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L'écotourisme, une solution contre la pollution
Publié le 06/11/2013 , Modifié le 01/10/2019

NatureFrance

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La liste noire des sites les plus pollués de la planète a été publiée le 5 novembre par deux ONG, Green Cross Switzerland et Blacksmith Institute. Elle est le fruit d'une étude faite sur 2000 sites répartis dans 49 pays où 200 millions de personnes sont potentiellement victimes de pollutions d'origine industrielle. Les 10 grands vainqueurs sont un site argentin, deux sites d'Europe de l'Est, quatre en Asie, et trois en Afrique. En tête de liste la Russie et Indonésie sont les deux plus touchés. Les principales causes sont des intoxications aux métaux lourds, la pollution de l'environnement par des hydrocarbures et des substances toxiques ou radioactives. Les conséquences sont lourdes pour la population, selon l'OMS 23% des décès dans les pays en développement sont dû à des facteurs environnementaux. Certains sites sur la liste, comme Dzerjinsk en Russie, où 300 000 tonnes de déchets toxiques furent enfouies entre 1930 et 1998, ont vu les portes de leurs villes fermés aux étrangers. Alors que certains sites présents sur la liste ont mis en place des moyens pour décontaminer les zones à risque d'autres, comme Tchernobyl, demeurent aussi polluées. Sur la liste en 2007 Paraiso de Dios, en République Dominicaine, contaminé par des entreprises de recyclage de batteries automobiles, qui avaient provoqué un empoisonnement de la population au plomb, a été décontaminé puis enlevé de la liste. Cependant selon Le Monde, il semblerait que les entreprises aient recommencé à polluer juste à côté.

Côtes marseillaises

Côtes marseillaises
© EASYVOYAGE

Les côtes marseillaises sont les plus touchées par la pollution des poches.

La liste noire des sites les plus pollués de la planète a été publiée le 5 novembre par deux ONG, Green Cross Switzerland et Blacksmith Institute. Elle est le fruit d'une étude faite sur 2000 sites répartis dans 49 pays où 200 millions de personnes sont potentiellement victimes de pollutions d'origine industrielle. Les 10 grands vainqueurs sont un site argentin, deux sites d'Europe de l'Est, quatre en Asie, et trois en Afrique. En tête de liste la Russie et Indonésie sont les deux plus touchés. Les principales causes sont des intoxications aux métaux lourds, la pollution de l'environnement par des hydrocarbures et des substances toxiques ou radioactives. Les conséquences sont lourdes pour la population, selon l'OMS 23% des décès dans les pays en développement sont dû à des facteurs environnementaux. Certains sites sur la liste, comme Dzerjinsk en Russie, où 300 000 tonnes de déchets toxiques furent enfouies entre 1930 et 1998, ont vu les portes de leurs villes fermés aux étrangers. Alors que certains sites présents sur la liste ont mis en place des moyens pour décontaminer les zones à risque d'autres, comme Tchernobyl, demeurent aussi polluées. Sur la liste en 2007 Paraiso de Dios, en République Dominicaine, contaminé par des entreprises de recyclage de batteries automobiles, qui avaient provoqué un empoisonnement de la population au plomb, a été décontaminé puis enlevé de la liste. Cependant selon Le Monde, il semblerait que les entreprises aient recommencé à polluer juste à côté.

Prise de conscience et mobilisation avec l'écotourisme

Aucun des sites de cette liste ne se trouve en Union Européenne. Il existe tout de même un véritable fléau pour la faune et la flore d'occident. Chaque année 8 milliards de sacs plastiques sont disséminés dans la nature. Selon la Commission européenne cette pollution des mers va former un nouveau continent de déchets. Les côtes orientales de la Méditerranée (au large de Nice et de Marseille), le golfe de Gascogne, le canal de Sicile (entre l'Italie et la Tunisie), la mer du Nord et la mer Celtique (au sud de l'Irlande sur la façade ouest de la Bretagne) sont les plus touchées. Afin d'éviter de polluer ces eaux tant appréciés des vacanciers occidentaux mieux vaut prévoir des mesures exemplaires voir drastiques. Et c'est ce qu'on fait les pays les plus touchés pour combattre cette pollution grandissante: l'Italie a décrété l'interdiction de ces poches en 2011, l'Irlande a imposé une taxe de 50 cents par sac. En France, bien que de plus en plus des grandes surfaces les fassent payer à leurs clients, aucune réglementation n'est encore à l'ordre du jour. Cependant, sous la pression des Verts européens, des pourparlers sont en cours. Pour combattre la pollution chacun à son échelle, il est possible de prendre des mesures connues de tous: utiliser un minimum d'eau, consommer des produits avec le label bio, recycler etc. En tant que voyageur, pour préserver les côtes voisines, il existe la solution de l'écotourisme . De plus en plus de régions développent le tourisme durable et mettent en place des espaces protégés. Des ecolodges ou ecogîtes, hôtels et maisons d'hôtes respectueux de l'environnement, se développent autour du bassin méditerranéen, comme en Tunisie, permettant ainsi d'allier vacances, respect de la nature et bien souvent un retour aux racines.