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On a testé pour vous : une promenade nocturne dans le Quartier Rouge d'Amsterdam
Publié le 01/09/2018 , Modifié le 10/09/2018

SociétéPays-Bas

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De passage à Amsterdam, faire un tour à la nuit tombée dans le Quartier Rouge est une des activités incontournables. La réputation de cette zone du centre historique de la ville n'est plus à faire. Néons rouges, portes vitrées, sous-vêtements aguichants... on parle bien sûr du quartier de la prostitution !

Le soleil se couche, le ciel s'assombrit, les réverbères de la ville s'allument... Mais nous, c'est une toute autre lumière qui nous intéresse : les lumières rouges du quartier De Wallen. Entre chien et loup, le centre d'Amsterdam change de visage et l'ambiance devient soudainement plus affriolante.

De Wallen, plus communément appelé le Quartier Rouge d'Amsterdam, n'est autre que le secteur le plus chaud de la ville ; celui où on peut simplement assouvir sa curiosité, ou complètement succomber à la luxure. On ne tournera pas plus longtemps autour du pot, c'est le quartier des prostituées.

 

 
©Erik Lattwein/123RF

Il faut savoir que la prostitution au Pays-Bas est légale dans certaines zones géographiques. On retrouve des quartiers rouges dans d'autres villes du pays, à l'instar d'Alkmaar. Cette légalisation vise à mieux contrôler la profession et permet aux travailleuses du sexe d'avoir des conditions de travail descentes : hygiène, sécurité, plages horaires, protection maladie, âge légal, salaire, impôts... rien n'est laissé au hasard. Le but étant d'éradiquer toute la criminalité qu'engendre initialement le plus vieux métier du monde.

Retournons à Amsterdam. C'est donc le long des canaux classés au patrimoine mondial de l'Unesco, qu'une danse se met en place, celle des allées et venues des touristes devant les vitrines. Pour les trouver, rien de bien compliqué ; le long de OZ Voorburgwal et de OZ Achterburgwal et dans les rues perpendiculaires à ces deux canaux, telle la lumière au bout du tunnel, des halos lumineux rouges vous guideront.

Qui sont les femmes derrière les vitrines ?

Qui sont les femmes derrière les vitrines ?
© Josep Curto /123rf

Brunes, blondes, jeunes ou plus expérimentées, en (très) petite tenue, ou déguisées de manière (très) sexy, elles attendent sur une chaise ou un tabouret de bar. Immobiles ou ondulant lentement dans une cabine dotée d'une baie vitrée donnant sur la rue, le côté femme-objet dans une boite peut être déconcertant. On aperçoit derrière elles un lit, des serviettes jetables, des draps, un lavabo, certaines ont même la radio. Le système est simple : si le rideau est ouvert et qu'une femme plus ou moins vêtue est derrière la vitrine, c'est qu'elle est libre. Mais si le rideau en velours rouge est complètement tiré, c'est qu'elle n'est pas disponible.

Chaque fille a sa technique. Si certaines attendent que les clients viennent à elles, d'autres interpellent les passants ou répondent chaleureusement aux insinuations plus ou moins subtiles des piétons. Pour attirer l'attention, il arrive qu'elles toquent à la vitre, mais c'est plus souvent l'intéressé qui fait le premier pas.

 

 
© Erik Lattwein/123RF

Chacun se rend au Quartier Rouge avec ses intentions : curiosité, divertissement, ou plus encore... On ne va pas vous le cacher, nous étions là par simple curiosité. Et contrairement à ce que l'on pourrait s'imaginer, l'ambiance dans les rues est loin d'être glauque puisque la grande majorité des badauds sont des touristes. On croise aussi bien des couples qui se tiennent amoureusement la main, des groupes d'ami(e)s curieux, que des hordes de touristes venus en bus, appareil photo sous le bras, prêts à mitrailler. Attention cependant, par respect pour les travailleuses, il est interdit de prendre en photo les vitrines. Essayez donc de prendre une femme en photo et elle sera soudainement moins chaleureuse avec vous. Cette règle est très stricte et aucun écart n'est toléré.

Même si on ne croise que peu de personne en quête d'aventure, il n'est pas rare d'entendre un homme demander des renseignements « Do you accept credit card ? » (et oui, sachez que certaines acceptent la carte de crédit), de voir une femme saluer son client avant de le raccompagner vers la sortie, ou tout simplement de voir un rideau se tirer afin d'avoir plus intimité. C'est assez étrange, mais après tout, il fallait si attendre, on connait tous la raison de leur présence ici. On continue notre chemin dans les petites ruelles sombres en suivant les lumières rouges, avec une légère odeur de cannabis qui provient des coffee shops à proximité. En effet, la consommation de drogue est aussi légale à Amsterdam.

Le spectacle continue le long du canal

Le spectacle continue le long du canal
© Erik Lattwein /123rf

De retour sur le canal principal, les maisons closes sont plus imposantes, parfois sur plusieurs étages et en sous sol. Elles sont souvent voisines avec des sexshops, allant du simple magasin d'accessoires plutôt soft, aux enseignes spécialisées dans le SM et le bondage. Il n'y a pas à dire, on reste dans le thème. Le Moulin Rouge (qui n'a rien à voir avec la mythique salle parisienne) et le Casa Rosso Erotic Theatre ont pignon sur rue. Ces deux établissements emblématiques proposent des numéros très osés qui attirent les touristes les plus aventureux. Le ton est donné, devant la devanture on peut lire une affiche "Sex Live Show", illustrée avec des photos plus qu'explicites.

Cette promenade se termine au sud du canal, où le contraste avec le trottoir d'en face est saisissant. Il suffit de traverser la rue pour retrouver le calme. Plus de maison close, plus de néon rouge, plus de brouhaha. Juste le canal, les ponts, les vélos, et les pots de fleurs accrochés aux barrières... soit la carte postale parfaite d'Amsterdam de nuit.

 

 
© phototraveller /123rf

Devenu une véritable attraction touristique majeure à Amsterdam, le Quartier Rouge est chaque soir assailli par les touristes et la circulation devient vite compliquée pour les piétons.

Depuis déjà quelques années, la ville se bat pour désengorger le centre et pour réguler le tourisme. Le Quartier Rouge n'échappe pas à cette décision. Dans un communiqué publié par la municipalité on peut lire : « Amsterdam va prendre de nouvelles mesures pour réduire la pression sur le centre-ville et améliorer l'accès au Wallen ».

Le but de cette démarche est de trouver un juste équilibre entre la présence des touristes et la vie quotidienne des locaux, mise à mal depuis quelques années.