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Le Botswana vend des permis de chasse à l'éléphant aux enchères
Publié le 12/02/2020

AnimauxBotswana

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Après avoir levé l'interdiction de la chasse à l'éléphant en mai 2019, le Botswana a décidé de mettre aux enchères des permis de chasse en ce début d'année 2020. Les premiers lots ont été vendus il y a quelques jours pour un prix total de 2,35 millions d'euros.

  

  
© Donovan van Staden/123rf

La semaine dernière, on se réjouissait qu'aucune baleine n'ait été tuée en Islande, malgré l'autorisation de la chasse dans le pays. Malheureusement, à des milliers de kilomètres de là, la situation est loin d'être aussi optimiste. Au Botswana, des permis de chasse à l'éléphant ont été vendus aux enchères au début du mois de février.

En juin 2019, nous vous annoncions dans un article que la chasse à l'éléphant à but commercial avait été réinstaurée au Botswana, alors que cette pratique était alors interdite depuis 5 ans. Moins d'un an après la levée de cette interdiction, les autorités confirment leur volonté d'abattre les pachydermes en mettant aux enchères de nombreux permis de chasse.

Décembre 2019, "l'annonce de mettre aux enchères des permis de chasse avait choqué", nous rappelle France Info. Mais il semblerait que certaines personnes soient tout de même intéressées, puisque le 7 février derniers, les premières ventes ont été finalisées, dans les locaux du ministre de l'Environnement et de la protection de la nature, à Gaborone, capitale du Botswana. L'offre comprenait sept lots, permettant de tuer 10 éléphants chacun. " À la fin, six des sept lots ont été vendus à des sociétés de chasse au trophée pour un total de 2,35 millions de dollars ", (soit un peu plus de 2,15 millions d'euros), nous informe l'ONG américaine, Kitty Block. Selon nos calculs, cela reviendrait à plus de 35 500 euros par tête. Au total, 400 animaux pourront être tués chaque année, dans le cadre de la vente des permis de chasse.

Alice Mmolawa, responsable gouvernementale de la faune, a précisé que ces enchères étaient ouvertes uniquement aux "entreprises détenues par des citoyens botswanais, enregistrées au Botswana". L'annonce officielle de la mise aux enchères précisait également que les potentiels acheteurs devaient posséder "une expérience attestée de la chasse à l'éléphant".

Une cohabitation compliquée entre l'Homme et l'éléphant

Si l'autorisation de tuer à nouveau des éléphants fait polémique, les autorités du pays affirment que c'est une manière de contrôler la population et d'éviter que les pachydermes ne deviennent une menace pour les habitants du pays.

Pour rappel, le Botswana est le pays qui abrite la plus grande population d'éléphant au monde avec environ 135 000 individus recensés en 2015. La cohabitation entre les humains et l'animal se complique et l'un peut-être un danger pour l'autre.

Cependant, on peut penser que derrière cette décision se cachent des enjeux économiques, à la fois pour le gouvernement que pour les entreprises qui souhaitent obtenir un permis de chasse. En effet, le commerce de l'ivoire, matière principale qui compose les défenses des éléphants, est très lucratif. Cette chasse à l'ivoire (avant même d'être une chasse à l'animal) fait des ravages parmi la population mondiale d'éléphant. Sur le continent africain, 20 000 à 25 000 pachydermes seraient victimes du braconnage chaque année. Rien qu'en 2018, l'organisme Éléphants sans frontière a recensé 90 carcasses d'éléphants en seulement 3 mois au Botswana. Rappelons qu'à cette époque, la chasse était toujours interdite.