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En France, la chasse au courlis cendré, espèce en voie d'extinction, est de nouveau autorisée
Publié le 17/08/2019 529 partages

SociétéFrance

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Oiseau emblématique de la baie de Somme, le courlis cendré est une espèce menacée. Alors que sa chasse est interdite dans l'ensemble des pays européens, les autorités françaises viennent d'autoriser le 31 juillet dernier le prélèvement de cette espèce sous certaines conditions. Une décision qui provoque la colère des associations de défenses des animaux.

 

 
© Bernard Mackenzie/123rf

 

Publié le 31 juillet dernier dans le Journal officiel, l'arrêté fait l'effet d'une bombe chez les défenseurs de la cause animale. Rédigé par le Ministère de la Transition écologique, il autorise la chasse du courlis cendré à partir du samedi 3 août d'abord "sur le domaine public maritime des départements côtiers de la façade maritime de l'Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord" puis sur l'ensemble du territoire dès le 15 septembre et jusqu'au 30 juillet 2020.

Espèce menacée, le courlis cendré a vu sa population se réduire massivement ces dernières années. Un constat qui avait poussé le gouvernement à suspendre à deux reprises la chasse de l'espèce "Cette période fait suite à deux périodes de suspension de la chasse de l'espèce : de 2008 à 2013, de 2015 à 2018" précise le Ministère de la Transition Écologique.

Un quota de 6 000 courlis cendré

En mai dernier, une commission d'experts avait préconisé de ne pas autoriser la chasse de cette espèce classée en France comme "vulnérable". Une consultation publique avait permis de recueillir plus de 8 574 avis, majoritairement défavorables à la chasse du courlis cendré. Des recommandations visiblement ignorées par les autorités qui ont fixé à 6 000 le nombre maximum de courlis cendré pouvant être chassés. "C'est invraisemblable, révoltant, cet oiseau est en danger et il n'y a plus un seul pays européen qui le chasse", déplore à l'AFP Yves Verilhac, le directeur général de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Une décision prise selon lui pour "satisfaire le lobby des chasseurs".

Un second arrêté pris par le ministère prolonge la suspension de la chasse d'une autre espèce, la barge à queue noire, jusqu'au 30 juillet 2020.