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A Istanbul, on recycle ses déchets pour payer son ticket de métro
Publié le 31/10/2018 546 partages

EnvironnementTurquie

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Dans le métro d'Istanbul, les voyageurs font désormais face à des machines d'un nouveau genre. Grâce à elles, on peut créditer sa carte des transports en recyclant ses bouteilles et ses cannettes. Tant de volume égale tant de centimes. Une idée particulièrement innovante et qui pourrait bien s'étendre à une centaine d'automates, installée sur le réseau.

Des bouteilles en plastique pour payer son ticket de transport. L'idée est loin d'être absurde quand on sait que le plastique est aujourd'hui l'ennemi public n°1 de l'environnement. C'est dans le métro d'Istanbul, en Turquie, que l'on peut voir ces premiers « distributeurs » dans tout nouveau genre. Le genre eco friendly.

Alors, comment fonctionnent ces automates ? Rien de plus simple. La bouteille ou les canettes en métal font office de monnaie d'échange, une fois insérées dans la machine. Ainsi, une petite bouteille de 0,33 litres équivaut à 2 centimes de lire turque. Quant à une cannette de 0,5 litres, elle crédite la carte de 9 centimes de lire turque. En somme, pour un ticket plein tarif, 28 bouteilles sont nécessaires au voyageur.

Une belle initiative pour cette mégalopole de 15 millions d'habitants

Une belle initiative pour cette mégalopole de 15 millions d'habitants
©123rf

La mairie de la ville ne s'arrête pas là. Elle promet aux voyageurs les plus concernés des places gratuites pour divers événements et des réductions pour des billets en tout genre (théâtre, cinéma...). Objectif : inciter à l'usage de ces machines. En effet, la Turquie est le 3e pays européen producteur de déchets (67 millions de mètres cube), juste derrière l'Allemagne et la France. Pire encore, selon Expert Market, il s'agit du pays qui recycle le moins ses déchets de la zone Europe élargie.

Pour Elif Cengiz, responsable de Zero Waste, un programme de gestion des déchets, il faut éduquer la population au recyclage. « La plupart des ménages turcs ne recyclent pas automatiquement car ils ne sont pas conscients des avantages pour l'environnement, et d'autres sont simplement paresseux ». Pour l'instant, on compte 25 sites du réseau de la ville ayant pris part au projet mais à la fin de l'année, une centaine de distributeurs sera installée.