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Quand les technologies volent au secours de la biodiversité !
Publié le 09/01/2019

EnvironnementZimbabwe

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Et s'il était possible de mettre à profit les nouvelles technologies pour lutter contre le braconnage ? Des capteurs, des drones et des applications spécifiques pourraient devenir la nouvelle approche pour sauver les animaux. Des expérimentations sont en cours afin de sauver certaines espèces menacées d'extinction.

L'attaque 2.0 contre les braconniers est lancée !

L'attaque 2.0 contre les braconniers est lancée !
© Duncan J Noakes / 123RF

Les nouvelles technologies, l'intelligence artificielle (IA) et l'internet des objets (Internet of Things, IoT) pourraient dans un avenir proche avoir un rôle important au sein de la conservation et la préservation des espèces animales menacées d'extinction. L'entreprise française Sigfox a notamment inventé un cylindre de la taille d'une pile qui sera inséré dans la corne d'un rhinocéros afin de suivre ses déplacements et pour lutter contre le braconnage.
A l'instar de ce capteur cylindré testé depuis trois ans dans une réserve au Zimbabwe, de nombreuses expérimentations sont menées, dans le monde entier par des acteurs tels que Cisco, Google ou Microsoft.

Ces outils sont utilisés depuis des années par des ONG comme le WWF afin de mener à bien leur projet pour lutter contre le braconnage, préserver les écosystèmes et la biodiversité.
Tout comme la panoplie d'objets d'un agent secret, les gadgets et les objets connectés pour lutter contre le braconnage sont vastes ! On compte par exemple des caméras-pièges, capteurs acoustiques ou infrarouges, traqueurs, détecteurs de mouvements, drones.
Il faut cependant toujours prendre en compte de concilier les objets connectés tout en respectant et en d'adoptant à l'environnement où la vie est sauvage et hostile. C'est aussi une façon de résister à la course à l'armement technologique. En effet, il faut savoir que 80% des réserves sur le continent africain sont très loin gérées.

Un marché de niche

Selon Sciences et Avenir, "Seules les technologies vraiment utiles, peu coûteuses, faciles d'utilisation et robustes peuvent représenter une solution efficace", souligne Geoffroy Mauvais, coordinateur du Programme pour les aires protégées d'Afrique & Conservation de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Sur un marché "de niche" comme celui de la conservation, "les solutions technologiques qui se développeront sont celles qui peuvent être utilisées ailleurs que dans les parcs?.

Ne pas se faire repérer par les braconniers

C'est un jeu de piste et de chasse qui se lance avec ces nouveaux capteurs développés dans le cadre du projet « Now Rhinos Speak" ("Maintenant les rhinocéros parlent"), en collaboration avec plusieurs ONG spécialisées. Cette technique permet de suivre l'animal, de savoir s'il s'approche d'une zone dangereuse et d'avertir au plus vite les rangers.
Le réseau Sigfox dont plus sure au niveau de la sécurité notamment avec les colliers GPS utilisés actuellement. "Le capteur ne se 'réveille' que quand il doit transmettre une donnée, ce qui le rend impossible à intercepter par les braconniers", dit-elle. Autres avantages mis en avant par Sigfox : un objet miniaturisé et beaucoup moins énergivore dont l'autonomie est plus longue."Nous nous sommes fixés comme contrainte une autonomie de trois ans et un coût plafonné à 30 dollars par capteur", précise Marion Moreau.