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De nouveaux concurrents à venir pour la SNCF, après 42 ans de monopole
Publié le 05/02/2020

SociétéFrance

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La SNCF ne sera plus l'unique entreprise du réseau ferroviaire français, elle aura dès 2023 de nouveaux concurrents à ses côtés. Les régions qui le souhaitent vont pouvoir choisir une autre compagnie pour les lignes à grande vitesse, et les trajets subventionnés des trains régionaux ou des intercités.

 

 
© franck camhi-vision/123RF

Depuis le mardi 3 décembre 2019, pour les liaisons ferroviaires, les régions peuvent choisir de continuer pendant quatre ans de traiter directement avec la SNCF, ou de lancer des appels d'offres pour des lignes TER. Mais à partir de décembre 2023, la mise en concurrence deviendra obligatoire à l'expiration des contrats. Après 42 ans de monopole sur le transport ferroviaire des passagers français, la SNCF aura bientôt de nouveaux concurrents. Elle devra partager ses créneaux de circulation.

Pour concurrencer le SNCF, il faut être prêt dans tous les sens du terme. En effet, l'éventuel concurrent devra commander des créneaux de circulation, trouver du matériel homologué pour circuler en France, recruter des conducteurs, s'occuper du marketing et de la vente de billets, etc. Des démarches qui prennent plusieurs années de mise en place.

« Un monopole public peut se permettre de ne pas faire le service minimum ni la qualité de service demandée, car il sait que le client ne pourra pas aller chercher le service ailleurs et que l'actionnaire Etat renflouera de toute façon les caisses » a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Elle souhaiterait accélérer cette mise en concurrence des transports.

Une concurrence bénéfique pour les voyageurs

L'arrivée de concurrents signifie aussi l'arrivée de nouvelles offres, de nouveaux services. Les prix, quant à eux, devraient nettement diminuer. Le choix sera plus large pour les usagers, qui auront désormais différentes options en cas problème. Ce système est déjà opérationnel dans plusieurs pays d'Europe, et cela fonctionne très bien.

« En Allemagne, le marché est ouvert depuis 1995 et le bilan, c'est plus de trains et de services, le prix du kilomètre train produit outre-Rhin est moitié moins cher qu'en France » assure Michel Quidort, en charge des questions européennes à la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT).

Les grèves, notamment celle du 5 décembre dernier, ont probablement eu un impact sur cette décision de concurrencer la SNCF. Cette entreprise ne sera plus seule sur le marché, et devra revoir ses exigences, au risque de perdre son statut.