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Des sites aborigènes historiques bientôt rasés en Australie ?
Publié le 25/06/2020

CultureAustralie

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Quelques semaines après la destruction de grottes habitées autrefois par les aborigènes, l'entreprise BHP envisage de raser une quarantaine de sites historiques en Australie-Occidentale.

Des sites aborigènes détruits pour agrandir les mines de fer

Des sites aborigènes détruits pour agrandir les mines de fer
© Marco Brivio /123RF

Uluru Ayesr Rock.

Ce jeudi 11 juin 2020, le gouvernement australien a autorisé l'entreprise BHP à agrandir une mine de fer en détruisant des sites aborigènes historiques. Le projet nommé South Flank fait polémique, alors que deux grottes historiques vieilles de 46 000 ans ont été détruites il y a quelques semaines par l'entreprise anglo-australienne Rio Tinto.
Principale ressource exportée de l'Australie, le fer provient du nord-ouest du pays, une région essentiellement habitée par les populations aborigènes. Aujourd'hui, ce sont plus de 40 sites qui sont menacés par les travaux envisagés pour le projet d'agrandissement des mines.
Cette polémique arrive dans un contexte tendu alors que de nombreux Australiens manifestent contre les inégalités raciales et notamment contre le traitement des peuples aborigènes. De nombreuses manifestations ont eu lieu en début de semaine pour dénoncer les destructions des sites, tandis que les représentants de la communauté aborigène se sont dits " profondément troublés et attristés ".

Un patrimoine historique en danger

En 2015, un accord avait été conclu avec le peuple Banjima concernant l'exploitation de leurs terres et la préservation des 72 sites de grande importance culturelle. Cependant, les lois actuelles ne permettent pas aux populations aborigènes de contester le processus d'approbation des autorités australiennes. Face aux accusations, l'entreprise BHP a finalement annoncé le 11 juin qu'elle ne comptait pas détruire de sites historiques sans avoir consulté le peuple Banjima et sans effectuer au préalable une expertise scientifique.