (ou « boutre », embarcation arabe traditionnelle) aux couleurs vives a accosté à Zanzibar, le 6 février dernier. Il est parti le 27 janvier de Watamu, ville située sur la côte du Kenya et a été baptisé Flip Flopi, en référence aux flip flop (« tong » en anglais), puisque composé de 30.000 tongs trouvées sur les plages du Kenya.

Le but : sensibiliser à l'écologie et aux effets destructeurs des déchets plastiques. Le bateau a en effet été construit avec les techniques utilisées pour un boutre traditionnel. Seule différence, le Flip Flopi a été créé à partir de dix tonnes de plastique, jetés dans la nature. Ces détritus forment la coque, recouverte par la suite d'une mosaïque de tongs aux couleurs flashy. Les constructeurs du Flip Flopi l'assurent : les techniques sont parfaitement reproductibles.

Un périple de 500 km, commencé sur l'île de Lamu

Un périple de 500 km, commencé sur l'île de Lamu
© Morozova Tatiana

Le but : sensibiliser à l'écologie et aux effets destructeurs des déchets plastiques. Le bateau a en effet été construit avec les techniques utilisées pour un boutre traditionnel. Seule différence, le Flip Flopi a été créé à partir de dix tonnes de plastique, jetés dans la nature. Ces détritus forment la coque, recouverte par la suite d'une mosaïque de tongs aux couleurs flashy. Les constructeurs du Flip Flopi l'assurent : les techniques sont parfaitement reproductibles.

Dipesh Pabari, environnementaliste, a dirigé ce projet.  « Il s'agit de démontrer que si ce matériau est tellement incroyable que l'on peut en faire un bateau en état de naviguer, il est vraiment stupide de le considérer comme ayant un simple usage unique ». Sur le seul continent africain, pas moins de 12 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche. Une véritable menace pour l'Afrique.

Ce projet a vu le jour grâce aux bénévoles, aux donations ainsi au financement participatif. Le Programme des Nations unies pour l'environnement a finalement aidé lors de l'excursion du bateau vers Zanzibar. Prochaine étape : Le Cap, en Afrique du Sud, à 5.000 km. Ce voyage pourrait se faire grâce à un dhow long de vingt mètres.