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Des alpinistes suisses expulsés après avoir atterri à 4 450 mètres du Mont-Blanc
Publié le 24/06/2019

SécuritéFrance

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Il y a quelques jours, deux alpinistes suisses ont eu la merveilleuse idée de poser leur avion à 4 450 mètres d'altitude près du Mont-Blanc. Alors que ceux-ci se dirigeaient vers son sommet, ces derniers ont été arrêtés pendant leur course. Leur acte quant à lui, a été considéré comme une " provocation " par le maire.

 

 
© Roberto Caucino/123RF

Frayeur mais aussi agacement le mardi 18 juin 2019. Des gendarmes ont aperçu des alpinistes insouciants atterrir à 4 450 mètres d'altitude sur la face Est du Mont-Blanc, dans une zone où l'accès par avion était interdit. Aussitôt arrivés, les deux individus ont aussitôt du repartir. Alors qu'ils grimpaient en direction du sommet de la montagne, ceux-ci ont été interpellés par les militaires qui leur ont demandé de faire marcher arrière et de s'envoler sur le champ.

Outrées par de tels actes, les autorités judiciaires, encore interloquées par cet incident, n'ont pas manqué de relever la dangerosité des faits ni le manque de respect de la part des Suisses : «nous réfléchissons à la dénomination qui se rapporte à ce genre d'infraction» rapportent-elles. Est-ce de la négligence ? De la malveillance ? De toute évidence, ce comportement « constitue une atteinte inexorable à l'environnement de haute montagne et à toutes les mesures de protection existantes ». Le maire de Chamonix Mont-Blanc n'hésite d'ailleurs pas à dire qu'il s'agit d'une véritable « provocation ».

Avec ses 4809 mètres d'altitude, le Mont-Blanc a de quoi attirer de nombreux touristes, très curieux à l'idée de le visiter. Mais ces alpinistes amateurs, trop souvent inexpérimentés, ne voient pas les dangers qu'ils courent lorsqu'ils envisagent cette ascension réservée aux plus aguerris. Et en plus de ne pas respecter les conditions de sécurité, ces personnes ne sont pas non plus très portées sur le respect de l'environnement. Pour le maire, cet événement doit indubitablement servir d'exemples aux futurs grimpeurs du Mont-Blanc qui feraient abstraction des consignes. C'est pourquoi, les autorités ont décidé que toute personne entreprenant un tel périple, via la voie dite « normale », devait être titulaire d'un réservation en bonne et due forme dans l'un des trois refuges officiels du parcours. Que cela serve de leçon !