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Indonésie : une association rachète des forêts pour sauver les gibbons
Publié le 02/12/2019

EnvironnementIndonésie

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En Indonésie, une association, qui se nomme Kalaweit, se bat depuis plus de 20 ans pour préserver et protéger la biodiversité dans le pays. Elle lutte notamment pour la protection des gibbons, qui sont menacés par la déforestation qui devient de plus en plus intensive en Indonésie. On fait le point avec Chanee, le fondateur de cette association.

 

 
© Edwin Butter Fotografie / 123RF

Des forêts en détresse. Ce cas n'est pas à relayer seulement en Amazonie. On en trouve malheureusement partout. En Indonésie, la troisième forêt tropicale du monde est menacée par de grands incendies et par la déforestation. Cette dernière est primée pour l'exploitation de palmiers à l'huile. On estime que l'équivalent de six terrains de football sont détruits chaque minute.

Et cette déforestation menace la flore et la faune notamment avec les sept espèces de gibbons présentes en Indonésie. Ces espèces sont aujourd'hui classées " en danger " et on compte trois espèces d'orang-outang qui sont au stade de " danger critique " d'extinction selon la liste internationale IUCN.

371 gibbons sauvés

Depuis 1998, l'association Kalaweit se mobilise pour préserver cet écosystème en danger. A la tête de cette association le fondateur Aurélien Brulé, dit "Chanee". Cette association existe depuis 1998 et accueille de nombreux gibbons. Son objectif est de préserver les forêts en Indonésie. On estime que plus de 6000 gibbons seraient détenus illégalement sur les îles de Java, Sumatra et Bornéo.

Aujourd'hui, l'association mène plusieurs actions : plus de 371 gibbons ont été rescapés et sont entre les mains des vétérinaires et des soigneurs. L'association sauve aussi des crocodiles, des ours malais. Pour les sauver, l'association achète des terrains de forêt pour créer des réserves privées où ces espèces seront libres. Actuellement, l'association regroupe plus de 1 000 hectares de forêt. Il achète des terrains qui appartiennent déjà à des propriétaires privés. Les personnes vendant leur terrain ont ensuite encore accès à cette zone pour leurs activités traditionnelles comme la cueillette.

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