Publié le 22/10/2021

#Culture #Inde

Inde : 7 temples qui justifient un voyage dans le sous-continent

L'Inde a rouvert ses frontières le 15 octobre, l'occasion de découvrir les merveilles d'un pays hors-du-commun. Des palais du Rajasthan au mythique Taj Mahal, en passant par les paysages époustouflants de l'Himalaya et les terres désertes du Ladakh, le sous-continent indien offre un dépaysement total. On vous emmène aux quatre coins du pays, dans des lieux où les croyances et les traditions rythment la vie quotidienne, pour découvrir sept temples qui ont de quoi faire pâlir leurs voisins asiatiques.

© Pikoso.kz/Shutterstock Le temple de Virupaksha à Hampi dans le Karnataka.

1. Le temple Akshardham à New Delhi

Premier arrêt à New Delhi dans le majestueux temple Akshardham. Temple hindou à l'architecture grandiose, ce dernier constitue l'un des plus beaux monuments du pays. Le lieu est d'une propreté inégalable et regorge de jolies fontaines et de jardins impeccables. Petite particularité : il faut se mettre à nu pour le visiter. Explications.

Si cela peut sembler étrange à première vue, pénétrer dans le temple sans ses affaires personnelles permet d'en profiter pleinement. Interdiction d'entrer avec son téléphone, son appareil à photo ou son sac. Seuls les papiers d'identité et l'argent sont autorisés. Pas d'inquiétude, chaque sac est soigneusement rangé à l'entrée et on vous filme pour vous reconnaitre lorsque vous viendrez le chercher.

À l'intérieur du temple, la décoration est très chargée. Tout est doré, brillant et luxueux du sol au plafond. Étant donné que les photos sont interdites, il faudra aller à New Delhi pour découvrir ce lieu de culte fastueux. Ne manquez pas le Sahaj Anand Water Show, un spectacle époustouflant qui a lieu tous les soirs dans le complexe. Le show dure 25 minutes, moyennant 90 roupies par personne.

© Sean Hsu/Shutterstock Le temple Akshardham à New Delhi.

2. Le temple d'Or à Amritsar

Beaucoup plus au nord, à moins d'une heure de la frontière pakistanaise, le temple d'Or émerveille chacun de ses visiteurs. Le lieu de culte le plus sacré des Sikhs se situe à Amritsar dans la région du Pendjab. Le sikhisme est très répandu au nord de l'Inde et particulièrement dans cette région.

L'édifice est entièrement recouvert d'or et de marbre. Bien qu'il ait été détruit plus d'une fois, il demeure un haut lieu de pèlerinage et attire chaque année de nombreux fidèles. Le temple d'Or trône fièrement au centre d'un bassin sacré appelé Amrit Sarovar, c'est d'ailleurs ce dernier qui a donné son nom à la ville. Quatre entrées permettent d'accéder au temple.

Le complexe est gigantesque : bibliothèques, cantines, dortoirs. Le gîte et le couvert sont offerts gratuitement aux fidèles. Le lieu est animé 24h/24 et semble se révéler la nuit lorsqu'il est illuminé et brille de mille feux. Il faut impérativement enlever ses chaussures et se couvrir la tête pour pénétrer dans le temple. L'ambiance est très traditionnelle et la ferveur religieuse se ressent davantage qu'ailleurs.

© saiko3p/Shutterstock Le temple d'Or d'Amritsar dans le Pendjab.

3. Le temple de Mînâkshî à Madurai

Changement de décor radical : direction le sud du pays à plus de deux jours de train. Oui les distances se comptent en jours de train en Inde. Ce temple situé à Madurai est consacré à la déesse Mînâkshî, la femme de Shiva qui incarne l'amour et la fertilité. Véritable ville dans la ville, le temple est tellement grand qu'il semble impossible d'en voir tous les recoins.

Le complexe fait honneur à l'architecture dravidienne qui se caractérise par de très grands édifices. L'attrait principal du temple est les gopuras, d'immenses tours colorées et richement décorées pouvant atteindre cinquante mètres de hauteur. Le temple de Mînâkshî attire les pèlerins de tout le pays et est un lieu saint très fréquenté : jusqu'à 15 000 visiteurs par jour. Un chiffre qui peut doubler ou tripler pendant les périodes de fête.

