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La baie du film " La Plage " restera fermée en Thaïlande
Publié le 09/10/2018 240 partages

EnvironnementThaïlande

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Elle avait été rendue célèbre grâce au talent d'acteur de Leonardo DiCaprio dans le film La Plage, Maya Bay, plage paradisiaque de Thaïlande, restera fermée encore quelques mois d'après les responsables locaux. Le tourisme de masse y avait fait des ravages et l'érosion excessive des récifs coralliens a amené le gouvernement à fermer de nouveau l'ensemble du site aux touristes.

Rendue célèbre par le film« La Plage », dans lequel Leonardo DiCaprio excelle, la plage de Maya Bay, en Thaïlande, va de nouveau être fermée aux touristes. Et pour cause, le tourisme de masse a détruit ce joyaux naturel avec quelques 5 000 visiteurs quotidiens venant à bord de hors-bords pour apercevoir un bout de sable et faire un clin d'oeil à cette réussite cinématographique. Fermée depuis juin, elle devait rouvrir en ce début octobre mais une nouvelle analyse de l'environnement a poussé le bureau des parcs nationaux à rallonger le délai de fermeture tout en prouvant qu'il était « impossible de remédier au problème en seulement quatre mois », d'après Songtam Suksawang, directeur du bureau.

Un film qui tourne au désastre écologique

Un film qui tourne au désastre écologique
© stephanscherhag/123RF

La splendide Maya Bay, située sur l'île de Koh Phi Phi Ley, à côté de Phuket, s'est vue détériorée par le tourisme de masse transformant ses eaux cristallines en un bouillon de pieds et ses récifs coralliens en un amas de coraux morts. À écouter les protecteurs de cet espace, les Chinois sont les principaux responsables puisqu'ils n'y passent que quelques instants afin de prendre une photo et sont aussi les touristes majoritaires de la zone avec près de 70% des touristes provenant de ce pays.

Estimée en premiers lieux à quatre mois, « La réhabilitation de la baie devrait durer au moins quatre ans » d'après Arnaud Simons, chercheur à l'ONG Ocean Quest Global. Hormis les déchets et l'érosion dus au tourisme, la mousson et la mer agitée des derniers mois ont retardés les travaux de réhabilitation des coraux. Cependant, la population locale, qui vivait du tourisme, risque de pâtir de ce manque à gagner selon Paul Pruangkarn, de la Pacific Asia Travel Association (PATA) : « cela peut être une bonne chose, surtout quand il s'agit d'environnement, de prendre son temps pour réparer les dommages (mais) le gouvernement doit réfléchir à la manière dont il peut aider" la population locale qui vivait du tourisme »

Avec 35 millions de touristes chaque année, la Thaïlande est confrontée à de nombreux problèmes liés à l'environnement. Si le réchauffement climatique est en partie responsable de ce désastre, les comportements irrespectueux des touristes, qui marchent sur les coraux et jettent leurs déchets dans la mer, sont pointés du doigt. C'est devenu aujourd'hui un fait quotidien que de fermer certaines îles au tourisme. C'est aussi le cas dans d'autres pays du Sud-Est de l'Asie comme aux Philippines où l'île de Boracay, la plus prisée de l'archipel, a été de nouveau fermée.