En Australie, la physalie pique des milliers de baigneurs
Publié le 12/01/2019 1474 partages

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La physalie, souvent comparée à une méduse, a l'allure d'un plancton. Elle envahit la côte Est de l'Australie. C'est plus de 3 500 personnes qui ont été piquées les 5 et 6 janvier derniers dans l'État australien du Queensland. Malheureusement pour ses victimes, son venin est plus violent que celui de son amie, la méduse.

 

 
© povalec/123RF

On l'appelle la physalie. De loin, elle ressemble à un ballon de baudruche aux reflets roses et bleus. Son flotteur, rempli d'air, permet de la maintenir à la surface. Ses tentacules mesurent jusqu'à 40 mètres de long, mais elle reste peu visible pour les baigneurs .

Cet animal peut intriguer mais elle est pourtant dangereuse et affole les baigneurs australiens. Sa piqûre et son venin paralysants sont plus violents que ceux de la plupart des méduses.

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Un monde magique entre ciel et mer. Matty Smith, un photographe américain a récemment photographié sur les côtes Australiennes ce que l'on appelle des "Bluebottle Cnidarian" ou plus simplement Physalie ou Vessie de mer. La Physalie est composée d'eau à hauteur de 90 %. Le flotteur, un pneumatophore, est une sorte de ballon ovale translucide et quasi symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l'arc-en-ciel avec une tendance vers le pourpre, le vert, le bleu et le violet. Ce pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il est rempli d'air mais peut contenir une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu'à 13 %). Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé permettant ainsi à la Physalie de plonger brièvement. Sous les flotteurs partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres). Extrêmement urticants, leur brûlure est plus intense que celle de l'ortie et peut provoquer un état de choc chez ceux qui en sont victimes dans l'eau. #bluebottle #physalie #cnidarian #meduse #blue #ocean #sea #water #jellyfish #transparent #amazing #crazy #nature #naturelovers #photo #photography #picoftheday #instadaily #instagood #observe

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Un poison brûlant

Son poison peut conduire à des pertes de connaissance, des gênes respiratoires, des douleurs abdominales ou encore des vomissements. Ce type de plancton est présent sur les plages de l'est de l'Australie. Elle a piqué plus de 3500 personnes les 5 et 6 janvier derniers. Un bilan alarmant et massif.

Les victimes de physalies ressentent une forte douleur, supérieure à 7 sur une échelle de 10. La peau réagit par des rougeurs épaisses et des lésions blanchâtres. À ce moment là, c'est l'inflammation, suivie d'une sensation de brûlure pouvant durer jusqu'à deux heures.

Que faire en cas de piqûre ? Il faut d'abord éviter un maximum l'utilisation des mains pour décrocher l'animal. Pour décoller ses filaments, il est possible d'utiliser du sable sec. Ensuite, il est important de bien rincer la blessure avec de l'eau tiède.

Un bilan inquiétant

Chaque année c'est environ 10 000 cas qui sont recensés sur la côte est du pays. Les cris de douleur sont fréquents, durant l'été austral. Mais d'où peut provenir ce phénomène ? Selon les autorités, les physalies seraient poussées vers les plages à cause des vents violents du nord-est.

D'ailleurs, avec leur forte présence, quatre plages ont dû être fermées par les autorités pour garantir la sécurité.

Déjà vu malgré sa transparence ?

La physalie aurait été aussi aperçue en France ou encore au Maroc. En 2011, au moins un millier de personnes auraient été victimes de l'animal sur la côte aquitaines. Mais aucune étude sur le sujet n'a permis de comprendre comment ces animaux étranges, de l'Atlantique tropicale, arrivaient massivement sur la côte basque. Aujourd'hui, c'est encore un mystère.

 

Il faut faire attention à cette espèce, même quand elle est morte et échouée, elle reste dangereuse. En cas de découverte sur la plage, il est important de la signaler aux sauveteurs.