© sharptoyou/Shutterstock Le temple de Mînâkshî à Madurai dans le Tamil Nadu.

4. Le temple Laxminarayan à New Delhi

Retour à New Delhi, à deux pas de la célèbre Connaught Place. Également appelé "Birla Mandir", ce temple rouge, blanc et jaune est dédié à la déesse Laxmi. Il a été inauguré par Gandhi, l'une des figures emblématiques de l'indépendance indienne, en 1939. Ce dernier à accepter de l'inaugurer à condition que les Indiens de toutes les castes puissent venir s'y recueillir.

Le temple s'étale sur trois hectares : lieux saints, jardins, fontaines, le décor change au gré de la visite. C'est l'un des plus grands temples de la capitale. Les idoles qui l'ornent sont l'œuvre de sculpteurs originaires de Varanasi, ville la plus sacrée de l'hindouisme. Le marbre qui les constitue vient quant à lui de Jaipur. Petit conseil : si vous n'aimez pas la foule ne venez pas pendant les fêtes. Les pics de fréquentation ont lieu pendant le Janmashtami en août et le Diwali en novembre.

© unununius photo/Shutterstock Le temple Laxminarayan à New Delhi.

5. Le temple de Virupaksha à Hampi

Il faut parcourir presque 2 000 kilomètres depuis New Delhi pour découvrir le temple de Virupaksha situé dans le sud du pays. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et dédié à Virupaksha, une forme de Shiva, ce temple est un haut lieu de pèlerinage. Moins coloré que les précédents, on ressent en revanche un héritage historique beaucoup plus important.

Ses origines remonteraient au 7ème siècle et la légende veut qu'il ait été continuellement en activité depuis sa construction. Méfiez-vous des nombreux singes qui, en quête de fruits frais et autres gourmandises, cherchent à se frayer un chemin jusqu'aux offrandes. À ne pas manquer : les fresques murales, l'éléphant du temple qui bénit les visiteurs pour dix roupies ainsi que la statue du Nandi à trois têtes, un taureau porteur de Shiva. L'entrée est évidemment gratuite mais il faut donner cinquante roupies pour entrer avec son appareil à photo.

© Nataliia Sokolovska/Shutterstock Le temple de Virupaksha à Hampi dans le Karnataka.

6. Le temple du Lotus à New Delhi

Voici l'édifice le plus étrange de cette sélection. Étrange de par son architecture inhabituelle et son blanc éclatant. Lorsque l'on évoque les temples indiens, personne ne s'attend à voir un édifice moderne en forme de lotus. Pourtant, c'est le défi architectural que s'est lancé Fariborz Sahba, un architecte irano-canadien. Le temple du Lotus, symbolisant l'amour, la paix et la pureté, a vu le jour en 1986.

Il a été construit pour la communauté bahá'íe, une croyance qui accueille toutes les religions. Peu importe votre nationalité ou votre foi, le temple est ouvert à tous. L'édifice orné de 27 pétales recouverts de marbre accueille chaque année quatre millions de visiteurs. Un lieu très calme, idéal pour s'offrir une parenthèse de tranquillité dans l'une des villes les plus bruyantes de la planète.

© saiko3p/Shutterstock Le temple du Lotus à New Delhi.

7. Les temples du village de Khajuraho

Retour au centre de l'Inde, dans la région du Madhya Pradesh. La ville de Khajuraho a été construite entre les 10ème et 11ème siècles sous la dynastie Chandelia. Cette ancienne cité est connue pour ses temples : 22 sont encore présents sur les 85 historiques. Haut lieu du jaïnisme et de l'hindouisme, les sculptures érotiques qui ornent les édifices sont pour le moins étonnantes. Les sculpteurs ont décrit les fantasmes sexuels de l'époque de façon très explicite sur les façades.

Les temples sont divisés en trois groupes : ouest, est et sud. Si au sud vous ne trouverez que deux temples, la concentration à l'ouest est quant à elle la plus importante avec notamment le temple Lakshmana dédié à Vishnou. À l'est il ne reste que trois temples hindous ainsi que trois temples jaïns.

© Waj/Shutterstock Un temple du village de Khajuraho dans le Madhya Pradesh.

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